samedi 22 juillet 2017

La Tao est la Mère de l’univers

« La voie qui peut être exprimée par la parole n'est pas la Voie éternelle; le nom qui peut être nommé n'est pas le Nom éternel.
L'essence de Tao est vide et incorporelle. Tao est sans nom et à l'origine du ciel et de la terre. Quand elle a commencé à se diviser pour engendrer les être, elle a eu un nom, elle est la Mère de toutes choses. C'est pourquoi, lorsqu'on est constamment exempt de passions, on voit son essence spirituelle, le plus subtil de Tao. » (1)



« Ce qui est incomplet devient entier.
Ce qui est courbé devient droit.
Ce qui est creux devient plein.
Ce qui est usé devient neuf.
Avec peu (de désirs) on acquiert le Tao ; avec beaucoup (de désirs) on s'égare.
De là vient que le Saint conserve l'Unité (Tao), et il est le modèle du monde. Il ne se met pas en lumière, c'est pourquoi il brille.
Il ne s'approuve point, c'est pourquoi il jette de l'éclat.
Il ne se vante point, c'est pourquoi il a du mérite.
Il ne se glorifie point, c'est pourquoi il est le supérieur des autres.
Il ne lutte point, c'est pourquoi il n'y a personne dans l'empire qui puisse lutter contre lui.
L'axiome des anciens : Ce qui est incomplet devient entier, était-ce une expression vide de sens?
Quand l'homme est devenu véritablement parfait, (le monde) vient se soumettre à lui. » (22)

« Il est un être indéfinissable qui existait avant le ciel et la terre.
Il est vide et incorporel.
Tao se teint seule au delà de tous les êtres et n'a jamais changé.
Elle circule partout. Le soleil ne la brûle pas, elle ne moisit pas, elle traverse tous les corps et ne s'expose à aucun danger.
Elle se répand au centre du ciel et de la terre, au sein de tous les êtres. Elles est la source de toutes les naissances, la racine de toutes transformations, elle peut être considérée comme la mère de l'univers.
Ne voyant ni son corps ni sa nature, je ne sais quel nom lui donner.
Pour lui donner un titre, je l'appelle Voie (Tao).
En m'efforçant de lui faire un nom, je l'appelle grande, rien n'est au dessus d'elle.
De grande, je l'appelle fugace, elle vous échappe et ne reste pas en un seul lieu.
De fugace, je rappelle éloignée, plus on la cherche plus elle paraît éloigné, elle n'a aucune limite.
D'éloignée, je l'appelle celle qui revient, il suffit de la chercher dans le cœur de l'homme.
C'est pourquoi Tao est grande, le ciel est grand, la terre est grande, le roi aussi est grand.
Dans le monde, il y a quatre grandes choses, et le roi en est une.
L'homme imite la terre ; la terre imite le ciel ; le ciel imite Tao.
Pour suivre sa nature, Tao reste ce qu'elle est, elle est son propre fondement, sa propre racine. » (25)

« Si j'étais doué de quelque prudence, je marcherais dans la grande Tao.
La seule chose que je craigne, c'est d'agir.
La grande Voie est très unie, mais le peuple aime les sentiers...»(53)

Ho-chang-kong, le plus ancien commentateur de Lao-tseu ou Laozi, explique que "tous les êtres naissent en Tao". La Tao ou la Voie est aussi comparée à une porte par laquelle tous les êtres passent pour arriver à la vie éternelle. Pour Laozi, Tao a deux sens. Soit c’est la Tao, l’être éternel et féminin, l’univers en soi, l'absolu. Ou bien c’est le chemin menant à cet absolu. Ce chemin est une progression qui se fait en approfondissant l’état de conscience sans pensée et sans désir. Sa réussite dépend de la connaissance que le chercheur a de la Tao par la méditation. 
Le philosophe Lao-Tzeu a créé "Tao-te-king", une œuvre littéraire assez sobre mais très influente dans la civilisation chinoise, dès le IV siècle avant JC. Elle est si riche en images que bon nombre de ses phrases sont devenus des proverbes. Elle peut être lue au premier ou au deuxième degré, ce qui permet à de nombreux courants philosophiques de se référer à son influence. C'est pourquoi quelques citations semblent être attribuées à tord à Laozi.
Une bonne traduction: Le livre de la Voie et de la Vertu, traduit en français par Stanislas JULIEN (1797-1873) Imprimerie Royale, Paris, 1842.Le texte ici présent inclue les commentaires liées aux idéogrammes chinois.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 21 juillet 2017

Les enfants de Radha

« Les incarnations de Radha montrent comment les idées humaines ont progressivement évolué. Il est évident que la vie de Radha, en matière de promotion sociale et selon l'échelle de la pensée dogmatique de la société, se situait un cran au-dessus de celle de Sita.
Elle ne s’est pas mariée au Seigneur Krishna d’une façon formelle sur le plan humain (laukik). Leur mariage était divin (alaukik) et Brahmadeva l'a célébré spirituellement et collectivement, en présence de nombreuses personnes. Antérieurement, en tant que Sita, Elle avait été officiellement mariée à Rama lors d'une cérémonie reconnue par la société. Pourtant cela ne l’a pas empêchée d’être condamnée par cette même société. L'amour et l'adoration de Krishna ont apporté à Radha la gloire hors mariage, alors que Sita n’a pas reçu cette reconnaissance publique, malgré son statut d'épouse légitime de Rama.
La princesse Sita a épousé le roi Rama d'une manière très traditionnelle. Quand Rama est parti en exil, le rakshasa Ravana, Satan déguisé en ascète, est apparu devant Sita et L'a enlevée pour l’emmener dans la capitale de son royaume de Lanka. Rama a mené une guerre pour délivrer sa femme séquestrée au sein du royaume insulaire de Ravana. Il a vaincu son ennemi et ramené Sita dans leur royaume d’Ayodha. Même si elle était la plus pure des pures et la plus sainte des saintes, les citoyens d’Ayodhya – la capitale du royaume de Rama – l’ont traitée avec suspicion. Ils n’ont pas voulu l'accepter en tant que reine, et l’ont blâmée pour avoir été enlevée de force par Ravana. Ces citoyens soupçonneux ont mis en doute sa chasteté et ont commis un péché collectif en la rejetant. Alors qu’elle était enceinte, Rama a été contraint de l'abandonner. Sita a vécu avec le Saint Valmiki dans les jungles de l'État du Bihar. Là, elle a donné naissance à des jumeaux, Lav et Kush, des personnalités totalement humaines mais avec un très grand héritage spirituel acquis lors de vies précédentes. Sita leur a enseigné comment vivre en accord avec le Divin.
Plus tard, ils se sont réincarnés dans l'État du Bihar, l’un en tant que Gautama, plus connu sous le nom de Bouddha, et l’autre en tant que Mahavira, guide spirituel de l’importante religion Jaïn. Cela s'est passé 500 ans avant la naissance du Christ. Ils ont atteint une véritable culmination intérieure lors de ces naissances. Ils ont prêché la doctrine de la non-violence (ahimsa) qui s’est développée plus tard en une forme extrême de végétarisme.
Ils se sont incarnés dans la caste des guerriers (Kshatriya) plutôt que dans celle, fanatique, des brahmanes, afin de rester à distance des abstinences extrêmes de ce végétarisme et de conserver un meilleur équilibre. Pourtant, leurs disciples ont conduit leur enseignement à un niveau extrême d’abstinence et de végétarisme. Ils ont confondu l'ascèse intérieure (sanyasa) avec une organisation institutionnalisée de l'ascétisme, et la non-violence avec le végétarisme.
Plus tard, Krishna a été sévèrement critiqué par les soi-disant partisans végétariens de Bouddha et de Mahavira.
Ils sont nés ensuite en Arabie, sous la forme de Hassan et Hussein, les deux fils de Fatima, la fille du Prophète Mohammed. Ils ont été assassinés dans une guerre très violente à Karbala. Leur mort a le sens d'un grand sacrifice au nom de la religion. Elle montre la façon dont les gens de nature extrême versent dans le fanatisme et comment ils tuent, dans leur aveuglement, l'essence même de la religion faite chair: l’Incarnation. Cette prise de conscience a terriblement secoué l’ensemble des êtres religieux du pays, et il s'en est suivi un phénomène de repentance collective. C’est ainsi que les gens ont été amenés à comprendre qu'une âme Réalisée ne peut ressentir aucun attachement à la guerre. La violence et la non-violence sont des attributs du mental, mais la conscience est au-delà de ces deux extrêmes. Pour défendre la vertu, il faut faire la guerre. Mais quand on devient le témoin des choses, on ne voit que le jeu de la guerre, sans lui accorder de crédit ou de discrédit, et sans être perturbé par l'agression qu'elle constitue. »
Shri Mataji Nirmala Devi, chapitre 2 sur les incarnations divines, Le Livre de l'Adi Shakti, écrit entre 1975 et 1977 (?), publié en anglais le 09/2013

Radha est l’incarnation de Mahalakshmi. Ses autres manifestations citées dans le livre sont Sita, Kuan Yin, Marie, Fatima.
Radha n’était pas mariée à Krishna. Elle était sans doute plus âgée que Lui. Leur amour était platonique et innocent car ils jouaient ensemble étant enfants. Au niveau spirituel, Radha était la shakti incarnée de Krishna, mais dans le monde, elle était mariée à Abhimanyu. De même, Krishna a d'abord épousé Rukmini.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

lundi 17 juillet 2017

Traitements sahaj, première partie



Traitements sahaj, première partie, publié par dictionnaire sahaja yoga

jeudi 13 juillet 2017

Shri Krishna ou la diplomatie divine

« Krishna a été la huitième forme de l’Adi Vishnou à l’ère de Dwapara Yuga. Là encore, l’Adi Shakti a pris trois formes. Celle de Mahakali, qui a vécu très peu de temps en tant que Vishnumaya, la sœur nouvellement née de Krishna. Elle était en fait la fille de Yeshoda, la mère adoptive de Shri Krishna, et a été tuée par le démon Kamsa. Elle s’est réincarnée plus tard en tant que Draupadi, la femme des Pandavas.
Yeshoda était elle-même une Incarnation de Mahasarasvati.
Mahalakshmi s'est incarnée en Radha et en Rukmini. "Ra" signifie la puissance ou l'énergie; "dha" signifie la subsistance, donc Radha signifie "celle qui soutient le pouvoir". En tant que Rukmini, elle est devenue la reine du Seigneur Krishna, roi de Dwaraka.
Krishna, la plus importante expression de Dieu le Père, s’est incarné pour ouvrir un nouvel horizon à la compréhension humaine sur ce qu’est la Puissance de l'amour divin: Dieu, en tant que témoin, observe le jeu de sa Puissance. Avec l'Incarnation de Krishna, l'imagination humaine allait devenir consciente des pouvoirs de Dieu Tout-puissant en tant que témoin. Le Grand Être primordial (le Virata) s’exprimait en fait à travers Krishna, et son avènement a permis aux poètes et aux philosophes d’aborder le royaume intuitif des perceptions métaphysiques.

Il a employé la méthode de la diplomatie divine, en tant que roi et diplomate, pour expliquer aux gens la vraie nature de la réalité. La beauté de la diplomatie divine se trouve dans l'amélioration spirituelle des personnes; son essence, c’est de guider les ignorants et les déraisonnables vers le chemin de la droiture et de la religion, d’une façon diplomatique, par la manipulation habile ou le leurre. En bref, ces personnes-là devaient être amenées sur les rives de l'Amour divin de gré ou de force.
Krishna a passé sa vie avec les gens du peuple, et donc son Incarnation a donné lieu à un mouvement spirituel populaire. Il est apparu à Arjuna sous la forme du Virata, et pour la première fois, des yeux humains ont pu entrevoir l’Être Primordial. Jadis, on disait qu’il fallait dire une vérité (satyam) agréable à entendre (priyam). Souvent cependant, dire la vérité peut blesser les sentiments d'autrui. Cette déclaration contradictoire a ensuite été contestée par de nombreux intellectuels. Krishna a indiqué que si l'objet de l'amélioration de l'Esprit (hita) se trouvait quelque part entre dire la vérité et être agréable ou sympathique, alors il était approprié de dire la vérité avec délicatesse. Il voulait dire par là que si la vérité est dite dans le but d’améliorer ou d'élever l'Esprit, elle devient finalement agréable à entendre pour l'Esprit. Étant enfants, Radha et Krishna jouaient au jeu de Rasa (Ra + Sa, qui signifie avec énergie).
Rasa est le jeu qui manifeste une identification avec la Puissance de Dieu. C'était le jeu de Sahaja Yoga, de la circulation divine des vibrations. Tous les camarades de Krishna étaient innocents, ils étaient de simples vachères et vachers, Gopis et Gopas. Ils ne savaient pas qu'Il essayait de manifester le fonctionnement de Sahaja Yoga (la croissance spontanée du Soi) par le jeu -lila- de Rasa. C'était un jeu très simple comparable aux rondes enfantines.
Lorsque Radha remplissait sa cruche à la rivière Yamuna, Elle faisait passer automatiquement les vibrations de Pranava dans l’eau, car Elle était l’Adi Shakti et qu’Elle portait son pichet sur la tête. Quand Krishna brisait les cruches, l'eau vibrée se répandait alors sur le sol de Brindavan, là où tous deux vivaient, et imprégnait la terre de vibrations. De même, quand Radha mettait ses pieds dans la rivière Yamuna, les eaux se chargeaient de vibrations. Puis, quand les Gopis et leurs maris, les gens simples de Brindavan, portaient l'eau de la rivière dans des cruches en terre cuite, Krishna les brisait et l'eau vibrée s’écoulait de leurs têtes le long de leur colonne vertébrale. Cela éveillait leur Kundalini qui s’élevait, et ils recevaient leur Réalisation du Soi par l'éveil spontané de Sahaja Yoga. C'était un baptême sportif et espiègle, mais tous les tours ou les desseins de Krishna n’aboutissaient pas complètement ni immédiatement à la manifestation totale de Sahaja Yoga. Il ne pouvait que semer la graine de Sahaja Yoga, comme son nom l’indique: Krishi – celui qui sème.
Les Gopis et les Gopas ont bien reçu l’éveil de leur Kundalini, ce qui a été une grande réussite. Cet éveil a illuminé la nature limitée des êtres humains, a éclairé et a élargi leur conscience, mais ils ne pouvaient toujours pas réaliser de percée dans l'infini. Il restait à le faire plus tard, après l’époque de Krishna. Malgré l’éveil, leur Kundalini a eu besoin de nombreuses années d'efforts et de l’expérience de plusieurs vies, pour devenir réceptive à Sahaja Yoga. »
Shri Mataji Nirmala Devi, chapitre 2 sur les incarnations divines, Le Livre de l'Adi Shakti, écrit entre 1975 et 1977 (?), publié en anglais le 09/2013

vendredi 7 juillet 2017

Donner la Réalisation: une technique des vrais gourous

« Si le mot tantra signifie technique pour manœuvrer le mécanisme, et si celui de yantra signifie le mécanisme lui-même, alors le tantrisme devrait vraiment désigner le Yoga de la Kundalini. La Kundalini est le mécanisme qui permet l'union de l'attention humaine avec Dieu. Elle est éveillée et élevée par un acte spontané (Sahaj).
La Kundalini, analogue à la gemmule (Ankura) d'une graine, est la conscience résiduelle. Elle se trouve dans l’os du sacrum. La germination ne se produit que si la graine est prête à germer. Or, seul un véritable gourou (Satgourou) ou un Sahaja Yogi peut éveiller la Kundalini de son état latent ; un Yogi est quelqu'un dont l’âme est illuminée ou Réalisée, un Sahaja Yogi est un Yogi qui connaît l'art d'éveiller la Kundalini. Comme un jardinier qui arrose ses plantes pour en stimuler la germination et la croissance, le Satgourou ou Sahaja Yogi déverse simplement sur le chercheur (Sadhaka) une pluie de vibrations venant de sa personnalité divine.
Chaque être humain possède une Kundalini individuelle. Elle est sa mère, et lui, son unique enfant. Comme la Kundalini est un aspect de l'Amour divin Omniprésent, seul un Satgourou ou une âme Réalisée autorisée par Dieu peut mouvoir la Kundalini. Pour le faire, il faut une personnalité vertueuse et divine car la Kundalini connaît et comprend d'instinct la qualité spirituelle d’une personne. Seul quelqu’un de ce calibre connaît en détail la Kundalini de chacun. Il peut tout de suite identifier les blocages sur le chemin de la Kundalini, et de ses doigts, L’élever et donner la Réalisation du Soi. Il faut bien comprendre qu’une telle personne doit être un modèle de vertu et les soi-disant tantriques en sont tout le contraire.
Quand un Satgourou ou un Sahaja Yogi éveille la Kundalini, cela ne déclenche aucune manifestation physique chez le chercheur, pas de gesticulations ni de sensations douloureuses. Il est possible de voir à l'œil nu la Kundalini s’élever dans la moelle épinière du chercheur, au moment où cela se produit. Quand elle s’arrête sur l'un des centres subtils, la pulsation de la Kundalini est clairement visible au sacrum, là où elle réside. Quand elle s’élève et traverse tous les chakras, elle perce la fontanelle (Brahmarandra) au sommet de la tête, et établit l'union avec la Puissance omniprésente de l'amour divin. Celui qui a la capacité de donner ce genre de seconde naissance est un véritable tantrique, car il peut manier le mécanisme (Yantra), la Kundalini, grâce à sa technique (Tantra) d’amour divin, pur et chaste...

Des sept centres subtils, celui situé le plus bas est le chakra du Mooladhara. Ganesha, symbole de l'innocence, est la Divinité qui y préside. En tant que dernier chakra, il est placé face à la Kundalini mais beaucoup plus bas, dans la glande de la prostate. Ce centre important est situé hors de la moelle épinière, et contrôle les quatre sous-plexus du plexus pelvien. Ce plexus, à son tour, contrôle le sexe chez l'homme. Depuis le chakra du Mooladhara, Ganesha protège le protocole de sa Mère Kundalini. Il est important de noter qu'il n'y a pas d'entrée vers la Kundalini par le sexe, puisqu’elle est placée bien plus haut que Ganesha, dans l'os triangulaire appelé Mooladhara. Donc, l’éveil de la Kundalini et le sexe n'ont rien à voir l’un avec l'autre.
Lorsque quelqu'un tente un acte impur en voulant éveiller la Kundalini par l’activité sexuelle, Ganesha se met en colère et déverse son courroux sous forme de chaleur corporelle. En fait, sa colère excite le système nerveux sympathique droit ou gauche ou les deux ensemble. Ces deux systèmes se trouvent en dehors de la moelle épinière et sont les expressions physiques des canaux Ida et Pingala du corps subtil, qui eux fonctionnent à l'intérieur de la moelle épinière. Comme le système nerveux sympathique est connecté au chakra du Mooladhara à la fois sur la gauche et sur la droite, le système entier s’agite et manifeste de l'hyperactivité lorsque Ganesha se met en colère.
Le système nerveux parasympathique est l'expression physique du canal subtil central, Sushumna Nadi, et ne peut être activé par les efforts du chercheur. Chaque fois qu'il fait un effort, son attention se déplace immédiatement vers le système nerveux sympathique, jamais vers le parasympathique. La colère de Ganesha contre de telles personnes, excitées à mauvais escient, entraîne certains d'entre eux à entrer en transe, à se mettre à sauter et à crier de façon incontrôlable, ou à ressentir une chaleur énorme.... Ces choses ne se produisent que si des novices ou des personnes non autorisées tentent d'éveiller la Kundalini. Ce sont des manifestations de la colère de Ganesha et non celles d’un véritable éveil de la Kundalini.
En tant que mère du chercheur, la Kundalini a attendu patiemment, durant toutes ses vies, le moment du salut spontané de son enfant. En fait, la Kundalini ne torturerait jamais son unique enfant, et ne s’élèvera pas tant qu’il n’aura pas rencontré un Satgourou ou un vrai Yogi. Seules ces personnes sont autorisées à l’éveiller, car elles sont les instruments choisis par Dieu, et elles peuvent vraiment bénir le chercheur par la présence de la grâce ou un acte de grâce (Shaktipat). La Kundalini monte alors spontanément par le canal subtil central, Sushumna Nadi, dans la moelle épinière, et produit ainsi la Réalisation du Soi.
Durant mon travail avec Sahaja Yoga, en Inde et en Occident, des centaines de milliers de personnes ont ressenti la montée de la Kundalini, et sont parvenues sans effort à la Réalisation du Soi. Jusqu'à présent, pas un seul cas d’incident ou de l'un des symptômes douloureux décrits ci-dessus n’a été rapporté. Au contraire, l’élévation de la Kundalini a guéri des milliers de patients atteints de maladies incurables ....
Après la Réalisation du Soi, les gens font l'expérience de la conscience sans pensée (nirvichara samadhi), où ils ressentent les vibrations fraîches et apaisantes de l'Amour divin (Chaitanya Lahiri). Grâce à la conscience collective qui en résulte, les Sahaja Yogis apprennent progressivement à décoder les vibrations, et à maîtriser leur propre Kundalini. Plus tard, ils développent la capacité de donner la Réalisation du Soi aux autres par l'éveil de la Kundalini. »
Shri Mataji Nirmala Devi, chapitre 14 sur les Puissances de l’Adi Shakti, Le Livre de l'Adi Shakti, écrit entre 1975 et 1977 (?), publié en anglais le 09/2013

En fait, la Réalisation se fait en deux temps: d'abord la Kundalini, qui est comme une corde d'énergie, monte jusqu'au Nabhi et crée un pont pour traverser le Vide, ensuite elle redescend au sacrum. Elle remonte alors pour aller jusqu'au Sahasara. 
Il se peut que seulement quelques brins de cette corde aient pu passer: on pourrait alors voir alors la pulsation de la Kundalini au niveau d'un chakra, car elle a besoin de lui donner de l'énergie afin de monter avec plus de force jusqu'au Sahasrara. Ce processus n'est pas la montée initiale mais se produit dans les quelques minutes ou secondes qui suivent la Réalisation. Cela se passait ainsi aux touts débuts de Sahaja Yoga. 
De nos jours, la Réalisation est plus rapide et on est capable de la transmettre dès qu’on l’a reçue.
Maîtriser la Kundalini, c'est utiliser la technique des bandhans et des vibrations. 
Publié par dictionnaire sahaja yoga

jeudi 6 juillet 2017

Attention à l'intempérance et à l’extrémisme

« Donc, si vous commencez par le point central qu’est l’Esprit, vous serez surpris que la connaissance que vous recevrez ou que vous donnerez sera absolument intégrée et rayonnera à partir de ce point.
Donc, vous devenez un expert dans n’importe quel domaine. Sur n'importe quel sujet, vous devenez un expert. Quelqu'un vous pose une question, vous savez tout, vous savez ce qui est sans valeur et ce qui en vaut la peine. Vous essayez de comprendre ce qui est important. Vous savez, vous renoncez à tout ce qui est sans valeur.
Vous ne voudriez pas vous y connaître en différents alcools, vous ne voulez pas être un expert en ce domaine. Vous ne voulez pas être un expert au sujet des nombreux styles et noms de tapis. Vous ne souhaitez peut-être pas connaître toutes les variétés de saris. Vous ne souhaitez peut-être pas connaître tous les noms de tous les appareils photo. Il se peut que vous les connaissiez, mais vous n'avez pas besoin de sentir que vous ne les connaissez pas. Mais vous saurez tout ce qui est important pour la force de gravité d'une personnalité.
Donc, si on veut dire les choses simplement: on peut savoir ce qu’est la bienveillance, ce qui est propice. Vous saurez ce qui est fair-play, ce qui est fair-play envers autrui. Vous saurez ce qu'est la justice aux yeux de Dieu. Vous saurez ce qu’est la musique divine qui élève votre Kundalini.

Donc, en raison de cette force de gravité, vous obtenez du discernement pour connaître votre personnalité et la nature de l'eau qui vous entoure. Vous savez comment discriminer les choses et ce discernement est également - en fait, il vient instinctivement de votre principe du gourou.
Mais une fois que ce principe du gourou est dans un état bizarre, dans une sorte de turbulence ou de confusion, due à tant de choses comme d’avoir un faux gourou- vous avez un faux gourou, vous avez de fausses idées, vous suivez de fausses doctrines, vous suivez de fausses théories ou des livres mensongers- alors cela devient bizarre. En conséquence, vous développez un problème d’Ekadesha Rudra en haut du visage.
De plus, en cas de problèmes d’intempérance et de vie déséquilibrée, si vous êtes un extrémiste, si vous travaillez trop fort ou si vous ne travaillez pas du tout, ou si vous continuez à vous projeter d'un côté et à ne pas prêter attention à l'autre côté de votre vie, avec tous ces déséquilibres, physiques, mentaux, émotionnels et spirituels, vous développez des problèmes au niveau du principe du gourou. En conséquence, vous développez ces problèmes d’Ekadesha Rudra, qui sont le début de votre destruction.
Alors, voyez combien il est important de s'occuper de votre principe du gourou! Vous pouvez voir que la plupart des maladies sont causées par la négligence de ce principe, et, finalement, elles atteignent leur point culminant, quand cela atteint le niveau des Ekadesha Rudra.
Or, en tant qu’âmes Réalisées, vous avez franchi la limite, vous avez traversé le Sahasrara, vous avez transcendé toutes ces choses par votre Brahma Nadi. Mais cela ne veut pas dire que vous avez développé cette force de gravité. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Guru Puja, Ansalonga, Andorre,31/07/1988

L’intempérance est un excès dans le manger et le boire, ou en matière de sexualité. C'est le contraire de la "tempérance" qui veut dire mesure, équilibre, ce qu'on écrit souvent par "être au centre". Shri Mataji utilise cette terminologie régulièrement mais pas souvent: "temperance", "not temperant"
Idem pour le terme de "Brahma Nadi" qui est le canal le plus interne qu'empreinte la Kundalini pour monter, en suivant un chemin en spirale. Le canal gauche et droit sont les canaux externes.

Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 4 juillet 2017

Yoga Day 2017



108 raisons de pratiquer la Méditation Sahaja Yoga.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

lundi 3 juillet 2017

Shri Mataji cuisine pour les Sahaja Yogis



Shri Mataji cuisine pour les Sahaja Yogis en Australie, à Melbourne, 13/03/1983. Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 1 juillet 2017

Soyez des experts en tout

« Ainsi, ceux qui sont ici aujourd'hui pour vénérer le gourou doivent vénérer le gourou qui existe en eux-mêmes. Et ils doivent comprendre que la première chose, c’est que leur tempérament doit posséder cette force de gravité.
Vous n'avez pas besoin d'éducation ni d’enseignement universitaire, vous n’avez pas de livres à lire, vous n'avez pas à faire quoi que ce soit pour cela. La seule chose à faire, c’est de corriger votre système de valeur. Lorsque votre système de valeur est corrigé, vous comprenez ce qui est bon pour la société, ce qui est bon pour vous.
Par exemple, une fleur de lotus n’émettra jamais une odeur nauséabonde de saleté. Elle aura toujours du parfum ; si c’est une rose ou toute autre chose parfumée, elle émettra seulement du parfum, elle ne peut pas émettre quelque chose qui est nauséabond.

Maintenant, ceux qui pensent être des gourous et ont obtenu cette force d’attraction n’écriront jamais quelque chose de laid, ne diront jamais quelque chose de sale, n’utiliseront jamais leur esprit pour apprécier ce qui est sale et mauvais. Ceci est le deuxième signe de votre système de valeurs.

Par votre système de valeur, vous devez d'abord comprendre ce qu’est la bienveillance, ce qu’est la beauté divine, et ce qu’est la moralité de l'Esprit. Il faut prendre conscience de ces trois choses qui doivent faire partie intégrante de votre être, de sorte que lorsque les gens vous voient, ils devraient se dire: "Voici quelqu’un dont on peut voir qu’il possède cette force d’attraction, voici la personne qui possède cette la beauté."
Cela agit de l'intérieur vers l'extérieur. Une personne qui a cette sobriété intérieure, s’habillera de façon sobre, elle ne s’habillera pas pour impressionner les autres, ou tout simplement pour fanfaronner, pour cacher ou exposer quelque chose, mais elle s’habillera juste pour respecter son corps.

Quand il parle aux autres, le gourou parle de la sagesse. Il ne parle pas de choses futiles, de choses inutiles qui sont de niveau très terre à terre. Dans ses propres entreprises, Je dirais qu’il a une sorte de décence et un décorum, comme quelqu’un qui essaie de devenir un expert. Une personne qui vénère son gourou essaie d'être un expert dans son travail.

Par exemple, supposons que quelqu’un soit un ingénieur. Il ne se soucie pas de l'argent, il ne se soucie pas de la gloire, il ne cherche pas les acclamations d’autrui, ce qui lui tient à cœur c’est de savoir s'il comprend vraiment son domaine. Ce ne sera pas médiocre. Un musicien se doit d’être un parfait musicien, un artiste doit être un parfait artiste. Il n'utilisera pas les méthodes générales de l'expertise, mais celle de son Esprit, il essayera d’améliorer la guidance de son Esprit.

Par exemple, un poète essaie d'élever sa poésie- au niveau de l’Esprit, pas au niveau du commercial (de l'argent). Parce que, normalement, les gens écrivent des choses pour plaire à la majorité, afin de pouvoir vendre leurs livres, ou écrivent quelque chose d’immonde qui n'est pas bénéfique à la société, ni pour le nom de l'auteur; cela ne les dérange pas, ils deviennent sans vergogne à ce sujet.

Donc, ce n’est pas que le gourou possède lui-même le système de valeur, mais par son style de vie, par ses discours, par son comportement, pour les autres, une force d’attraction irradie de lui. Pour les autres, une force de gravité irradie de lui.
Ainsi, cette gravité construit notre système de valeurs, un système de valeurs de l'équilibre. Mais cela ne veut pas dire que si quelqu'un veut devenir un expert sur un sujet, alors il négligera l'autre côté. Il est équilibré, il doit être équilibré. Disons qu’une personne, par exemple, qui est musicienne ne comprenne pas un tableau - elle n'est pas un artiste. Si vous êtes un artiste et que vous ne comprenez toujours pas Sahaja Yoga, alors vous n'êtes pas un Yogi. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Guru Puja, Ansalonga, Andorre,31/07/1988
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 30 juin 2017

La force d’attraction: premier principe du gourou

« Aujourd'hui, nous nous sommes tous réunis ici pour vénérer votre Gourou. Comme vous le savez, le principe du gourou réside dans le Vide, c'est le principe qui vous donne l'équilibre, qui vous donne la force d’attraction. La force d’attraction qui existe dans la Terre Mère se manifeste par votre principe du gourou. 
Le premier point concernant la force d’attraction, c’est que vous devriez avoir une personnalité, un caractère et un tempérament tels que les gens voient que vous êtes une personnalité qui ne se dissout pas dans les choses matérielles. Une personnalité qui n’est pas ruinée par les batailles de la vie. La personnalité d'un gourou s'insère profondément dans son être et n'est pas facilement perturbée ou dissoute par un solvant, quel qu’il soit. Le premier principe du gourou, c'est la force d’attraction. Comme Je vous l'ai dit, c'est quelque chose que rien ne peut dissoudre, qui s'installe très profondément dans une personnalité, donc qui ne flotte pas sur l'eau.

Or, voyez-vous, dans les pays qui se sont beaucoup développé, nous pensons que nous avons un très grand pouvoir d’accomplissement individuel. Nous sommes individuellement libres, nous pouvons faire ce que nous voulons. Et c'est pourquoi la liberté individuelle devient l'objectif de tous les pays démocratiques, négligeant le collectif. Bien sûr, l'individualité est importante, et elle doit devenir bien afin de nourrir le collectif. Mais si l'individu n'a pas de force de gravité, alors il flotte à la surface et tout peut l’impressionner.
C'est pourquoi nous voyons aujourd'hui que les gens sont impressionnés par la mode. Par des modes, qui, selon aucune raison logique, sont bénéfiques à votre santé, à votre sagesse. ..Aucune mode n'est bonne pour votre santé, ni pour votre développement en tant que personne. Parfois, vous avez l'air si étrange avec cette mode, si drôle, si stupide. Ensuite, posez-vous une question: "Qu'est-ce qui ne va pas dans le fait de devenir stupide? Qu'est-ce qui ne va pas dans le fait de devenir idiot?" La raison, c’est que vous avez une liberté individuelle, mais votre personnalité n'a pas grandi, votre personnalité est nulle. Vous n'avez pas de personnalité. Vous ne pouvez rien décider par vous-même.
Quelle que soit la mode, vous courez après.
C'est la situation des pays occidentaux. Mais dans les pays comme l'Inde maintenant, il y a aussi une sorte de vogue, parce qu'ils doivent encore traverser cette soi-disant richesse que vous avez. Donc, ils vont suivre ce qui est en vogue. Supposons que quelqu'un voit un très beau tapis chez quelqu'un, alors tous se précipiteront pour acheter ce tapis-là. Ils feront tout pour avoir des choses pour eux-mêmes. Ainsi, ils se tournent vers le matérialisme de la même façon que vous autres vous vous tournez vers la mode.
L’individualité, c’est très bien jusqu’à un certain point, mais cela devient une folie. Surtout en Occident, on manque de personnalité, on en manque tellement que tout entrepreneur peut développer n’importe quelle vogue, n’importe quel marque et tout le monde court après et est impressionné. Par exemple, un homme stupide peut s'appeler par un nom, disons, il peut s'appeler par un nom de marque bizarre – disons de "Poison", comme il le dit. Maintenant, pour tout le monde, acheter "Poison" est une très bonne chose. Parce que c'est fait par un homme stupide qui a pris un nom de marque et donc tout le monde doit l'acheter.
Cela n’a rien de spécial, il n'y a rien de spécial, il n’y a rien de remarquable, ce n’est pas quelque chose qui vous rendra formidable. Mais les gens achèteront cet modèle particulier car il appartient à une marque que tout le monde acceptera. "Oh! C'est de cette marque-là !" Et il y a une telle folie à ce sujet. Ensuite, cela viendra du style de cheveux, jusqu'à votre style de pied, votre style de cou, votre style d’ongles, votre style de sourcils. Je veux dire, n'importe quoi, n’importe quelle bêtise que vous pourriez faire à votre corps est disponible et les gens le font car ils n'ont aucune force de gravité en eux.
Les personnes qui ont cette force de gravité ne suivent pas ces changements. D'abord, ils essayeront de savoir avec logique si ce changement est bon ou pas. Mais, ils ne le suivront pas seulement parce que c'est un changement, que c'est un engouement, que c'est une mode. Voilà l'un des signes de la force de gravité chez quelqu’un: il ne flotte pas sur le sol comme une paille, mais il reste comme une belle perle sur les rives profondes de la compréhension. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Guru Puja, Ansalonga, Andorre,31/07/1988
Publié par dictionnaire sahaja yoga

jeudi 29 juin 2017

Les fondations de Sahaja Yoga sont à Lambeth Vale

« En cette époque moderne, maintenant, le travail ne se fait pas de la façon dont il est décrit, lorsque Raudrarupa ou Chandrarupa que vous voyez là, sur l’arrière (du livre ?), étaient là.
C'est un travail infinitésimal, le travail d’une mère, c'est une œuvre simple, aimante, de compassion. Pour votre protection, ce "rupa" est là, mais vous ne le voyez pas. Vous êtes complètement protégés, soyez-en sûrs.
Et tous vos pouvoirs après la Réalisation, d'éveiller la Kundalini, de guérir les gens ou de parler de Sahaja Yoga, ou de le développer, tout ce que vous voulez vous est complètement accordé, s’écoule.
Et, comme le vous savez, il y a beaucoup de saints, qui ont dit: "Pourquoi ces Sahaja Yogis devraient-ils recevoir cette formidable bénédiction?" On peut donc dire que c'est une lubie, d'accord.

Il y a encore une chose. J’ai été heureuse d'apprendre que le grand poète de ce pays, Blake, avait prophétisé à mon sujet. Et c’est si joliment fait. Il a dit que l'Angleterre sera la Jérusalem, que ce sera un lieu de pèlerinage. Le lieu a changé. Et ensuite, il a très joliment (décrit) - avez-vous le livre pour le lire? Oh, Je ne l'ai pas apporté. Mais quelle lecture! Il a dit que, d'abord, les fourneaux brûleront dans les collines de Surrey, où Je suis venue en premier. Puis il a mentionné Lambeth Vale, où nous avons notre maison collective, là où les bases seront posées, nous avons posé les fondations. Et que Jérusalem sera en Angleterre, et non en Inde. Et vous êtes ceux qui sont responsables de cette Jérusalem.

Aujourd'hui, c'est le jour où, en Inde, tout le monde fait un puja. Et tous les Sahaja Yogis aujourd'hui, dans chaque centre, font aujourd'hui un puja. Et ils pensent tous à vous autres. Donc, vous devez recevoir le bonheur suprême aujourd'hui, le bonheur suprême, uniquement grâce à l’obédience. Aujourd'hui, les vibrations sont énormes. Laissez dehors tous vos doutes et toutes vos histoires absurdes. Il suffit de le recevoir et de l'obtenir. Ces choses vont vous aider, rien d'autre. Parce que vous n'avez rien à me donner, mais recevez-le vous-même. Recevez-le autant que vous le pouvez.

Ce "havan", vous savez, est une très bonne chose pour réciter le nom de la Déesse. Ses yeux ont été donnés par le feu [Agni] comme ils disent, et dans cette lumière, dans ce feu, au nom de la Déesse, nous éveillons nos Divinités intérieures et brûlons tout ce qui ne va pas dans ces chakras particuliers qui invoquent ces pouvoirs. Donc, vous devez le faire avec dévotion et compréhension, parce que vous êtes vraiment privilégiés, aujourd'hui, extrêmement privilégiés. Soyez-en fiers et faites toutes ces choses avec dévotion. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Navaratri Puja, Hamstead, Londres, 19/10/1980
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 28 juin 2017

Comment se débarasser des forces négatives?

« Comme vous le savez très bien, toutes les forces sataniques auxquelles on devait faire face à l'époque (du Devi Mahatmya) sont toutes revenues sur le devant de la scène et doivent être vaincues. Le plus grand problème des temps modernes c’est que ces forces sataniques ont pris une forme très subtile et qu'elles pénètrent dans votre psyché et dans votre ego. Et vous êtes les saints, vous êtes les bhaktas, vous êtes les dévots de la Déesse. C'est une situation très délicate.
Quand il y a de la confusion, lorsque les saints sont attaqués, l'agresseur peut être délogé, mais quand le saint se confond ou se mélange avec des forces négatives, il est très difficile de lui faire voir la lumière. Et vous avez très bien vu cette situation. Et, plus vous devenez subtils, plus ces forces deviennent subtiles elles aussi. Et elles commencent à vous donner des idées qui sont très négatives, mais vous ne pouvez pas les voir.
Donc, le problème aujourd'hui est très délicat. Il n'y a pas de saints absolus et il n'y a pas de mauvaise personne absolue. Un tel mélange, une telle confusion, voilà ce qu'est Kali Yuga, voilà ce que sont ces temps modernes.
La seule façon de se débarrasser d'elles c’est de s’en remettre (à Dieu), c'est la seule façon, il n'y a pas d'autre solution. Parce que lorsque vous vous en remettez (au Divin), les esprits, les négativités, les forces sataniques disparaissent tout simplement parce qu'elles ne sont pas efficaces. Elles n'ont aucun intérêt à rester là. Elles ne s'intéressent pas aux personnes qui s’en remettent à Dieu. Elles ne peuvent pas s’en remettre. Si elles s’en remettaient à Dieu, elles deviendraient des saints. 

Penser tout le temps: "Quelles sont mes blocages? Quels sont mes points négatifs? " Cela ne vas pas vous aider. Abandonnez simplement toutes ces idées qui vous viennent et vous verrez que toutes les idées absurdes s'envoleront. Le moyen le plus simple de vous débarrasser de vos problèmes, c'est de s'en remettre au Divin. Après tout, toutes ces personnes horribles, toutes les divinités horribles, tous les ennemis, qui s’avancent pour combattre la Déesse, sont là aussi longtemps que vous les nourrissez. Dès que vous vous en remettez, les forces sataniques vous trouvent sans intérêt et elles vont voir d'autres idiots.

La croissance n’advient que lorsque l’obédience est totale. Il faut savoir que les pouvoirs sont énormes, vous ne pouvez pas les concevoir comme le dit Markandeya. Vous ne pouvez pas les concevoir, ils sont au-delà de votre conception. Extérieurement, vous ne pouvez pas comprendre, vous ne pouvez tout simplement pas comprendre.

Dans de telles circonstances, la meilleure chose, c’est de vous en remettre. Or, avec l’obédience, qu’est-ce que remettez? Qu'est-ce que vous abandonnez? C'est votre ego et votre superego et qui sont complètement nettoyés et lavés par les bénédictions. Parce que vous ne pouvez rien donner, vous devez recevoir les bénédictions. Et pour recevoir ces bénédictions, vous devez simplement vous en remettre. C'est tellement simple. La façon la plus simple de résoudre tous vos problèmes, c’est l’obédience.
Dites simplement: "Je m’en remets à Dieu". Pour les âmes Réalisées, cela devrait être leur mantra. Et vous serez étonnés de voir tous vos problèmes disparaître. Parce que non seulement les pouvoirs sont énormes, mais, comme vous êtes des âmes Réalisées, toutes les forces divines, toutes les Divinités divines, tous les Êtres Éternels, les Chiranjivas, tous les anges et les Ganas, tous s'occupent de vous. Mais ils ne savent qu’une chose: ceux qui ont de l’obédience et ceux qui n’en ont pas. Remettez simplement le problème (au Divin), et vous serez surpris que l'obtention de la réponse se fasse de manière aussi miraculeuse.
Remettez-vous en simplement. Ne prenez aucune responsabilité sur vous-mêmes, remettez-vous en simplement. Parce que, avec quoi pouvez-vous réfléchir à la solution? Avec votre rationalité. Au-delà de cela, vous êtes l’Esprit, et l'Esprit est relié au Divin. Il est donc préférable de s’en remettre et il en découlera une telle lumière, une telle beauté et une telle signification. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Navaratri Puja, Hamstead, Londres, 19/10/1980
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 27 juin 2017

Comment sont les gens nés Réalisés?

Shri Mataji: Des questions? On peut servir le repas aussi.
N’importe quelle question. Vous devez poser des questions que vous voyez? Parce que c’est atteindre Sahaja Yoga qui pose des difficultés.
Sahaja Yogi: Mère, qu'est-ce que les gens né Réalisés ont que nous n’avons pas et vice versa?
Shri Mataji: Les gens né Réalisés sont des personnes qui ont été Réalisées il y a longtemps, avant leur naissance dans cette vie. Donc, ils se purifient beaucoup plus rapidement que vous, car ils ont déjà fait ce nettoyage précédemment aussi, donc ils se nettoient très vite.
En général, ils ne suivent pas toutes les perversions et toutes les tentations auxquelles vous vous adonnez, et c’est un type différent de personne. Ils sont uniques et cyniques parce que, une fois nés, ils trouvent que le reste de gens va dans le sens opposé et ils ne savent pas comment gérer les autres, car ils ne savent pas comment gérer les autres ni les situations. Ils deviennent cyniques, et ils ont leurs propres façons de voir, et il se peut que ces personnes nées Réalisées développent aussi beaucoup leur ego.
Normalement, ils ne subissent pas de tentations - normalement - mais si c’est le cas, ils veilleront à ce s’y plonger pleinement. Et, alors que vous autres avez une très grande capacité pour une chose, parce que vous connaissez votre Réalisation, c'est arrivé à votre conscience, lorsque vous en étiez conscients, vous avez vu l'événement se produire, donc vous en comprenez la valeur.
Mais supposons que vous soyez nés dans une famille riche, vous ne comprenez pas la valeur de la richesse. Mais si vous n’êtes pas nés dans une famille riche et que soudain, vous obtenez beaucoup d’argent, alors vous pouvez comparer ce que vous étiez avant à ce que vous êtes.
De même, avec Sahaja Yoga, lorsque vous n'êtes pas Réalisés et que vous obtenez votre Réalisation, vous pouvez comparer (les deux états). Et puis, la valeur de la Réalisation est beaucoup plus importante pour un Sahaja Yogi que pour une âme juste Réalisée, même si certaines âmes Réalisées peuvent aussi comprendre, mais elles sont plus individualistes, elles ne sont pas aussi collectives que vous l’êtes.
Deuxièmement, parce que vous êtes passés par là dans cette vie, et c'est dans votre propre mémoire, à cause de toutes les mauvaises choses que vous avez faites, vous avez beaucoup plus de compassion et de compréhension envers les autres, ceux qui ont ces choses. Alors que ceux qui sont des personnes Réalisées n'ont pas beaucoup de patience pour les autres et ils ont leur propre façon de faire les choses.
S'ils viennent à Sahaja Yoga, ils pourraient être très dynamiques et vraiment extraordinaires, c’est certain. Mais ils ne se mettront pas facilement à (la méditation de) Sahaja Yoga parce qu'ils pensent qu'ils sont très bien: "Pourquoi devrions-nous accepter quoi que ce soit d'autre maintenant?" Parce que ce sont des gens plutôt satisfaits. Mais ils ne peuvent pas aider l'humanité à moins qu'ils n’apprennent la chose.
Par exemple, disons qu’un homme est très intelligent, très brillant, c’est un enfant qui est né très intelligent. Il n'aimera pas aller à l’école. Mais il manquera de toutes les autres choses de l'école: la discipline de l'école, la connaissance complète de l'école. Il se peut qu’il soit bien, d’accord, Je veux dire qu’il est assez intelligent, mais il passera à côté de tout cela, de tout ce que l'on peut obtenir dans une école de façon appropriée. A part cela, il lui manquera cette compagnie avec moi. Comme Je vous ai donnés la Réalisation, vous êtes bien plus proches de moi qu’ils ne peuvent l’être.
Disons qu'un enfant soit né d'une mère et que l'enfant n'ait pas connu sa mère, alors cet enfant ne peut avoir ce sentiment envers la mère, que vous pouvez avoir. Ainsi, c'est la chose la plus formidable que vous ayez. Et si un être Réalisé, né Réalisé, essaye de continuer à pratiquer Sahaja Yoga, il développera également ce même sentiment, puis la joie commencera à s’écouler, parce vous commencerez à voir comment votre Mère vous soigne, à chaque instant, comment elle crée le jeu et comment elle crée de la magie.
Parce que vous oubliez votre Mère quand elle- Je ne vous ai pas donné la Réalisation alors vous l’oubliez. Vous pensez: "Oh, je suis déjà Réalisé", ce genre de choses vous vient à l’esprit .»
Shri Mataji Nirmala Devi, Guru Puja, Dollis Hill, London, 02/12/1979
Publié par dictionnaire sahaja yoga

lundi 26 juin 2017

Comment faire si quelqu'un bloque sur la photo?



Sahaja Yogi: Cette personne dont je parlais, Mère, vit en Écosse, très loin - donc c'est difficile. Mais ils ne sont pas très riches. Ils vivent des allocations de la sécurité sociale. Donc, cette personne ne peut pas venir vous voir.
Shri Mataji: Je vais aller à Glasgow, un jour. Et dites-lui de m'accepter de plus en plus. Ensuite, ses conditions financières s'amélioreront. Pourquoi vivent-il des allocations?
Sahaja Yogi: C'est une dame, et son mari vit de la sécurité sociale. Il est sourd et il est difficile pour lui d'avoir un emploi en Écosse.
Shri Mataji: Ils n'ont pas d’emploi? Ils devraient essayer de trouver un emploi. Les personnes vivant sur les allocations n’ont pas non plus de vibrations. C’est très vrai. Vous voyez, il ne faut pas vivre en parasite de la société.
Sahaja Yogi: Il n'est pas un parasite Mère. Il essaie de trouver des emplois. Mais, en raison de son infirmité, de sa surdité-
Shri Mataji: Non,une fois de temps en temps, ça va, si vous ne travaillez pas; mais vous devez essayer de trouver un emploi. Je veux dire qu'il ne devrait pas aimer ce genre de vie, d’accord? Donc, dis-lui ces deux choses, qu’il lui faut trouver un bon travail pour lui-même, ainsi que - dans ce pays, il n'est pas difficile de gagner de l'argent, vraiment pas très difficile.
Sahaja Yogi: C'est en Écosse, c'est plus difficile que ici, Mère.
Shri Mataji: Non, Je veux dire -
Sahaja Yogi: Il y a une pénurie d'emplois là-bas. Spécialement pour les personnes -
Shri Mataji: Même si vous faites du baby-sitting, vous pouvez gagner de l'argent ici. Vous pouvez travailler. Vous voyez, si vous voulez vivre des allocations, comme vous en avez, vous en dépendez.
Sahaja Yogi: Je leur dirai de faire quelque choses à ce sujet Mère.
Shri Mataji: Mais ne lui dis pas les choses telles quelles, il en serait blessé. Dis-lui simplement que Mataji a dit :"Vous devriez essayer de plus m'accepter" et que Je lui obtiendrai un travail aussi." Il trouvera le travail qui lui convient.

Sahaja Yogi: En fait, c'est l'épouse qui méditait, et son mari, je pense, est né Réalisé aussi, mais il ne médite pas régulièrement. Mais il a cette brise fraîche.
Shri Mataji: Oh, Je vois. Tout va s’arranger, ne vous inquiétez pas. Quel est son nom?
Sahaja Yogi: Le nom du mari, c’est Tom.
Shri Mataji: Tom.
Sahaja Yogi: La femme c’est Jetta.
Shri Mataji: Comment?
Sahaja Yogi: La femme s’appelle Jetta.
Shri Mataji: Jetta. Bien. Tu vois, ils doivent m'accepter, c'est la seule chose.
Beaucoup de gens obtiennent des vibrations venant, par exemple, de Gavin, mais pas de moi. Il y en a qui sont comme cela.

Kuli: Pardon, Mataji?
Shri Mataji: Hum.
Kuli: J'ai dit à un homme: "Voyez si vous pouvez ressentir les vibrations venant de cette photo?" Vous voyez? Il a dit: "Non, je ne crois pas aux photographies". Alors, en peu pour plaisanter, je lui ai dit: "Voyez si vous pouvez les ressentir venant de moi? "Il était disposé à le faire, mais il ne voulait pas mettre ses mains devant la photo.
Shri Mataji: Voyez! Lui, Gavi, il nous parle d’un résultat concret. Il dit qu'il y avait quelqu'un à qui il a demandé: "Pourquoi ne voyez-vous pas vos vibrations à partir de la photo? Voyez si vous obtenez les vibrations." Ils a répondu:" Je ne crois pas aux photographies. Je ne sentirai pas." Alors Gavi a dit:" D'accord, mettez vos mains vers moi, voyez si vous obtenez une brise fraîche." Il a mis ses mains vers Kuli, mais il n’a pas voulu les mettre vers la photo. Bien que Kuli mette ses mains vers la photo, lui ne voulait pas le faire.
Kuli: Vous savez, je lui ai dit : "Je tire les vibrations de la photo", mais il ne voulait pas mettre ses mains vers la photo.
Shri Mataji rit
Shri Mataji: C’est typique! Nous en avons un autre comme cela en Inde. C’est Rajesh. Il a deux belles-sœurs qui lui ont dit: "nous sentons de la brise venant de toi, mais pas (de la photographie).»
Shri Mataji Nirmala Devi, Guru Puja, Dollis Hill, London, 02/12/1979

Certains conditionnement, tenaces, nous empêchent d’accepter les sensations ou sentiment qui existent en nous. En plus, les gens ont besoin de concret et une photo c'est toujours un objet symbolique. C'est pourquoi il ne faut pas hésiter à être un canal vivant qui véhicule les vibrations.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 24 juin 2017

"Niroutai, activiste pour l'Indépendance de l'Inde"

La sœur cadette de Shri Mataji parle de leur enfance, de leur famille et de leur lutte pour l'indépendance de L’Inde.
« Honorables invités, qui ont célébré l'anniversaire du 60e anniversaire de ma sœur aînée, mes plus jeunes frères et sœurs et frères et sœurs Sahaja Yogis. Ce soir, je me considère chanceuse de pouvoir, en cette occasion, dire quelques mots à propos de Niroutai. Celle que vous connaissez en tant que Mataji Nirmala Devi, l'appelions Niroutai.
Niroutai et moi-même, nous avons toutes deux grandies ensemble et j'ai donc eu le privilège de connaître de près ses vertus et le dynamisme de sa personnalité. Nous sommes nées alors que l'Inde était un pays assujetti. Pourtant, étant nées dans une famille chanceuse et nantie, nous n'avons souffert de la pauvreté ni d'aucun problème de la vie. Notre enfance s’est passée dan le bonheur et dans la joie.
Nous sommes nées à Chhindwara, c'est-à-dire que mon frère aîné, M. Narendrakumar Salve -, que vous devez tous connaître car aujourd'hui, il est le ministre de l'acier et des mines -Niroutai, moi-même et mon frère cadet, M. Balasaheb Salve, nous sommes nés tous les quatre à Chhindwara, et les trois autres plus jeunes frères et sœurs sont nés à Nagpur, parce que notre père a été muté à Nagpur en 1928. En l'an 1930, qui est censé être l'année la plus cruciale dans la lutte pour l'indépendance de notre nation, notre style de vie a subi un changement radical.
Notre père a renoncé à son titre de "Rao-Sahib" pour rejoindre le mouvement "Freedom" (créée par Gandhi). Nous étions trop jeunes pour comprendre l'importance du changement qui allait toucher notre mode de vie, c'est-à-dire au niveau de nos vêtements, de nos activités, etc., mais peut-être en raison d'un amour inné pour la liberté, nous avons bien accueilli le changement et nous ne l'avons jamais combattu. Nous avons tous accepté le changement, mais parmi nous. Niroutai était la plus zélée à l'accepter.
Notre mère devait nous emmener en voiture avec elle à chaque fois qu’elle et notre père devaient se rendre aux réunions du Congrès d'alors, et je me souviens que Niroutai tenait pour nous des réunions similaires à la maison et, en imitant les leaders, elle prononçait des discours, façon théâtre familial. On chantait alors la chanson "Charkhd chata chata ke Lenge Swarajya Lenge" (nous gagnerons notre liberté en tournant la girouette). On accompagnait notre mère lors de boycotts organisés devant les magasins vendant de vins.
Mais le plus important, c’étaient nos manifestations. Gandhiji, Bapu, avait introduit la notion de "Vanar-sena" (d’armée des singes) en direction des enfants. Avec le drapeau tricolore du Congrès en mains, Niroutai menait ces processions qui parcouraient la localité où nous habitions. Dès l’enfance, il était évident que Niroutai possédait ce leadership - avec la pleine compréhension et le but de réaliser quelque chose dans la vie- qui n’était pas pour satisfaire son ego.
En 1942, lorsque le mouvement Quit-lndia a commencé, Niroutai y a participé très activement. Je ne sais pas si elle vous a informé d'un incident lors de cette période: elle avait été renvoyée temporairement du collège pour avoir offert des bracelets au fils du directeur de l’Instruction Publique, qui refusait de coopérer avec le mouvement.
Lorsque le directeur du collège a reçu l’ordre de la renvoyer, étant un ami proche de notre père, il s’est mis en congé. Le vice-directeur est venu chez nous et a rencontré notre mère. Notre père était déjà en prison (pour activisme politique) et, par conséquent, il a conseillé à notre mère de retirer le nom de Niroutai du collège, sinon sa carrière éducative risquerait d’être ruinée.
Mère en a parlé longuement avec Niroutai, qui, sans crainte, a déclaré à sa mère et au vice-directeur qu'elle ne permettrait jamais que son nom soit retiré. Elle préférait encore accepter le châtiment (du gouvernement britannique). Quel sacrifice! Une fille prenant une décision aussi audacieuse à l'âge de 15 ou 16 ans, ce n'était pas une mince affaire! De telles décisions ne peuvent être motivées que par une inspiration intérieure. On ne peut pas les forcer et, par conséquent, ces inspirations provenant de l'intérieur comme la Parole divine peuvent élever une personne à des niveaux très nobles et élevés. Nous avons eu beaucoup de chance d'avoir des parents très compréhensifs qui n'ont jamais réprimé nos envies intérieures.
J'ai mentionné précédemment que notre père était déjà en prison. La correspondance avec la famille n'était pas autorisée. Je ne sais pas si vous connaissez les difficultés que les familles des combattants de la liberté avant l'indépendance ont connues, car aujourd'hui vous êtes ici dans une Inde libre et beaucoup d'entre vous sont peut-être nés sans une Inde indépendante.
Nous avions reçu une lettre que notre père avait glissée dans la poche du manteau qui devait passer par la laverie. Il y avait écrit: J'ai appris par les journaux. Mes plus chaleureuses félicitations à Nirmala." Ainsi, même alors, nous étions tous fiers d'elle.
L'autre jour, certaines personnes qui écrivent la biographie d'un combattant de la liberté se sont renseignées sur les contributions de Niroutai à la lutte pour la liberté, car elle et son amie avaient osé voyager avec ce combattant de la liberté, se faisant passer pour ses filles, dans le seul but de l’empêcher d'être arrêté.

Même après son mariage, Niroutai n'a pas changé et, c’est en raison de ses franches qualités aussi qu’elle a pu rassembler une grande famille avec tant d'entre vous. D’après moi, elle a été passionnée par "Sahaja Yoga" en raison surtout des bases solides données par nos parents dans notre enfance concernant des valeurs justes, l'importance d'une vie éthique et spirituelle.
Chaque soir, quand il revenait du tribunal, notre père (avocat à la cour) jouait de l’harmonium et nous enseignait des bhajans de toutes les religions. Nous sommes chrétiens, mais je ne me souviens pas d’une préférence particulière pour les hymnes chrétiens. Étant fan de musique, j'étais particulièrement intéressée à apprendre ces bhajans.
Le premier bhajan qu’il nous a enseigné c’était "Bande Jap Man Har Giridhdri" (O mental, souviens-toi de Har (Shiva) et Giridhari, c'est-à-dire Shri Krishna) qui suit la mélodie du raga Darbari Kanara. Il nous faisait même interpréter ces bhajans individuellement. Ainsi, dès l’enfance, le respect de toutes les religions nous a été inculqué et dans ce contexte, je ne suis pas du tout surprise que Sahaja-Yoga soit devenu la mission de la vie de Niroutai.
Son autre qualité remarquable c’est l’amour maternel qu’elle a pour chacun. Nous sommes très impressionnés et émus par la foi profonde et le véritable dévouement que vous avez tous pour elle. Je pu constater, depuis hier, avec quel sérieux et tendresse vous voulez vous en occuper. J'ai remarqué en plaisantant que je ne peux pas être certaine que mes propres belles-filles s'occuperaient aussi bien de moi!
C’est pourquoi, dans un monde comme le nôtre, rencontrer une telle foi profonde, une véritable dévotion, une grande considération et une affection pure est une expérience rare. On en trouvera des milliers s’il s’agit être égoïstes, se méfier d’autrui, être violents et destructeurs. Mais s’il s’agit d’aimer, de s'occuper des autres comme de notre propre famille et de respecter un être humain simplement parce que c’est un être humain, ils hésiteront à se faire connaître.
Par conséquent, Niroutai a accepté un véritable défi - un défi non seulement au niveau national mais aussi au niveau international, et pour cela nous tous, frères et sœurs, sommes très fiers d'elle. Elle m'a donné une idée de son travail et des personnes qui sont devenues ses disciples. Pourquoi pas ?
Je crois fermement que la bonté est la qualité essentielle d'un être humain et, par conséquent, quelques soient les tentations qui croisent son chemin, il finit par choisir la bonne direction et réaliser que la vie spirituelle et Dieu ne sont pas des mythes mais sont bien réels.
Je suis vous très reconnaissante de m'avoir donné l'occasion d'exprimer mes pensées devant vous et au nom des membres de notre famille, je prie Dieu que Niroutai soit bénie d’une très longue vie. Nous essayerons de contribuer à notre manière à sa mission qu’est "Sahaja Yoga". Je suis sûre que vous collaborerez avec elle. Et je conclurais mon discours en priant Dieu de l’y aider. »
Propos du docteur S. Swaminathan Ramachandran sœur de Shri Mataji, recueillis par Allan Wherry , 21/03/1983
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 23 juin 2017

Gourou Ashtakam



Publié par dictionnaire sahaja yoga

jeudi 22 juin 2017

Quelle différence entre un gourou et une mère?


« Le gourou établit le dharma, la subsistance chez le disciple. Il donne des idées très claires et précises de ce qu'est le pouvoir de subsistance à son disciple. Il peut prêcher pour le monde entier, mais pour ses disciples, il donnera des instructions très précises. La plupart des gourous, quand ils le font, cisèlent chacun de leurs disciples. D'abord, ils soupèsent la profondeur de l’envie du disciple, à quel point un disciple peut vraiment recevoir. Et puis ils acceptent quelqu'un comme disciple après avoir vérifié s’il est vraiment capable de recevoir des instructions sur le dharma.

Mais pas avec Sahaja Yoga parce que votre gourou, c’est une mère. Alors elle vous initie sans chercher à savoir quelle est votre envie, quelle est votre capacité et quelle sont les qualités de votre personnalité. C'est un style de gourou très différent que vous avez, qui s'occupe de votre corps, qui s'occupe de votre esprit et de vos problèmes et vous accorde la bénédiction de l’éveil de la Kundalini. Mais normalement, les gourous ne le font pas; la raison en est qu’ils ne sont que des gourous, pas des mères.

Quand vous faites un puja au gourou, que faites-vous vraiment? Vous devez comprendre cela. Cela signifie que vous vénérez en vous-mêmes le principe du gourou... Le principe qui est en vous, qui doit être réveillé, qui doit être fleuri, par lequel vous devenez les gourous, ce principe est celui du dharma. Donc, il faut savoir que lorsque vous faites un puja, Je voudrais vraiment cette fois-ci, vous donner cette floraison interne qui vous fait exhaler le parfum du dharma.
Mais, tout comme vous avez vu qu’après la Réalisation, il vous faut être très prudents, de la même manière, après être devenu un gourou, il est encore plus nécessaire d'être prudents. Parce que, comme vous le savez, en Occident, nous avons un problème d'ego. Les Occidentaux sont axés sur l'ego. Et ce principe du gourou, une fois établi - signifie être supérieur. Le gourou, c’est celui qui est plus élevé, c’est celui qui a le plus de gravité en lui.
Le mot gourou est même utilisé pour parler du magnétisme: c’est ce qui a plus de poids, de gravité. Une telle personne a beaucoup plus de gravité que d’autres. Alors elle peut enseigner aux autres, elle doit être une personne supérieure.
Lorsque cela s’éveille en vous, cela doit être nourri par une observation totale de vous-même, pour veiller à ne pas succomber aux voies de l'ego. Ainsi, vous ne devriez pas avoir un comportement irréligieux, ni un comportement indécent, ni être colérique, ni être servile, mais vous devriez être équilibrés. Vous êtes le gourou. Vous êtes quelqu’un de supérieur au reste des autres. Vous devez donc maintenir certaines valeurs supérieures de dignité de votre propre subsistance, qui doivent être supérieures à celles des personnes à qui vous enseignez, qui deviendront vos disciples. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Gourou puja, Finchley, Londres, 21/07/1978

La notion de dharma est presque synonyme à celle de subsistance. Le pouvoir de subsistance d'une personne, c'est la nourriture spirituelle dont une personne humaine a besoin pour vivre en bonne harmonie. Elle est tout aussi nécessaire à sa vie que la nourriture physique l'est pour sa santé. Quelle est la différence entre le dharma et la subsistance? Celui dont toute la subsistance est égale au dharma est un Dieu, le Dieu Vishnou de l'évolution par exemple. Le dharma représente des caractéristiques absolues. Mais un être humain a besoin d'apprendre à respecter certaines qualités, le dharma ne lui est pas acquis, il doit l'entretenir en entretenant certaines valeurs pour que sa subsistance personnelle se rapproche le plus possible de cet absolu qu'est le dharma. On dira que la subsistance, c'est ce que l'homme doit absorber pour que ses qualités humaines s'épanouissent.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 21 juin 2017

Guru Totz. Mhanavi Kara Mazha


Le bhajan "Guru Totz. Mhanavi Kara Mazha" est écrit en marathi (55. C'est l'un des bhajans les plus difficile à chanter.
Il est interprété par Anil Kumar du groupe Nirmal Sangeet Sarita.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 20 juin 2017

L'amour donne l'équilibre



« J’ai rencontré un artiste qui a réalisé beaucoup d’œuvres, et lui ai demandé : "pourquoi ne me les montrez-vous pas ?" Il m’a répondu : " Non, je ne veux pas vous les montrer, je les ai créées pour moi-même. " J’ai répondu que J’aimerais bien les voir. Je les ai vues, elles sont magnifiques, très belles. Je lui ai demandé pourquoi il n’exposait pas. Il m’a dit : "Pas la peine, les gens vont juste critiquer. Je les fait pour mon propre plaisir, et ils vont simplement gâter tout le plaisir de ma création."
Donc, une des choses basiques que nous devrions éviter de faire, c’est de critiquer les autres. Mieux vaut vous critiquer vous-même. Faites votre autocritique, critiquer vos frères et sœurs, critiquer votre pays, critiquer toutes les habitudes que vous avez et riez de vous-même, c’est la meilleure façon d’agir. Si vous savez comment rire de vous-même, alors vous n’objecterez pas, vous ne ferez pas obstacle à la créativité d’une autre personne.
Donc, avec l'ego, vous devenez tellement condamnable, vous pouvez critiquer n'importe quoi, pense que vous pensez que c’est votre droit. Qui vous a donné ce droit de critiquer? C’est la question qu'il faut se poser. Comment pouvons-nous critiquons quiconque? En tant que saints, comme vous l'êtes maintenant bien sûr, vous pouvez savoir qui a des blocages, qui a de mauvaises vibrations, qui a un problème, vous le savez. Vous le savez, ce n'est pas du conditionnement, ce n'est pas que vous le faites à cause de l’ego, mais vous le ressentez sur vos doigts, c'est un sentiment réel en vous, c'est par le "bodha" que vous le savez.
Alors, que devriez-vous faire? Avec amour, vous devez dire à la personne, si possible, que: "Cela ne vas pas chez toi, il vaudrait mieux te corriger". Mais de manière à ce que la personne le fasse. Au contraire, si vous lui dites d'une manière qui fait qu'elle devient encore pire que ce qu'elle était, vous n'avez pas du tout aimé cette personne. Permettre à chacun de grandir.
Il y a beaucoup de Sahaja Yogis qui sont très, très bien, excellents, sans aucun doute, mais aussi il y a des personnes que nous pouvons appeler très difficiles, vraiment! Il y a une sorte de fêlure dans leur tête ou quelque chose, il manque parfois quelque chose. Je pense qu’ils ont une case en moins. Parfois ils se comportent comme des clowns et on a connu des gens qu’ont ne pouvait tout simplement pas aider. Ils pouvaient se montrer très intelligents par ailleurs, ils pouvaient être très pointus par ailleurs, mais pour Sahaja Yoga, ils ne pouvaient pas descendre au niveau où vous pouvez dire que maintenant, la croissance est possible.
Si la Terre Mère avait été très chaude comme le Soleil, il n'y aurait pas eu de croissance, ou si elle avait été froide comme la Lune, il n'y aurait pas eu de croissance. Elle devait être au centre où elle possédait ces deux aspects dans de bonnes proportions pour évoluer. De même, un être humain doit veiller à maintenir une tempérance, un équilibre et comprendre qu’il ne faut pas aller dans l'extrême. Quand vous aimez quelqu'un, vous apprenez à avoir cet équilibre. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Sahasrara Puja, Sorrento, Italie, 06/05/1989

Le terme de bodha signifie une perception, une connaissance des choses au moyen du système nerveux central. C'est une expérience qui doit se vivre et non s'apprendre intellectuellement.


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http://legendsofthelight.bandcamp.com/album/song-called-life

Puis entrez à droite le nom de "song called life"
Publié par dictionnaire sahaja yoga

lundi 19 juin 2017

Ishwara Pranidhan ou la Réalisation du Soi

Interviewer: Bonsoir. Bienvenue dans le programme. Mataji, vous êtes le leader de, ou vous êtes une praticienne, si j’ai bien compris, de Sahaja Yoga. Pouvez-vous expliquer ce que c'est?
Shri Mataji: Sahaja signifie spontané. "Saha" signifie avec, "Ja" signifie né; c’est inné, c'est spontané, c'est une force vivante, une force vivante qui a fait de vous un être humain à partir de l'amibe et va faire de vous un être supérieur n vous faisant devenir le Soi. Dans toutes les Écritures, vous verrez qu’il a été décrit que vous deviez renaître. Chaque prophète, chaque incarnation a déclaré que vous deviez naître de nouveau. Et il doit y avoir quelque chose en nous qui fait ce travail, et on l’appelle la Kundalini et qui était connue des gens – de très peu de personnes devrais-Je dire - dans les temps anciens.
Puis, dans les années 600, Adi Shankaracharya en a parlé très clairement, disant qu’il n’y a que l’éveil de la Kundalini, l'éveil de ce pouvoir résiduel en nous qui se trouve dans l'os triangulaire appelé sacrum – ce qui signifie un os sacré - imaginez, à ce moment-là, ils savaient que c’était un os sacré- qui s'élève et croise tous les centres subtils, perce la fontanelle et vous donne votre vrai baptême, votre véritable naissance. Et vous pouvez aussi sentir la douceur de votre zone d'os de la fontanelle sur la tête. Et c'est une actualisation. Ce n'est pas quelque chose que vous pouvez simplement acheter ou auquel vous adhérez, ou organisez. C'est une actualisation et vous pouvez voir la pulsation de la Kundalini à la base, la montée de la Kundalini et la rupture de la fontanelle appelée en sanscrit Brahmarandhra.

Interviewer: Donc, vous dites que c'est ... L'Esprit en nous, que vous appelez Kundalini?
Shri Mataji: Non. L’Esprit? C'est plutôt le Saint-Esprit, et l'Esprit est dans le cœur. L'Esprit est le reflet de Dieu en nous.
Interviewer: Ce n'est donc pas l'Esprit. C'est une force de vie?
Shri Mataji: C'est la force qui est le pur désir d'être uni à Dieu; elle est en nous tout le temps, à l'état de dormance. Elle ne se manifeste que quand elle voit, ou obtient des instructions, ou est gérée par une personne autorisée par Dieu. Pas par une institution ou par quelque chose, mais par Dieu. Une telle personne est elle-même une âme Réalisée. C'est comme si une lumière éclairée pouvait en allumer une autre. C'est très simple.
Interviewer: Donc, ce que vous essayez de nous dire, c'est que nous avons en nous une force vivante appelée ...
Shri Mataji: Un germe, une force de germination, peut-on dire.
Interviewer: D’accord, appelée Kundalini.
Shri Mataji: Oui.
Interviewer: Et elle est générée dans ...
Shri Mataji: Elle s’éveille. En fait, elle se déplace comme une énergie.
Interviewer: Dans l'os, mais autour de l'œil?
Shri Mataji: Non, non, non, au sacrum, c'est l'os à la base de la colonne vertébrale, l'os triangulaire.
Interviewer: D’accord, à la base de la colonne vertébrale et c'est là que cette force s’éveille.
Shri Mataji: Oui. Et elle s’élève. Vous voyez la pulsation s’élever et elle arrive jusqu’au sommet de la tête, qui s'appelle la fontanelle en termes médicaux. Mais, ici, cela s'appelle le "taloo" en sanscrit. Et elle le perce. Vous pouvez voir la pulsation venir ici et après un certain temps, la pulsation s'arrête.
Interviewer: C'est au moment où vous méditez? Vous pouvez voir cela chez quelqu'un qui médite? Ou…
Shri Mataji: C'est comme, vous voyez, pour cela, vous devez simplement placer votre main vers moi pour commencer. Ensuite, tout autre Sahaja Yogi peut aussi le faire. Mais pour commencer, vous devez placer vos mains vers moi juste comme cela, comme pour faire "namaz", vous voyez, comme lorsqu’ils font "namaz" (les mains ouvertes comme dans la prière de l'islam).
Interviewer: Les paumes ouvertes.
Shri Mataji: Oui, simplement les paumes vers moi et vous verrez que sur vos doigts, quand la Kundalini aura percé (la fontanelle) vous commencerez à sentir une brise fraîche souffler et c'est le signe que vous avez reçu cette Puissance qui vous traverse. Mais en plus de cela, vous obtenez beaucoup d'autres manifestations. Comme par exemple, vous vous sentez d’abord absolument détendu. Deuxièmement, vous sentez que la brise fraîche vient également de la tête, de la fontanelle. Tout d'abord, c’est de la chaleur qui sort et puis c’est une brise fraîche qui sort.

Interviewer: D’accord. Que se passe-t-il lorsque cela se produit? Qu'est-ce qui arrive au corps? Est-ce que l'on se relaxe? Est-ce que l'on devient plus saint? Qu’est-ce que ça se passe quand ça ... si ...
Shri Mataji: Vous évoluez. Vous évoluez vers un état de conscience plus élevé. Votre conscience telle qu'elle est, est une perception humaine ou une conscience humaine. Maintenant, mais votre Esprit reste en lui-même, il profite de lui-même, il n'existe pas dans votre conscient. Cela signifie que vous ne ressentez pas sa manifestation sur votre système nerveux central. Il reste tout seul.
Or, quand la Kundalini s’élève, elle intériorise votre attention car l'événement de la Réalisation se produit et cette attention se retrouve éclairée par l'Esprit qui est en fait situé dans le cœur. Mais le siège de l’Esprit est sur le "taloo", sur la fontanelle, sur le sommet. Donc, une fois que vous touchez cela (par l’éveil de la Kundalini) votre attention devient éclairée et l'attention elle-même devient consciente de la Conscience Collective. Elle devient, c'est un devenir. Ce n’est pas en disant simplement qu'ils sont tous frères et sœurs que cela se produit. Vous commencez à les percevoir sur le bout des doigts, tous les centres, les vôtres et ceux des autres aussi.

Interviewer: Donc, c'est une méthode pour faire face à des forces qui sont au sein de notre propre corps, pour parler franchement.
Shri Mataji: Oui, bien sûr. C'est pourquoi c'est "sahaj", c'est-à-dire inné. "Sahaja" - inné. Yoga signifie union avec Dieu. Ainsi, ce droit de renaître, d’être uni à Dieu est en vous. Mais cela doit fonctionner spontanément.

Interviewer: En quoi est-ce différent des autres pratiques de yoga que nous avons vues au fil des années? Cette forme de yoga que nous avons à la télévision le matin, dans les magazines féminins, les cours auxquels les gens vont, ce qui, je suppose, sont vraiment des exercices de relaxation. En quoi votre Sahaja Yoga diffère-t-il de cela?
Shri Mataji: C'est très différent parce que, vous voyez, dans ces yogas, l'accent est mis seulement sur le côté physique de la vie. Vous n'êtes pas seulement un être physique, ni un être émotionnel, ni même votre religion, qu’on appelle votre subsistance. Vous êtes bien plus que ça et tant que vous ne verrez pas ces trois aspects d’une façon correctement équilibrée, cela peut s'avérer être très dangereux. De plus, le Hatha Yoga qui se pratique ces jours-ci n'a peut-être aucun rapport avec ce qu'est le véritable yoga de Patanjali. Parce que le yoga de Patanjali était pratiqué à une époque où il y avait un autre type de système dans la société où les enfants de cinq ans avaient l'habitude d'aller chez des gourous, de rester chez eux, et là, les gourous choisissaient ceux qui étaient aptes pour la Réalisation. Ensuite, la première chose qu'ils faisaient, c’est Ishwara Pranidhan, ce qui veut dire l'établissement de Dieu en vous, soit la Réalisation.
Il y a huit choses simultanées, "ashtaangas". Ce ne sont pas seulement des exercices physiques, les exercices physiques ne concernent qu'un dixième de l'un d'entre eux. Mais la chose la plus importante, c’est l'établissement de Dieu, c’est à dire Sahaja Yoga. D'abord, votre Dieu doit être établi, puis vous voyez le mouvement de la Kundalini et vous voyez les obstructions des différents centres et vous savez quel centre doit être activé; s'il y a un problème physique, vous savez quel exercice faire. Mais avec le yoga moderne d'aujourd'hui, c’est comme si vous preniez tous les médicaments en même temps, d’un seul coup, qu'ils soient nécessaires ou non. Vous ne savez pas ce que vous vous faites. C'est absolument absurde. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Interview à la radio, Sydney, Australie, 31/03/1981
Publié par dictionnaire sahaja yoga