Shri Mataji démêle tout

Mère démêle tout (1)
Nous étions au Portugal en 1980, au début du mois d'août, dans un petit village appelé Cintra. Nous étions une dizaine de personnes et nous sommes allés dans une auberge au sommet d'une colline. L'auberge appartenait à un vigneron.
« Il y a du vin dans la cave », dit Shri Mataji, au sujet des mauvaises vibrations qui y régnaient.
Nous étions tous assis autour de la table rectangulaire et Mère portait un sari blanc. Ses longs cheveux retombaient sur ses épaules. Elle se trouvait au milieu de la table et, devant elle, se trouvaient une corbeille de pain et du raisin ; nous attendions tous de prendre notre souper. Deux petites filles du coin se sont précipitées dans le restaurant ; Mère leur a souri, puis elles sont reparties en courant.
« Réalisées ! » dit Mère.
« Oh, comme c'est doux, elles sont juste entrées pour obtenir leur Réalisation », ai-je pensé. Elles avaient environ dix ans et ne faisaient que passer, en courant.

Nous étions sur le point de prendre du raisin.
« Attendez un instant », dit-elle, en posant ses mains dessus pendant un moment, « Maintenant, vous pouvez prendre le raisin. »
Nous avions goûté le raisin avant qu'elle ne pose ses mains dessus : il était assez ordinaire, sucré, mais sans saveur particulière. Après qu'elle eut posé ses mains sur le raisin, il était absolument succulent, avec une délicieuse saveur de nectar.
Alors, nous avons simplement mangé le raisin en la louant et en disant combien il était bon.

« Maintenant, prenez ce pain et partagez-le entre vous », dit Shri Mataji. C'est ce que nous avons fait, et j'étais tout à fait émerveillée par ce qui se passait, car je me suis rappelé une scène survenue il y a deux mille ans. « Vous voyez », continua-t-elle, « quand le Christ a partagé le pain entre ses disciples, il pouvait dire : "Prenez ceci, car c'est mon corps", parce que ce pain même était son propre corps, car il était rempli de vibrations, et car il était lui-même rempli de vibrations, il était le "pranava". Il était les vibrations mêmes. Il pouvait transmettre cela au pain et, évidemment, lorsque les disciples ont mangé ce pain, ils ont absorbé ses vibrations. » Et c'était la même chose avec le raisin ou le « vin » que Shri Mataji a transformé.

J'étais complètement émerveillée et en pleine méditation, car des années et des années de catholicisme ne m'avaient jamais expliqué ce mystère. Là, en un instant — comme si l’on utilisait un télescope —, Mère a tout mis en lumière pour nous ; nous avons compris ce qui se passait, et c’était d’une grande beauté.

Ensuite, nous sommes sortis ; c'était le soir, et un magnifique coucher de soleil se déployait devant nous à Cintra, au Portugal. Shri Mataji portait un châle bordeaux autour de la tête. Debout près de Mère, je pouvais voir son profil se découper sur le ciel. Nous étions tous là à ses côtés, le regard fixé sur le soleil. Soudain, le temps a semblé s'arrêter, et le soleil s'est figé sur l'horizon — interrompant sa descente — rayonnant comme un grand disque de lumière éclatant face à Shri Mataji. J'observais son profil ; ses grands yeux bruns étaient fixés sur le soleil. Je me suis dit : « Le soleil attend de se coucher parce que Mère est présente. »

Puis, j'ai vu l'un de ses yeux cligner en direction du soleil, comme pour lui donner la permission de descendre. Le temps a repris son cours, et le soleil a recommencé sa descente. J'ai senti qu'il venait de rendre hommage à Shri Mataji, et qu'elle avait accepté son hommage d'un clignement d'œil. Et c'est ainsi que cette magnifique soirée s'est achevée.
Antoinette Wells

Mère démêle tout (2)
Je me souviens de cette image, car elle était d’une grande beauté. Shri Mataji avait ses longs cheveux sombres retombant sur ses épaules, et elle était enveloppée dans un châle rouge foncé. « Shri Mataji, s'il vous plaît, pourriez-vous nous expliquer ce qu'était l'eucharistie, la communion (la messe chrétienne) ? », demanda Antoinette, ma sœur aînée, à Shri Mataji.
Shri Mataji ressemblait vraiment au Christ et a pris une miche de pain, assez grande et ovale. Elle le garda un moment dans sa main, puis commença à donner un petit morceau de pain à chacun d'entre nous.
« C'est tout. C'est cela. Voilà tout ce que c'est », nous a-t-elle dit.

Nous avons tous mangé ce morceau de pain en silence. Nous avons réalisé que cette communion était la même chose que la nourriture vibrée que Shri Mataji nous donne. Elle avais mis ses vibrations dans le pain avant de le donner à chacun de nous.
Nous avons donc aussi réalisé, par l'expérience, ce que c'était. Ce fut un moment très fort.
Marie-Laure Cernay

Voici le même moment raconté par deux sœurs le 3 aout 1980, à Cintrai au Portugal. 
Eternally Inspiring Recollections, volume 1, Chapitre 21 : 1980 – Un voyage au Portugal.
Publié par dictionnaire sahaja yoga


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