Les premiers pas de Sahaja Yoga en France
Aidée d'Annick, qui avait reçu sa Réalisation en Australie, peut-être un an auparavant, Marie commença à organiser les premiers programmes à Paris et à Orléans. Robert, qui habitait Orléans, arriva en septembre 1980. Il y avait bien eu quelques rares programmes à Paris quelques mois auparavant, mais aucun nouveau n'était resté. À partir de novembre de la même année, après une série de trois programmes avec Shri Mataji, un petit groupe demeura et initia les tout débuts du collectif en France. Ce petit groupe était composé d'environ sept personnes. Parmi celles qui restèrent après quelques mois, il y avait Alexandre P. et Laurent D. qui lui partit par la suite en Allemagne pour y poursuivre Sahaja Yoga.
Quelques autres personnes étaient également présentes, mais elles quittèrent le collectif au fil des premières semaines. Nous étions tous très jeunes (20 à 22 ans) et Marie, plus âgée, était devenue la grande sœur du groupe, toujours bienveillante et attentive à notre progression dans la méditation. Elle nous recevait très chaleureusement tous les mardis soirs chez elle. Elle nous enseignait les techniques d'équilibrage afin de nous conduire au bien-être et à la conscience sans pensée. Les débuts furent un peu laborieux et, je dois dire que nous ne sentions vraiment les vibrations que le mardi soir chez elle. Cela ne nous empêchait cependant pas d'être réguliers dans notre pratique quotidienne, car nous étions très déterminés. Shri Mataji était venue plusieurs fois dans son appartement et, de ce fait, la qualité vibratoire du lieu était incontestable et cela nous nourrissait abondamment.
Le premier jour de ma rencontre avec Shri Mataji commença par un miracle. Je me retrouvai devant un magasin fermé, car l'adresse que j'avais n'était pas la bonne. J'étais profondément déçu, mais très rapidement une personne, venue de nulle part, m'adressa la parole sans que je lui demande quoi que ce soit. Elle me donna l'adresse exacte, puis continua son chemin dans la direction opposée au lieu indiqué. J'étais alors dans l'illusion totale de croire qu'il était normal qu'elle m'aide. Ce n'est qu'après sa disparition que je réalisai à quel point cet instant avait été extraordinaire. Lorsque je suis entré dans la salle, j'ai ressenti une énergie maternelle très dense qui remplissait entièrement l'espace. La salle était de taille moyenne et nous étions une trentaine.
La singularité de ces débuts était que Shri Mataji se déplaçait auprès de chacun de nous après le protocole d'éveil. Elle nous massait le dos, nous indiquait les chakras bloqués et nous donnait les solutions pour les purifier. Elle nous consacrait beaucoup de temps et, pour ceux qui en avaient davantage besoin, comme ce fut mon cas, elle proposait que nous lui massions les pieds. Elle nous dégageait parfois le chakra du Vishuddhi en débloquant les cervicales avec détermination, ce qui nous plongeait dans un immense bien-être spirituel.
Le dimanche suivant, Shri Mataji nous invita à déjeuner chez Marie. Nous sommes restés toute l'après-midi avec elle et elle nous conseilla pendant des heures afin d'établir le tout premier collectif en France. Par la suite, un petit groupe intéressé à poursuivre la pratique venait chez Marie tous les mardis soirs. Un an s'écoula. Un jour Shri Mataji vit Annick jouer au loto et lui demanda pourquoi elle le faisait. Annick lui répondit qu'elle voudrait de l'argent pour acheter une maison collective pour vivre avec les autres Sahaja Yogis. Et Shri Mataji lui répondit qu'il suffisait qu'elle ait un désir sincère pour l'obtenir. Et le soir même, lors d'un programme public, Nathalie eut sa Réalisation et proposa d'utiliser la maison de son père. Nous y allions les week-ends et nous commençâmes à apprendre les pujas et les havans.
En 1981, Nathalie, Christian D. et Benoît C. nous rejoignirent. Christophe R. arriva quelque temps plus tard. Nous étions alors une dizaine à nous voir très régulièrement. Shri Mataji venait tous les six mois dans le premier ashram du Raincy. Les moments passés en sa présence étaient profondément nourrissants, lumineux et hors du temps.
À cette époque, nous allions parfois en Angleterre, à plusieurs dans une voiture, pour voir Shri Mataji, environ tous les six mois. Elle nous recevait chez elle, dans son salon, où nous méditions ensemble. Shri Mataji prenait la main de Marie et nous formions une chaîne tous ensemble. C'étaient des moments intenses, d'une grande douceur, durant lesquels nous pouvions échanger avec Shri Mataji et lui poser toutes sortes de questions. À l'hiver 1982 commencèrent, pour nous, les tours en Inde, qui eurent lieu chaque année. Ils contribuèrent considérablement à renforcer et à établir davantage le collectif.»
D'après le témoignage de Dominique
La maison du Raincy appartenait à monsieur Amram, une personne de confession juive, le père de Nathalie alors très jeune Sahaja Yogini tout juste majeure. Les Sahaja Yogis ont habité dans cette maison pendant 8 ans et y ont établi un ashram sans vraiment payer de loyer, juste en payant leurs consommations. Et même lorsque les factures étaient impayées, c'était encore monsieur Amram qui les payait.
L'établissement de Sahaja Yoga en France a débuté grâce à la générosité d'un homme qui a soutenu le travail de Shri Mataji sans que l'on en connaisse son importance.
Cete générosité, qui est une des qualités des chakras de la France, a donc été à la base de l'établissement de notre yoga. »
D'après le témoignage de Jean-Pierre
Publié par dictionnaire sahaja yoga


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