Les débuts de Sahaja Yoga: Merci Marie Rouger


« Je dois vous dire que pour moi, la France a été le pays le plus difficile pour Sahaja Yoga. Pour commencer, nous avons eu Marie qui était en charge de Sahaja Yoga en France. Et d'une façon ou d'une autre, il lui a été impossible de gérer les choses. Quand je venais pour des conférences, il y avait beaucoup de gens, mais quand je repartais, ils se mettaient tous à s’attaquer à elle. Ainsi, tous les trois mois, elle me téléphonait pour me dire: "Mère, venez sinon je vais abandonner Sahaja Yoga. Je ne vais pas travailler avec eux." Et à chaque fois que je venais ici, ils me parlaient toujours en mal d’elle: "Elle est comme ci, elle est comme ça." Et à tel point que je leur ai dit: "Avez-vous un remplaçant?"
Elle était une personne très généreuse. Elle a prêté sa propre maison où J’allais lorsque Je venais et restais chez elle. Et entre elle et moi, nous payons à nous deux pour la salle, pour tous les arrangements, pour la publicité. Elle payait une partie de l'argent. Bien sûr, moi aussi Je payais, mais elle payait une partie de l'argent. Mais il y avait tant de critiques que je ne pouvais pas comprendre pourquoi, au lieu d'aller à Sahaja Yoga, d’en apprendre sur Sahaja Yoga, ils la critiquaient simplement. C'était leur boulot.
Elle avait une amie. Je veux dire que c’était une vraie bonne amie pour elle, qui a également commencé à mal se comporter envers elle.
Ainsi, la personne qui la critiquait vraiment beaucoup c’était cet homme. Je lui ai donc dit: "D'accord, sois le leader maintenant." Bien que Marie fut une personne très profonde, une vraie chercheuse et une très sincère personne. Et elle était très généreuse, et ne m'a jamais demandé quoi que ce soit.
Mais ils lui demandaient des comptes pour la moindre chose: "Où as-tu dépensé cet argent? Qui a fait cela?" Je veux dire que c'était terrible, comme si c’était eux qui l’entretenaient, vous voyez. Et j’en suis arrivée à la conclusion que nous devions changer de leader. »
Shri Mataji Nirmala Devi, conversation avec les Français, Le Raincy, Paris, 17/08/1987

« Marie était un pilier de Sahaja Yoga en France. Un esprit libre, un grand cœur, pleine d'humour, de générosité. Des moments de joie, de rire, de fraternité. Merci Marie notre sœur. »
Jean-Pierre


« Marie Rouger était une dynamique Yogini française. Nous avions l'habitude de traduire Shri Mataji de l'anglais vers le français. Mais, comme Shri Mataji nous le demandait au hasard, nous devions rester vigilantes ! Je me souviens que nous étions tous restés dans son appartement à Paris, après un programme à Paris. Tard dans la soirée, quand le chauffeur s'est égaré et que nous avons tourné tout autour de Pigalle où les prostituées marchaient dans les rues, Shri Mataji a dit à ce moment-là: "Paris est la porte de l'enfer". Il était évident que Shri Mataji voulait purifier ce quartier. Mais à l'époque, je me sentais assez gênée de tourner en rond tard dans la nuit... Quand nous sommes arrivés à l'appartement de Marie, nous étions tous assez fatigués car il était très tard. J'avais acheté un petit oreiller recouvert de satin à Genève pour Shri Mataji afin que sa tête s'appuie sur quelque chose qui n'avait pas été utilisé auparavant (Juillet 1980). »
« J'ai un autre doux souvenir de Marie: elle était sur le point de donner naissance à son premier enfant dans un hôpital. Nous étions avec Shri Mataji quelque part, je crois que c'était à Zurich, et quelqu'un avait donné un petit bouquet de fleurs à Shri Mataji : elle l’a gardé en main pendant un long moment. À la fin, Shri Mataji l'a tendu à une Yogini, en disant : "Apporte ces fleurs à Marie maintenant." (vers 1987)»
Antoinette

« Vers 1980, Shri Mataji a visité Paris et une trentaine d'entre nous y sont allés aussi. Shri Mataji est restée dans le petit appartement de Marie et Marie nous a tous invités à y rester. D'une manière ou d'une autre, nous nous sommes tous glissés dans l'appartement, dormant à tour de rôle sur le sol dans la chambre de Shri Mataji. Ce fut une période inoubliable, avec des visites à Versailles et au Louvre. Shri Mataji a donné des programmes publics à Paris. Les vibrations étaient incroyables. Nous nous sommes tous assis sur l'herbe avec Shri Mataji devant le Louvre en méditation profonde. »
Patricia

« Le 24 juillet 1980, Mark et moi nous sommes mariés et Marie nous a offert son appartement pour notre lune de miel. La visite de Shri Mataji avait eu lieu juste avant cela et l'appartement était comme un lieu paradisiaque rempli de la présence de Shri Mataji. »
 Maureen

« Je me souviens avoir été dans l’appartement de Marie pour un week-end de puja et Shri Mataji a dormi dans la chambre de Marie avec des dames autour d’elle sur le sol. Nous partagions toutes la même salle de bain et j’attendais mon tour quand soudain Marie et d’autres sont entrées pour la nettoyer pour que Shri Mataji puisse l’utiliser. Lorsque Shri Mataji est sortie, elle a dit: "J’ai laissé l’eau pour que vous puissiez l’utiliser." Puis nous, 3 dames dans la file d’attente, sommes entrées. Je me suis lavée le visage avec l’eau qui restait dans le lavabo. Et je me suis immédiatement sentie complètement lavée de l’intérieur! Et et j'ai ressenti une magnifique sensation céleste à l’intérieur. C’était magique. Je crois que c’était au printemps 1980. »
Felicity

« Marie Rouger, la première Sahaja Yogini française était totalement dévouée à Shri Mataji et d’une grande générosité. Elle avait par exemple acheté le matériel pour réaliser les copies des K7 audio de Shri Mataji, essentielles pour le petit collectif de l’époque. Elle avait mis à disposition son appartement pour l’accueil des nouveaux et les méditations collectives hebdomadaires... »
Christophe R.


« Le manteau de fourrure était une peau de léopard des neiges et bien sûr, plus tard, un animal hautement protégé. Shri Mataji l’avait apporté cela ainsi que deux autres manteaux de fourrure à Francfort et nous avait demandé d'essayer de les vendre dans des magasins juifs. En fait, il n’avait pas été possible de les vendre. C’était sûrement pour travailler sur un aspect du passé de l’Allemagne. »
Thomas

« Ce quartier de Paris, où sont prises les photos, est un quartier populaire où vivent beaucoup d'Africains. Le magasin Marché Saint-Pierre est un immense magasin de tissus qui a plusieurs étages et qui propose de très bons prix (le plus grand magasin de tissus d'Europe). Shri Mataji y est allée de nombreuses fois. J'y suis allée 2 ou 3 fois avec elle pour faire du shopping. Et à chaque fois, Shri Mataji allait à chaque étage et touchait les rouleaux de tissus partout dans le magasin. Elle achetait des tissus pour faire des saris pour les dames indiennes, souvent en polyester. Elle disait que les Indiens aiment ça car c'est pratique. Elle achetait aussi d'autres tissus comme de la soie. Elle touchait tellement de tissus ! Les gens ensuite les achetaient. Elle donnait des vibrations de cette façon aux gens. Elle donnait sans cesse des vibrations et de l'amour. »
Dominique

1er et 3ème photos: Au Marché Saint Pierre à Paris (ici Shri Mataji est avec Christine, Anne-Laure et Marie qui est blonde)
L'appartement de Marie se situait au 175 avenue Ledru-Rollin 75012
Marie est décédée en mai 2024, 10 jours après son mari Raymond.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

Commentaires

Hubert a dit…
Je dois beaucoup à Marie. Sa patience, son intelligence, son humour et sa parfaite pédagogie m'ont tout de suite embarqué dans l'aventure sahaj. Sa réelle empathie, dénuée de jugement, m'a aidé à avancer dans ces temps compliqués des années 80. Nous étions apprentis en toute chose et avions une tâche immense à accomplir. Elle était et restera à jamais notre grande sœur dans nos cœurs, un des premiers pilliers solides de Sahaja Yoga France.

Shri Mataji a dit un jour: " Quand quelqu'un m'a appelé Mère, une fois, il reste mon enfant pour toujours".

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