mercredi 11 juillet 2018

Les enfants sont résistants


« Au niveau du chakra du Nabhi, nous ne comprenons pas non plus que manger n'est pas quelque chose de si important. Peu importe si vous ne mangez pas votre repas aujourd'hui, qu'est-ce que cela fait? C'est très important, vous savez.
À Pune, nous avons eu un puja, et il y avait des enfants occidentaux au puja ainsi que des enfants indiens. Comme d'habitude, le puja est toujours tard. Mais c'était le soir du puja de Sankranti. Alors à huit heures, les enfants, les enfants occidentaux, se sont levés - qu’il y ait un puja ou autre- et sont tous partis pour prendre leur dîner. Cela a fait mauvaise impression, les Indiens n’ont pas compris: "Comment cela peut-il être?" Mais il leur fallait dîner à huit heures. Supposons qu'ils ne mangent pas leur repas à huit heures, qu'arrivera-t-il, vont-ils mourir?
Ainsi, d'une certaine façon, nous limitons les enfants par nos propres conditionnements, mais aussi nous les laissons se comporter comme s’ils étaient des adultes, des gens mûrs. Nous sommes tellement entichés de nos enfants, comme si avoir des enfants était quelque chose de formidable: tout le monde peut avoir des enfants, qu'y a-t-il de si formidable à cela?
Vous devez vous occupez de vos enfants, c’est très bien, mais cela ne veut pas dire que vous deviez toujours être scotchés à eux, penser à eux, vous inquiéter pour eux et pour personne d'autre. Donc, si vous devez pénétrer la zone limbique, qui est la place du Virata, qui est - Je dirais, du Vishuddhi à l’Hamsa, puis de votre zone limbique au Virata, alors votre intérêt doit s'étandre.
Donc, l'autre type de discernement doit être: "Est-ce que je ne pense qu'à mon enfant? Est-ce que je ne pense qu'à ma femme? Est-ce que je ne pense qu'à eux, ou est-ce que je m'inquiète aussi pour les enfants des autres? Je pense aux enfants des autres?" Je vous parle de ça car nous avons un type de préoccupation tellement bizarre, et vous détruisez aussi vos enfants par ce genre d'inquiétude inconsidérée.

Par exemple, nous avons une école en Inde et les enfants devaient rester à Pune. Il y avait mon Puja. Je leur ai dit: "N'emmenez pas d'enfants", parce que Je savais que ces enfants sont des enfants occidentaux, pas faciles, qui ne peuvent rien supporter. Mais les enfants ont insisté, et les enseignants ont dû les emmener. Donc le Puja s’est fini très tard, comme d'habitude. Je pense qu'il était onze heures du soir, et il n'y avait aucun moyen de transport, c'est pourquoi J'avais dit: "Ne les amenez pas."
Ils ont donc dû prendre une sorte de camion, parce que ces jours-là, on n’avait pas d'essence, on passait des très mauvais moments. Donc ils ont dû y aller par camion. Il sont rentrés vers deux heures du matin. Certains des pères étaient logés chez moi. Le jour suivant ils ont dit:
"Mère, notre coeur droit est bloqué."
J'ai dit: "Qu'est-ce qui s'est passé?"
"Une telle cruauté!"
J'ai dit: "Quelle cruauté?"
"Les enfants sont rentrés à deux heures du matin."
"Et alors?"
Le coeur droit se bloque? Quel attachement! Si vos enfants arrivent à deux heures, quelle importance cela a-t-il? Pourquoi êtes-vous si inquiets à ce sujet? Ce sont des âmes Réalisées, Dieu s’en occupe ...

Donc, le discernement serait d'élever nos enfants selon la culture sahaj: le premier des principes de Sahaja Yoga, c’est le courage. Sahaja Yoga n'est pas destiné à des chouchous délicats. Vous devez être des soldats de Sahaja Yoga, vos enfants doivent être les soldats de Sahaja Yoga, pas des chouchous délicats. Ce n'est pas fait pour eux. Bien qu'ils soient nés Réalisés, vous les gâtez en en faisant des chouchous délicats. Vous devez les endurcir, les rendre hardis. Vous devez leur donner l’estime d’eux-mêmes. Vous devez développer en eux la dignité, le courage, la résistance. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Hamsa Puja, NewYork, USA, 28/04/1991
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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