vendredi 2 mars 2018

Joyeux Holi!



« Une religion qui donne de la peine et du chagrin n'est pas une religion. Mais de telles choses se sont glissées dans toutes les religions, dans le dharma hindou aussi. C'est-à-dire que seul quelqu’un de totalement desséché est considéré comme un grand saint. Il se doit d’être absolument émacié, sa situation telle que s'il a des difficultés dans la vie. Et il devrait être dans un tel état, vraiment à moitié fou. Il peut se mettre à danser à n’importe quel moment ou bien se mettre à pleurer. Comme un squelette au visage creux, il devrait avoir de nombreuses rides sur le visage, des yeux qui sortent comme des yeux globuleux, agités, avec une santé terrible, et toutes sortes d’imbroglios. Une telle personne ne peut jamais être dharmique.
Vous devriez toujours avoir un tempérament joyeux, votre attitude devrait être accueillante, le cœur ouvert, et comme si la lumière s’écoulait à travers vous.
Donc, pour ce Holi après le dahan (les feux de joie), comme Je l'ai dit hier, décidons aujourd'hui que le festival de Holi sera comme le Diwali: la joie devrait vous submerger.
Pourquoi y a-t-il de la joie à Holi? Nous ne brûlons qu’une seule démone, Holika, mais ensuite, la joie se propage à la Conscience Collective, qu'il s'agisse d'un balayeur ou d'un éboueur ou même de toute autre personne travaillant dans la maison.
Par exemple, dans ma famille à Lucknow, d'où vient ma famille, les gens sont des propriétaires terriens. Ainsi, le balayeur n'ose pas entrer dans leur maison. Les gens n'aiment pas les voir venir même sur leur seuil, cela va jusque là, ils les réprimandent. Mais le jour de Holi, n'importe qui, qu'il soit un maître ou un serviteur, n'importe qui joue à Holi, tous ensemble. Même si vous déchirez les vêtements du maître, personne ne vous réprimandera le jour de Holi.
C'est de cette façon que cette célébration sociale et collective du bonheur a commencé dans notre pays.

Mais pour Holi aussi, les êtres humains ont commencé à dégrader le festival et à le rendre immoral.
La même chose arrive partout, tout commence à se détériorer; cela pourrit parce que c'est vivant. Ce qui est vivant finit par pourrir. De même ici, quand cela s'est produit, c'est devenu sale et très mauvais.
Quand le festival Holi a commencé à être célébré au Maharashtra, les gens s'y sont d'abord beaucoup opposés, parce que les participants juraient, utilisaient un langage vulgaire. Parce que les gens de l'Uttar Pradesh sont appelés "bhaiya" et en Marathi il n'y a pas de jurons ni toutes ces grossières profanations, donc les Marathis utilisent aussi les jurons du hindi parce qu'ils n'ont pas de tels mots dans leur langue, ils les ont importés. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Holi puja, traduit de l’hindi, Delhi, Inde, 29/03/1983

La fête de Holi est célébrée à la fin de l'hiver, le lendemain de la pleine lune en mars de chaque année. À la veille de Holi, de grands feux sont allumés pour marquer l'occasion et brûler les mauvais esprits. On appelle cela le Holika dahan.
Les célébrations de Holi en été sont dédiées au Seigneur Krishna et la mythologie est différente de celle-ci qui parle de la protection de Vishnou.
Dans l'après-midi, avant d'allumer le feu, on fait une cérémonie de puja afin de garder les enfants en bonne santé et de les protéger des influences néfastes. Cela vient de l'histoire de la démone "Holika" dans le Narada Purana. Holika voulait réaliser le souhait de son frère démon d'être le seul à être vénérer. Or, son propre son fils Prahlad adorait le Seigneur Vishnou au lieu de son oncle. 

Holika, qui pensait ne pas pouvoir être blessée par le feu, a décidé de sacrifier son propre enfant. Elle s'est assise au milieu d'une fournaise en tenant son enfant sur ses genoux. Cependant, Vishnou n'a pas permis à son jeune disciple Prahlad de périr par le feu et c'est Holika qui a été brûlée.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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