mercredi 21 février 2018

La culpabilité pousse à blesser les autres

« Je dirais que, comme la force réelle de votre Esprit est la virginité (et que vous l'avez perdue), vous avez aussi perdu le sens de la joie. Vous êtes des rabats joie. Du matin au soir, vous êtes des rabats joie les uns pour les autres – en disant des choses dures, voyez-vous, avec cette langue (bien pendue).

J’ai joint mes mains devant vous car Je savais que cela vous contrarirait un peu, alors J’ai juste gardé mes mains jointes là, pour que votre esprit ne soit pas trop décontenancé. Entre mes mains, voyez-vous, J’ai très attentivement pris votre coeur pour le garder là, de sorte que vous ne vous sentiez pas blessés. Parce que ce n'était pas cassant, mais c'est la vérité qui est dure. Pourtant, J’ai tenu votre coeur soigneusement entre mes paumes, pour que vous ne vous sentiez pas blessés.

Donc, pour faire du mal à autrui, il vous suffit d'ouvrir la bouche et de blesser. On ne sait pas combien d'ondes haineuses on crée ainsi en soi-même.
Vingt-quatre heures ne me suffisent pas pour aimer les gens. Maintenant, Je vais avoir soixante ans. Je ne pense pas avoir justifié ces soixante années parce que Je n'ai pas pu aimer les gens autant que Je l’aurais voulu. Le flux est si grand que mon corps en souffre et parfois Je me maudis en me disant: "Pourquoi devrais-je porter une telle charge d'amour en moi-même?" Et il y a peu d'excitation avec le puja aussi. Vous savez ce qui m'arrive, Je frémis. Parfois, vous m'appelez pour un puja, or que va-t-il se passer? Puis parfois, quelqu'un peut poser une question: "Mère, n'avons-nous pas absorbé vos vibrations?" C'est évident, mais Je ne veux pas le dire car si Je dis cela, votre Vishuddhi va se bloquer, vous absorberez encore moins.
Je dois faire un travail très délicat. Vous êtes déjà des gens blessés, parce que vous vous êtes blessés vous-mêmes. Personne ne vous a fait ce mal, vous vous êtes gentiment blessés vous-mêmes. Vous avez essayé de vous blesser de toutes les manières possibles. Maintenant à cause des blessures, la culpabilité est en vous et vous blessez les autres. C'est aussi simple que ça. Alors ne vous faites pas de mal à vous-mêmes, il n’est pas nécessaire de vous blesser. Mais rappelez-vous que nous n'avons pas à être durs avec qui que ce soit. Nous devons être doux. Nous devons être gentils.
Il y a aussi des psychologues qui se sont mis en avant et vous ont donné des explications de votre dureté: "Votre volonté doit être forte, si vous ne parlez pas comme ça, les autres profiteront de vous." Qui peut profiter des Occidentaux? C'est absurde, totalement absurde! Que ceux qui ont fait l'injustice partout dans le monde devraient dire une telle chose, est absurde! Je ne peux pas comprendre qu’ils puissent donner une telle explication!

Mais maintenant le temps est venu. Vous êtes ceux qui vont changer ce que pense Dieu (de vous) avec votre bon comportement. Vous allez plaire au Dieu courroucé. Vous allez représenter cet espace qui absorbe la compassion de Dieu. Demandez sa compassion! La méritez-vous? Si vous ne la méritez pas, qui aujourd’hui va la mériter dans ce monde occidental, dites-le moi? Vous êtes choisis pour cela, spécialement préparés pour cela, pour créer un espace, afin que la Divinité de la compassion soit éveillée chez le reste d'entre eux.

L'arrogance: vous avez vu ce qui s'est passé dans le développement de Sahaja Yoga. Nous avons fait un programme où nous avons eu, disons, un millier de personnes. Au suivi, il n'en est venu que trois. C'est typique.
J'ai passé la majeure partie de mon temps précieux dans ce pays et en Occident. Malgré cela, l'arrogance me déroute parfois. L'arrogance des uns envers les autres, même envers moi parfois. Ils sont si arrogants! Je ne peux pas penser à quelqu'un d’autre ayant été aussi arrogant envers moi qu'ils le sont eux. La façon dont ils me parlent, la façon dont ils se comportent envers moi, Je ne peux tout simplement pas comprendre comment ils peuvent être comme ça. »
Shri Mataji Nirmala Devi, premier jour du Navaratri, Hampstead, Londres, 17/10/1982
 

Le sens de la virginité et de l'innocence est la base de nos racines. Ces notions vont au-delà de leur sens premier car elles sont à l'origine de notre joie et de notre spontanéité. Elles s'opposent à l'arrogance ou la fourberie par exemple.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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