mercredi 20 septembre 2017

Y a-t-il une seule façon de shoebeater?

« C’était un jour à Brompton Square, vers 1983. Shri Mataji lisait son courier. Un certain Sahaja Yogi était allé en Espagne pour développer Sahaja Yoga et Shri Mataji lui avait demandé de lui écrire et de lui faire part de la situation. Mais dans sa lettre, il ne faisait que lui parler de ses shoebeatings personnels.
Shri Mataji nous a lu un passage de cette lettre: il se plaignait que les choses étaient difficiles parce qu'il ne pouvait pas bien faire ses shoebeatings. Comme il vivait en appartement dans une grande tour et qu'il n'avait pas de jardin, il pensait que sa seule option était de shoebeater sur le rebord de la fenêtre, de manière à faire cela à l'extérieur de l’appartement plutôt qu’à l'intérieur. Mais le problème, c’était que les voisins le regardaient et qu'il ne pouvait donc pas se concentrer correctement sur ce qu’il faisait. Voilà ce qu'était son problème.

Shri Mataji a dit qu’il était dommage de voir les gens écrire et discuter de problèmes et questions aussi mineurs. Elle était très déçue de recevoir une lettre comme celle-là. C'est pour cette raison que nous n'avons pas osé demander à Shri Mataji quelle aurait été la réponse à cette simple question. Cependant, nous voulions savoir ce qu'il fallait faire dans une situation comme celle-ci.

Nous avions déjà entendu parler de l'astuce du rebord de la fenêtre auparavant, mais maintenant il y avait le problème du voisinage. Alors, que faire? Même si nous n'avions pas posé de questions à cette occasion-là, il est apparu que cette question avait déjà été posée plusieurs fois à Shri Mataji par d'autres Yogis.
La réponse, c'était que si les circonstances ne permettent pas de shoebeater à l'extérieur, il était admis de le faire à l'intérieur. Et si le problème était de déranger les voisins avec le bruit, Shri Mataji avait dit, un jour, qu'il était même autorisé de shoebeater sur un oreiller. En un mot, l'important c'était de pouvoir shoebeater à l'intérieur dans certaines circonstances, et de trouver une solution pour shoebeater d'une manière ou d'une autre.

À plusieurs occasions, quand quelqu'un venait rendre visite à Shri Mataji, un ou deux Yogis allait à sa demande sur le patio, pour shoebeater le nom de la personne. Nous n'en avons jamais parlé aux personnes en question, mais si nous l’avions fait, elles se seraient probablement shoebeatées elles-mêmes avant de venir voir Shri Mataji, auquel cas il n'aurait pas été nécessaire de le faire à leur place.

À plusieurs reprises, nous avons vu Shri Mataji utiliser un style différent ou une version différente du shoebeating. Elle était assise pieds nus sur un canapé et n’utilisait aucune chaussure. Elle mettait l'attention sur un certain problème puis frappait le sol de son propre talon (gauche) tout en comptant un certain nombre de fois. Cela ne prenait guère plus d’une ou deux minutes et nous pouvions voir que Shri Mataji comptait mentalement et se concentrait sur le problème. Il y avait un certain rythme dans les battements, et Shri Mataji ne parlait pas en le faisant. Personne ne lui parlait non plus pour ne pas l’interrompre.

En d'autres occasions, nous avons vu Shri Mataji pratiquer encore une autre version du shoebeating, très discrètement dans les rues, cette fois, chaussures au pied. Mais dans ces circonstances, Shri Mataji se tenait debout et cette fois elle frappait le sol avec le talon de son pied chaussé. Elle portait (bien sûr) ses chaussures tout en faisant cela. Elle se tenait debout dans un coin de la rue, appuyée contre un mur et tapotait le sol avec le talon de son pied gauche, tout en restant debout et chaussée.
Mais tout ceci était fait tellement discrètement que personne ne le remarquait, parce que Shri Mataji levait à peine le pied pour tapoter doucement sur le sol, même si le tapotement était assez rapide, voire rapide, en rythme et pratiquement silencieux.
Shri Mataji était concentrée en le faisant, et ne parlait pas en le faisant. Ainsi, nous attendions toujours la fin de son shoebeating. Je l'ai également vue une fois utiliser ce style de shoebeating avant d’entrer dans la salle d’un programme public.

Shri Mataji a elle-même montré l'exemple, en shoebeatant pour faire face à diverses situations, comme avant un programme public.
Peut-être que Shri Mataji agissait ainsi pour que nous le voyions. Peut-être que nous aurions pu shoebeater afin que ce programme public se passa bien, mais il ne nous était jamais venu à l’esprit de le faire pour aider Shri Mataji, mais peut-être que nous aurions pu le faire.
Le message était très clair: le shoeabeating est efficace et nous pourrions l'utiliser beaucoup plus souvent car même Shri Mataji l'a utilisé pour des programmes publics et pour toutes sortes de situations.
Luis »
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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