jeudi 16 mars 2017

Quand la liberté devient prison

« Un autre point important doit être évalué, en particulier par le monde libre, c’est que lorsque l’on abuse de la liberté, elle peut devenir démoniaque. Parce que la liberté de l'être humain rationnel peut aussi être utilisée pour servir des buts destructeurs et nuisibles, consciemment ou inconsciemment. Dans le monde libre, les politiciens sont très désireux de conserver leurs sièges le plus longtemps possible, et pour cela ils doivent plaire aux électeurs. C'est pourquoi les électeurs se voient accordé une pleine liberté d'avoir une vie privée totalement débridée. Ils ont la liberté de boire dans leurs lits ou au pub du soir au matin et du matin au soir, une fois encore. Ils ont la liberté de garder le nombre d'armes qu'ils veulent, de s’entretuer. Ils ont la liberté de devenir comme des primitifs et de régresser au point de n’être plus qu’un objet sexuel plutôt qu'un humain, si tel est leur choix.

Ils ont la liberté de risquer la crise cardiaque en travaillant beaucoup trop ou si ce n’est pas le cas, en faisant trop de jogging. Ils ont la liberté d'insulter leurs maris ou leurs épouses en couchant avec n'importe quel X ou Y, la liberté de détruire les cellules de leur cerveau en écoutant très, très fort de la musique rock (métal) du matin au soir.

Les médias se sont maintenant totalement libérés du respect de soi, de la décence, de la bienséance et de la responsabilité sociale. Ils sont devenus les plus grands experts quand il s’agit de traîner les gens dans la boue, d’empêcher la vérité de se savoir au profit des credo politiques ou du sensationnalisme, de calomnier et de blasphémer le Divin sans savoir ni se soucier du péché qu'ils commettent.
Ils ont la liberté de détruire la créativité par des critiques négatives et des valeurs perverties. Ainsi, pour gagner l'acclamation du public, dans n'importe quelle branche artistique, un artiste est obligé d'insinuer quelque chose de sous-humain ou d’obscène.
Les gens ont la liberté de brûler leur peau au soleil d'été et de dormir en hiver sans vêtements comme les animaux, la liberté de prêcher la religion du sexe ou de la libération gaie. La liberté d'avoir le cancer ou le SIDA, la liberté de faire de la magie noire et de gâcher leur propre innocence et celle des autres. La liberté de s’adonner à n’importe quelle habitude qu'ils choisissent, à l'exception des drogues - jusqu'ici - mais peut-être que demain les drogues seront légalisées comme c’est déjà le cas à Amsterdam.
Ils sont libres d'accumuler autant d'argent qu'ils le veulent, quels que soient les moyens de l’obtenir. Ils sont libres de paraître stupides et bizarres, jusqu’à se montrer totalement idiots, de marcher et de parler en société de la manière la plus cruelle et la plus brutale, sans même rougir. Chaque femme a la liberté d'attirer le regard des hommes comme une prostituée, et chaque homme est obligé de paraître jeune à jamais et ainsi de ne jamais mûrir ni atteindre les hauteurs que donne la sagesse. De cette façon, cette soi-disant société libérée ou permissive a atteint la limite même de la décadence et de l’auto-destruction.

Ainsi, cette soi-disant liberté a sa polarité d'esclavage et de destruction qui se manifestent côte à côte. Et pourtant, les gens sont si souvent aveugles par rapport au mal! Et il ne sert à rien de le leur expliquer. Si vous essayez de leur dire qu'ils se font du mal ou sont en train de s’auto-détruire, ils diront simplement: "Et alors quoi? En quoi c’est mal ?" Un suicide à petit feu ou une désintégration progressive se fait au nom de la liberté.
Mais une société libre, cela ne signifie pas que les êtres humains sont autorisés à faire ce qu'il leur plaît, que ce soit mauvais ou non. Il faut être conscient de l'importance à préserver la bonté.
Ne laissons pas le monde libre croire que sa bataille est contre le communisme. Il a une bataille à mener en ses propres pays, faite de ses propres mains, qu'il doit affronter. S'il ne reconnaît pas qu’il est lui-même son plus grand problème, il y aura un terrible conflit de destruction ou de survie. Et c'est l'abus de liberté qui, à mon avis, est en Occident le problème fondamental auquel le monde d'aujourd'hui est confronté.

J'espère que les Russes garderont entier leur sagesse et leur discernement et aspireront à la liberté d’évoluer et non pas à la liberté de se détruire comme l'Occident le fait en créant une foule de fléaux au nom de la liberté, allant des hooligans du football aux mafias. Si, dans une société libre, les jeunes et les personnes d'âge mûr peuvent afficher ouvertement des façons dégradantes, alors c’est qu’il y a une maladie fondamentale dans cette société. Par conséquent, à un moment où les pays communistes font un examen approfondi de leur situation, le monde occidental doit également faire le même type d'introspection fondamentale. Il faut trouver une solution à ce problème très urgent, qui est l'abus de sa propre liberté. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Russie ?, conférence ? 01/09/1989

il s'agit ici plutôt d'une société anglo-saxonne. Comme le philosophe le dit, "ma liberté s’arrête là où commence celle des autres". La liberté ne signifie pas un manque de limites, au contraire c’est par les limites qu’elle se définit. Aujourd’hui, il n’y a plus de repères moraux auxquels se rattacher pour exprimer son identité. Oser même prétendre à une certaine pudeur est ressenti comme une provocation, comme si la vertu était une atteinte à la liberté. Les gens qui prônent ce genre de liberté sont les premiers à critiquer la vertu, donc à ne pas respecter le libre choix des autres.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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