mercredi 1 mars 2017

En quoi sommes-nous des gourous?


« Nous devons réaliser que nous sommes maintenant partie intégrante de cette Conscience cosmique - le Brahma. Celui qui crée, qui coordonne, qui planifie les moindres détails, celui qui donne de l’amour par sa création, par son expression, c’est la Conscience cosmique. Nous ne sommes pas seulement en elle, mais nous pouvons la manœuvrer, nous pouvons la réguler, nous pouvons l'utiliser, nous pouvons la gérer.
Cet état, quand nous y sommes, c’est celui du gourou.
Être un "gourou", ça veut dire être quelque chose de plus élevé que la gravité de la terre, ou plus fort que la gravité de la terre. Qu'est-ce que la gravité? A première vue, on comprend la gravité comme étant une chose qui agit sur notre corps pour nous maintenir au sol. Il y a aussi la charge de l'atmosphère qui pèse sur notre tête, comme si de nombreux éléphants alourdissaient nos épaules. En plus, la gravité de la Terre Mère nous attire vers elle. C’est au niveau matériel que nous comprenons la gravité et parfois aussi, nous comprenons le principe du gourou au niveau matériel.

Au niveau matériel, nous pensons qu'un bon gourou est quelqu'un qui attire les autres à lui – c'est une attirance physique, ou ce sont peut-être d’autres attirances grossières. Et c'est pourquoi les gens vont toujours voir les faux gourous qui sont superficiels. Mais celui qui est au-dessus de la gravité de la Terre Mère, du matériel, du subtil, du très subtil et du plus subtil des plus subtils, c'est le gourou.
Ainsi, d’une façon très primaire, nous voyons que, normalement, les gens sont attirés vers les autres par l'élément physique, la gravité agissant via le corps. Un gourou qui ressemble à un acteur de cinéma sera très apprécié. Les gens ne peuvent pas voir la beauté dans sa totalité, mais juste un de ses aspects.
Les gourous plus anciens, les faux gourous, en Inde, se maquillaient même le visage. Ou bien ils allaient voir des maquilleurs spéciaux qui coiffaient leurs cheveux en "jats" (sorte de dreadlocks) à la manière de Shankara et maquillaient leurs yeux avec un charbon noir jusque là (la racine des cheveux). Et leur corps tout entier était recouvert d'une drôle de poudre. Ou bien ils porteraient un "kashaya" (robe de moine bouddhiste); un habit couleur safran - sans utiliser de safran. Vous pouvez en acheter un pour deux roupies. Et les gens étaient attirés par ce genre de personnes. Ils pouvaient s'accompagner d'un éléphant, s'asseoir sur un éléphant même, pour ajouter une note de plus à l'attraction superficielle et marchaient ainsi dans les rues. Et les gens se courbaient devant eux et leur donnaient ce qu'ils voulaient.
Cela ne peut élever personne. Toute attraction physique peut vous asservir mais ne peut vous donner la liberté. Cela vous donnera des habitudes qui asserviront le corps, et aussi, cela vous enchaînera à votre gourou s'il connaît diverses manières pour rester attirant.
La pleine compréhension de ce qu'est la Conscience cosmique pourrait tenir en une petite phrase: elle ne peut pas être attirée par la gravité d'une étoile, de la Terre, de la Lune ou du Soleil. 
Les autres attractions que l'on obtient de la Terre Mère sont celles pour la nourriture, l'avidité, la convoitise - le pire du matérialisme. Cela vient de la matière, tout cela vient de la matière. Une fois que vous commencez à vous y habituer, vous devenez un esclave et non un gourou. Donc, pour chacun, la première tentative devrait être celle-ci: être un bon gourou, c’est surmonter les attractions matérielles. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Guru puja, Gmunden, Autriche, 06/07/1986
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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