mercredi 25 janvier 2017

On ne se libère pas facilement de l'esclavage

« Encore une fois, c’est un grand jour, c’est le jour de l’indépendance de ce grand pays et c’est aussi la journée nationale d’Australie.
C’est une chose si formidable que d’être libre et indépendant. La pire chose , c’est d’être en esclavage.
Aujourd’hui nous célébrons notre libération de l’esclavage que nous avons subi pendant trois cent ans.
Mais l’esclavage ne disparaît pas facilement, par la seule célébration de notre journée de l’Indépendance. Il doit sortir totalement de notre tête et on doit prendre conscience qu’on est vraiment un peuple libre maintenant.
Nous sommes indépendants, cela ne signifie pas être permissifs. Ceux qui n’ont rien payé d’eux-mêmes pour atteindre cette indépendance ne peuvent pas non plus comprendre sa valeur. L’esclavage est toujours tapi dans notre esprit.

Les Indiens sont de nos jours plus occidentalisés, anglicisés qu'ils ne l'étaient auparavant. Avant l'Indépendance comme ils ont dû lutter pour s’en sortir, ils protestaient. Mais quand nous sommes devenus indépendants, nous avons commencé à penser qu’il nous fallait nous aussi absorber toutes les mauvaises qualités de l'Occident. Voici aussi une sorte d'esclavage qui très subtile.

En plus, les gens qui nous gouvernaient pensent toujours qu'ils continuent de nous gouverner. C’est imaginaire, les deux choses sont imaginaires, elles n'ont plus d’existence.

En ce qui nous concerne, en Inde, nous devons savoir que cette indépendance nous a été accordée par la grâce de Dieu. Nous l'avons gagnée par la non-violence et la vérité, et elle nous a été accordée pour que nous atteignions notre ascension spirituelle, pour que nous devenions spirituellement éclairés et que découvrions, à partir de nos racines, quelle vérité a été déposée devant nous.
Ainsi nous devons juger intérieurement, en tant que Sahaja Yogis, ce qu’il reste d’esclavage dans notre esprit. Si quelqu'un écrit quelque chose, un Sahaja Yogi n'est pas censé le croire (sur parole) car maintenant il possède les bénédictions de sa kundalini, il possède la conscience vibratoire pour tout juger tout et pour voir de lui-même que ce qu’il fait, il le fait d'une manière absolue.
Il faut dire que tant qu’un pays n'a pas acquis de liberté absolue, il subi encore la pression de l'esclavage. Cette fois-ci, ce ne sera peut-être pas un esclavage venant d'autres personnes, mais ce pourrait être une subordination à nos propres "shadripus", nos six ennemis. Nous devons les combattre. Pour Sahaja Yoga, le plus grand ennemi que nous devons maintenant affronter, c’est notre propre ego.
Même quand ils obtiennent la Réalisation, même quand ils ont des vibrations, même quand ils sont Réalisés, ils ne comprennent pas que c'est par la grâce de Dieu que tout cela s'est produit. L’ego se met entre les deux et essaie de donner des idées. C'est la pire chose pour un Sahaja Yogi car maintenant, vous êtes devenus quelqu’un de différent et vous devriez développer une personnalité capable d’absorber plus de vibrations. »  
Shri Mataji Nirmala Devi, puja le jour de l’Indépendance de l’Inde, Lonavala, Inde, 26/01/1982

Le terme sanscrit "shadripu" est fait de deux mots "shad" qui signifie six et "ripu" qui veut dire ennemi. Ils sont classés ainsi selon la philosophie hindouiste:
1. Le désir ou kama
2. La colère ou krodha
3. L'avidité ou lobha
4. L’arrogance ou mada
5. L’attachement ou moha
6. La jalousie ou matsarya
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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