lundi 26 septembre 2016

L'ouverture du coeur garde le Sahasrara ouvert

« Les Sahaja Yogis occidentaux ont certains problèmes de commettre le péché contre la Mère, et les Sahaja Yogis orientaux ont le problème de commettre le péché contre le Père. Il n’est pas difficile du tout pour vous d’en sortir : l'attention doit être maintenue pure.
Avec Sahaja Yoga, vous connaissez toutes les méthodes pour garder l'attention pure. Si l'attention n’est pas pure, alors ce désir (d’être l’Esprit) sera toujours attaqué par toutes les choses absurdes, mesquines et sans signification par rapport à votre ascension.
Or, un bon Sahaja Yogi ne se soucie pas des vêtements, de ce que les autres lui disent ou de ce que les autres disent sur lui, comment ils se comportent envers lui. Et son attention ne se porte pas sur la critique de telle personne qui est comme ceci, telle personne qui est comme cela. L'agressivité envers autrui n’existe pas non plus car l'autre n’existe pas. Mais le problème, c’est quand Je parle ainsi, personne ne pense que Je parle à son propos, que Je parle de lui. Par exemple, ceux qui sont agressifs prennent l'autre rôle et ceux qui ne sont pas agressifs pensent le contraire.
Si Je dis quelque chose à une personne agressive, la personne non agressive pense immédiatement à la personne qui est agressive, pas à elle-même. Vous commencez immédiatement à penser à quelqu'un d'autre, à trouver des défauts chez les autres. Donc, ce désir se dégrade progressivement et de plus en plus à cause du poids qui pèse sur lui.
Alors, la vigilance est très importante, une totale vigilance "satarkata". Nous devrions garder notre attention uniquement sur la subsistance de notre désir pur. Le désir vient du cœur et vous êtes construits de sorte que votre Brahmarandra est aussi le cœur. Si votre cœur n’est pas pur, ce Brahmarandra ne restera pas pur.
Il y a des gens qui pensent que s’ils parlent avec grandiloquence de Sahaja Yoga, et tout cela, ils iront très bien. Ils se trompent. Si le cœur n’est pas ouvert alors ce Brahmarandra est fermé. Alors, essayez d'ouvrir votre cœur en le projetant. Projetez-le.
J’espère qu’aujourd'hui, quand vous ferez ce puja et que vous vénérerez Mahakali et ce "yajya" spécial, nous établirons vraiment cette aura, et éclairerons l'univers. Mais votre perspective devrait être: "Combien y ai-je contribué? Est-ce que je pense toujours aux autres personnes? Est-ce que je pense encore à mes petits problèmes mesquins, ou je pense à mon Esprit?"
Ainsi, le côté gauche commence et se termine par Shri Ganesha. Shri Ganesha n'a qu'une qualité basique : il s’en remet complètement à sa Mère, il ne connaît pas d'autre Dieu, il ne connaît même pas son Père. Il ne connaît que sa Mère et s’abandonne complètement à elle… Mais aujourd'hui, nous allons nous établir ce pur désir d'être l'Esprit. Maintenant, les choses sont telles que l'esprit occidental dira: "Comment faire?" Cela vient toujours, "Comment faire?" Dois-Je vous le dire? C'est très simple.

Adi Shankaracharya a écrit Viveka Chudamani et tant d'autres livres et de traités, et puis tous ces grands intellectuels en ont eu après lui. Et ils ont dit: "Pourquoi ça? Et comment ceci? " Il a dit: "Oublions ces gens." Puis il a écrit son Saundarya Lahari, qui est juste une description de sa Mère et de sa dévotion envers elle et chaque couplet qu'il a écrit est un mantra.
Ce n'est pas une soumission de votre mental par le mental, mais une obédience du cœur. C’est totalement l’obédience du cœur. Les Sahaja Yogis occidentaux savent très bien qu’ils ont eu attaques sur attaques de la négativité contre eux, spécialement quand des gens horribles comme Freud sont venus détruire leurs fondamentaux, leurs racines et ils savent à quel point l'Occident les a acceptés les yeux bandés... Tout cela est un non-sens, est faux, va absolument contre Dieu, c’est une activité anti-Dieu.
Ensuite, vous vous rendrez compte que vous combattrez pleinement, en disant: "c’est la destruction de nos bases, de nos racines, alors que notre mère est la source de tout ce qui est sublime, noble, tout ce qui est nourrissant, tout ce qui élève, émancipe, vous nous coupez de nos racines." Je crois que quand il a traité des créatures semblables à des animaux, il a voulu que tout le monde tombe à ce niveau d'humanité inférieure, comme les cas pathologiques- Je ne sais pas. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Mahakali puja, Lonawala, Pune, Inde, 19/12/1982

Le péché contre la Mère, ce sont les problèmes de Mooladhara,  comme le manque de chasteté. 
Le péché contre le Père, ce sont les problèmes de Nabhi comme le vol.
Notre désir pur c'est d'être l'Esprit et sa subsistance c'est tout ce qui nourrit sa pureté, c'est à dire tout ce qui maintient notre attention vers cet objectif.
Le Viveka Chudamani de Adi Shankaracharya signifie littéralement "le suprême joyau du discernement" (viveka). C’est un texte composé de 580 versets sous forme de dialogues entre le maître et son élève, qui enseigne à son disciple les moyens d'atteindre la Réalisation du soi, les méthodes de méditation et l'introspection. Il traite aussi du développement de la faculté de discernement entre le réel qui est éternel et l’illusion qui est temporelle, voie centrale de la vie spirituelle pour atteindre la libération. C’est l'un des grands textes sanscrits de la philosophie de l'Advaita Vedanta, une des écoles philosophiques hindouistes les mieux connues liées aux Védas.
Ce recueil philosophique lui a apporté tant de tracas suite aux critiques des autres savants érudits que Adi Shankaracharya a préféré ensuite écrire un recueil de poésie louant la dévotion à la Déesse Mère. Avec son Saundarya Lahari, il est passé directement de la réflexion philosophique à la dévotion du cœur, démarche amenant plus vite à La Réalisation du soi.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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