vendredi 19 février 2016

La quête de l'Esprit

« Aujourd'hui, je vais vous dire comment atteindre l‘Esprit.
Il existe deux types de méthodes que les personnes utilisent pour découvrir cet Esprit. L'une s’appelle "Ano vopai" et l’autre "Shaktopai". "Ano" signifie molécule. Lorsque nous sommes perdus dans la Maya, comme Je vous l'ai dit la dernière fois, en fait, l'Esprit reste éternel, il est tout-puissant, il ne perd jamais son pouvoir que nous soyons vieux, jeunes, quelle que soit notre condition, l'Esprit possède toujours son propre pouvoir. Mais, le reflet de l'Esprit en nous, la lumière de l'Esprit en nous, dépend de la qualité de notre réflecteur, de comment nous sommes. Et parce que la qualité est si pauvre parfois, il se créé de l'obscurité en nous. Et dans cette obscurité, parfois, cela va même jusqu’à ce point, nous ne savons pas qu'il existe quelque chose au-delà de nous.
Ainsi, la première méthode de recherche est "Ano vopai", comme vous dites, ou celle qui dépend de la séparation des molécules les unes après les autres. Parce que dans ces circonstances, quand vous êtes entouré par l'obscurité, vous voyez Esprit comme une molécule ou tout simplement comme une étincelle ou un scintillement; parfois vous n’obtenez de lui qu’un scintillement. Comme vous le savez, les pensées s’élèvent en nous puis s’évanouissent. Nous voyons les pensées se lever et s’estomper. Et il y a beaucoup de pensées tout autour de nous. Notre attention se pose sur ces pensées, se déplace tout le temps. Il est très difficile de trouver cet espace qui existe entre deux pensées, c’est pourquoi ce que nous voyons (de l’Esprit) n’est qu’un scintillement – dira-t-on- ou un petit atome de cet Esprit, qui scintille quelquefois. Et puis, la quête se met en action chez les êtres humains.
A partir de cette obscurité, à partir du Tamoguna (du canal gauche), ils commencent leur quête. Et le kriya (l’action) commence en nous. Ainsi, sur le côté gauche, comme vous le voyez, nous pouvons voir l'Ida Nadi, par lequel nous vivons dans le Tamoguna, par le désir que nous en avons, et puis nous nous déplaçons vers le côté droit, le Pingala Nadi, sur lequel nous agissons. Par l’action, nous essayons de trouver l'Esprit. Bien sûr, nous pensons d'abord que c’est en obtenant un progrès matériel que l’on trouvera l’Esprit, ce scintillement. Et donc nous nous engageons dans le progrès matériel.

Or le progrès matériel est très différent du progrès spirituel, ou nous pouvons dire que les événements matériels que nous pouvons observer, comme l’atterrissage d’un avion ou le décollage ou une collision de deux trains ou ce genre d’événements sont à l'extérieur et qu’un événement spirituel se passe à l’intérieur. Notre attention est toujours attirée vers les événements extérieurs. Et il est impossible de tourner cette attention vers l'intérieur.
Voilà pourquoi quelque chose en nous doit se produire pour tourner cette attention vers l'intérieur. Nous ne pouvons pas la forcer à s’intérioriser. Alors normalement, les gens tentent le "Ano vopai" c’est ce que vous appelez le "Ashtang Yoga" (Yoga des postures et de la respiration, d’après Patanjali) et d'autres Yogas, par lesquels ils essaient de se séparer du mythe, de l'obscurité. 
Pour cela, il faut des gens très astucieux, honnêtes, sincères, de très jeunes gens innocents et célibataires, ceux qui doivent vivre dans la forêt avec leur gourou. Ils surveillent donc leur attention, ce qui s’appelle "nirodha" (retenue de l’attention), ils empêche leur attention de se disperser; ils concentrent leur attention avec l'aide d'une âme Réalisée. Si vous venez en Inde, vous rencontrerez de véritables sages comme ça, qui vivent au sommet de collines et de montagnes, qui ne sont pas facilement accessibles aux gens; ils ne monnayent pas leur religion ni ne vendent pas leur Réalisation aux gens. Caché de la foule exaspérante, ils vivent là-bas. L'un d'eux a dit à quelqu'un, à un des Sahaja Yogis qu'il a pratiqué "Ano vopai" pendant vingt mille ans, depuis le temps où il n’était qu’une grenouille.
C’est fantastique qu'il ait continué pendant vingt mille ans, vies après vies, et pourtant il ne peut pas lever la Kundalini des autres très facilement. Vraiment, ils n’ont pas le pouvoir d'élever la Kundalini comme vous les Sahaja Yogis pouvez le faire. C’est ce qui est le plus surprenant.
Il a donné la Réalisation à une seule personne, à une seule en vingt-cinq ans, sur laquelle il a travaillé de la même façon : "Ano vopai". Ce sont des gens qui sont détachés (? Visrastas). Non pas qu’il faille s’éloigner de tout, mais en vivant dans la société, vous ne pouvez y arriver que grâce à notre Sahaja Yoga ou Mahayoga, voilà ce qu’est "Shakto pai". 
Mais ces personnes ont encore peur de venir dans les villes, parce qu'elles n’ont pas été capables d’amener les gens à comprendre. Elles ne font pas confiance aux êtres humains, elles veulent rester à l’écart. Elles ne sont pas mariées, mènent une vie de célibat, vivent jusqu'à deux cents ans, parfois quelques milliers d'années également. Mais c’est un mouvement très individualiste, qui fonctionne sur une ou deux personnes. De naissances en naissances, elles se sont nettoyées. Voilà ce qu’est "Ano vopai". »
Shri Mataji Nirmala Devi, programme public, Caxton Hall, Londres, Angleterre, 26 /11/1979 
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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