mercredi 7 octobre 2015

La fidélité est aussi une affaire de famille



« En Inde, Je peux dire qu’en Chine également, si le frère est immoral (adultère), s’il prend une mauvaise direction, la sœur essaie alors de faire de son mieux pour le ramener à la moralité commune. Il est très fréquent de voir que si un homme agit mal, l’épouse va alors voir la sœur et celle-ci en sera très anxieuse, et elle se mettra très en colère à ce sujet. Elle fera tout pour corriger son frère. Et cette compréhension innée existe en nous, en chaque personne, que vous soyez né en Amérique ou ailleurs : si le frère est en train de faire une mauvaise chose, s’il fume, s’il agit mal, plus que la mère, la sœur voudra le corriger, et elle fera tout pour en découdre. La mère peut se mettre à pleurer, à sangloter, peut baisser les bras, mais la sœur combattra son frère. Elle fera tous les efforts possibles pour que le frère reprenne ses esprits. Aussi, pour d'autres choses, par exemple si le frère est en train de faire quelque chose d'illégal, quelque chose de mal, quelque chose qui est nuisible à la société, c’est la sœur qui a un droit, un droit divin, d'aller le corriger.

Dans une société où cette relation est très pure et là où les sociétés sont bien établies, la question d’une mauvaise action venant de la sœur ne se pose pas, la plupart du temps. Mais, en supposant que la sœur ait mal agi, en supposant qu’une sœur quitte sa famille, qu’elle tente d'abandonner sa famille pour quelqu'un d'autre, ou qu’elle cherche à dominer son mari ou à mal se comporter au sein de la famille, alors le frère ira lui dire ce qu’il en pense, ce qu'il pense d'elle, et essayera de la corriger.
Donc, ce droit de correction entre frère et sœur existe bien, non pas parce que c’est une sorte de chose extérieure (culturelle), mais parce que c’est inné. C’est le principe de Ganesha qui agit sur le chakra du Vishuddhi où, quelles que soient nos communications, nous avons des relation fraternelles et maternelles. Krishna a également eu une mère nourricière, comme vous le savez, et sa relation avec lui était exactement celle d’une mère envers son propre fils. Donc, si vous appelez quelqu'un "mère", la relation avec elle doit être absolument pure.
Il y a donc trois types de relations avec une femme : l’une est avec la mère, une autre est celle de la sœur ou de la fille, et la dernière avec l’épouse. Une fille ne peut pas corriger son père. Une fille n'a pas le droit de corriger son père et elle ne le fait pas. Au contraire, même s’il agit mal, elle le soutiendra, elle sera de son côté, toujours. Elle s’opposera même à sa mère pour soutenir son père, c’est dans la nature, c'est naturel. Mais le fils corrigera le père, s’il fait quelque chose contre la mère, c’est une chose naturelle. C’est une force masculine qui soutient la force féminine, ou la force féminine qui corrige la force masculine de manière à ce que la société reste saine et qu’il y ait une croissance appropriée.

Selon les Shastras (textes sacrés), seuls les gens brutaux, seuls les rakshasas se livrent à de telles relations impures tout le temps. Puisqu’il n'y a pas de pureté dans la société, ces idées rampent jusqu'à notre esprit et mentalement nous acceptons ces choses comme étant la norme. Sinon, il n'y a aucune raison de regarder une femme avec convoitise et avidité, de regarder un homme avec luxure. Ce laisser-aller a essentiellement commencé lorsque que - et Freud l'a dit également - lorsque la relation avec la mère, la relation avec le père, la relation avec le frère et la sœur ont été gâtées à la base, dans l'enfance, à cause de l'atmosphère générale, à cause de tant de choses, quelles qu’elles soient. Et une fois que ces relations sont abîmées, le principe de Ganesha est abîmé au niveau du chakra du Vishuddhi. Il est très, très difficile pour Sahaja Yoga de maintenir ces personnes (dans les vibrations).
Maintenant, nous avons eu des problèmes de ce genre…C’est une expérience horrible pour moi : Je ne sais pas quoi faire avec eux, parce que Je sais qu'ils sont Sahaja Yogis, que ce sont des chercheurs, mais ce genre de faiblesse, on ne peut pas l’avoir dans la collectivité. C’est vraiment comme une pomme pourrie qui pourrirait toutes les autres. Donc, même un exemple comme ça ne peut être toléré, non pas parce que c’est vraiment très malsain, mais parce que ce genre de relation gâterait notre collectivité. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Raksha Bandhan Puja, Los Angeles, États-Unis, 07/08/1990
 

Il est facile de comprendre que si un comportement de drague s’installe dans un groupe, on ne peut conserver une relation pure entre les participants, car ensuite la suspicion s’installe, on n’est plus à l’aise, on ne peut plus être soi-même. Être clair dans ses relations fraternelles est une condition essentielle pour le chercheur : pour devenir l’Esprit et rechercher la connexion avec le Divin, il faut avoir dépassé ce genre de quête sexuelle. Plus globalement, la fidélité dans le mariage est la condition essentielle pour garantir une société saine.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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