jeudi 8 octobre 2015

Deux types de conditionnements externes

« Que ce soit en Suisse, que ce soit en Autriche, que ce soit à Rome, que ce soit en Inde, n'importe où, nous devons nous débarrasser de ces conditionnements. Nous devrions savoir que nous sommes des êtres humains, créés par Dieu, et que tout ce qui est en nous qui est réel, créé par lui, est la seule chose que nous devrions être. Et nous devrions essayer d'abandonner tout le reste des conditionnements.
Tout est complémentaire. Vous avez à apprendre quelque chose de cet endroit-ci, de ce lieu-là vous avez à apprendre quelque chose. Chaque endroit a quelque chose à enseigner et à comprendre. Et il n'y a rien qui puisse être retenu par certaines personnes comme étant quelque chose de supérieur ou d’inférieur.

Mais bien sûr, là où cet ego s’est plus développé, là où ce péché originel s’est plus développé, il y a la possibilité que les êtres humains aient créé plus de conditionnements. Naturellement, les conditionnements sont beaucoup plus importants. Ou dans les lieux où ils ne sont pas passés à la religion, au Dieu (unique), et où ils ont toujours adhéré à - comme, disons, en Afrique et dans tous ces endroits – il se pourrait que les conditionnements soient liés à d’autres forces, appelées Adhibhutik (Adhibhuta est le principe directeur de la matière et de l'univers manifesté) c'est-à-dire celles qui sont créées à partir de ce que Dieu a créé. Comme, en voyant La lune, ils la craignent, s’ils voient des arbres, ils les craignent, ces sortes d’idées mythiques sur la nature elle-même.
Voyez, il y a donc deux styles, comme vous le savez. L’un, c’est quand ils créent des idées mythiques sur la nature, c’est le côté mythique de la nature, qui est Adhibhutik. Et Adhidaivik (Adhidaiva est l'Être suprême) sont les idées mythiques sur ce que vous pouvez produire, vous êtes Dieu, vous êtes les Devas, et vous voulez créer cela : "Je suis ceci, je suis cela."
Donc, il y a deux types de conditionnements qui œuvrent à l’extérieur de vous. Et à notre époque, les temps modernes sont si confus, que pour ces deux aspects, Je ne sais pas où ils agissent. Par exemple, l'autre jour, Je suis passée près du cimetière de Vienne, et j’ai été très étonnée de voir que, bien que c’était un cimetière, il y avait un blocage au Swadisthan droit.
Donc Je me suis dit : "Tous les "bhoots" (esprits errants) doivent agir maintenant, parce que autrement, Je ne comprends pas comment un cimetière peut émettre du Swadisthana droit." Voilà comment on peut l’expliquer : tous les "bhoots" sont désormais actifs…

Donc, il nous faut juger maintenant sur les vibrations et non sur notre compréhension ou d’après ce que nous pensons ou comprenons par ce cerveau. En posant des questions et en parlant trop à ce sujet, vous ne pouvez pas comprendre Sahaja Yoga. Car pour Sahaja Yoga vous devez avoir un excellent état d'esprit, où vous pouvez recevoir des vibrations, ressentir des vibrations et être absolument ajustées à elles.
S’il y a toujours tant d’identification à cet ego qu’une personne doute encore de Sahaja Yoga et qu’elle soit trop imbue d’elle-même, il est préférable que cette personne n’assiste pas aux pujas, n’y assiste pas. C’est faire preuve en quelque sorte de douceur, de gentillesse envers une telle personne qui a des doutes, que de ne pas la laisser assister à un puja, parce que le puja est uniquement destiné aux personnes qui ont atteint, reçu cet état d'esprit qu’on appelle Nirvikalpa, où il n'y a pas de "vikalpa" (doute), où il n’y a aucun doute à l’esprit. S’il y a encore des doutes dans votre esprit, votre esprit est encore très puissant, et il va vous faire redescendre (du Sahasrara vers le mental). Donc, avant un puja, dites à votre mental de se tenir tranquille. Dites-lui de ne pas parler maintenant : "Mieux vaut te tenir tranquille, maintenant je dois m’élever et je dois recevoir les bénédictions du Divin". »
Shri Mataji Nirmala Devi, Durga Puja. Vienne, Autriche, 26/09/1982


Le puja est un moment où l’on se détend et l’on essaye de recevoir la félicité de l’état de méditation. Ce n’est pas là l’occasion de se poser des questions ni de se demander quel est le sens symbolique de ce qu’il se passe. Il faut le faire avant, sinon on perd la profondeur du moment présent.

Dans la Bhagavad Gita, chapitre 8 verset 4, on trouve la définition de "adhibhutam" et de "adhidaivatam":
"adhibhutam ksaro bhavah purusas cadhidaivatam adhiyajno ‘ham evatra dehe deha-bhrtam vara"
« Adhibhuta : l'univers manifesté est ma nature périssable, l'Adhidaiva est le Purusha - l'Être Suprême, les anges sont ses nombreuses formes. Je suis le seul Adhiyajña – le seul Dieu qui reçoive tous les cultes, qui demeure dans le cœur de chaque être incarné, O Arjuna! »
Le mot "adhibhutam" signifie des choses qui se rapportent à des objets physiques périssables. Le mot "adhidaivatam" se réfère à Purusha, Être suprême original dont le statut est bien au-delà de tous les demi-dieux, de tous les autres êtres célestes et les divinités inférieures. C’est le Seigneur Suprême, qui est le destinataire final de tout culte.
Adhiyagna désigne le Seigneur Suprême lui-même. Tous les demi-dieux et autres dieux et tous les êtres vivants, dont tous les Atmas ou âmes éternelles, constituent son corps transcendantal et spirituel.
Le domaine des morts appartient au Subconscient collectif et se fait sentir au niveau du Swadisthan gauche. Le Swadisthan droit est synonyme d'activité excessive, donc du vivant, c'est pourquoi Shri Mataji est étonnée de ressentir ce côté du chakra près d'un cimetière. C'est pour cela que notre époque actuelle est confuse, car rien n'est plus à sa place et les esprits morts ne restent plus confinés à certains endroits.
Publié par dictionnaire Sahaja Yoga

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