samedi 23 mai 2015

Sahaja Yoga, un Yoga sans austérité



« Aujourd'hui, nous sommes réunis ici pour vénérer Bouddha. Bouddha, comme vous le savez, c’était Gautama, celui qui est né dans une famille royale. Et puis il est devenu un ascète, car il s’est senti très blessé de voir trois types de problèmes dont les êtres humains souffrent. Et il en est arrivé à la conclusion que ces trois types de problèmes existent tous parce que nous avons des désirs. Alors il a dit que si vous devenez sans désir, vous n’aurez plus aucun problème. Donc, il a étudié les Védas, il a étudié les Upanishads, il a étudié toutes sortes de choses, il est allé voir de nombreux saints et beaucoup de gens: il ne pouvait pas obtenir sa Réalisation. En fait, c’était une incarnation. L’incarnation doit également atteindre le niveau de la Réalisation, d'une manière différente. Car le potentiel doit entièrement s’ouvrir, mais l'incarnation a un énorme potentiel et celui-ci s’exprime une fois que la porte est ouverte vers l'extérieur.
Bouddha a pris conscience que le plus grand problème de l'être humain était son ego. Son ego le conduit d'un bout à l'autre des extrêmes. Ainsi il a travaillé pour nous le long du Pingala nadi, (canal énergétique droit), et s’est installé sur notre ego pour le contrôler.
Voyez-vous, si au centre du chakra de l’Agnya se trouve le Christ, nous avons sur la gauche le Bouddha et sur la droite Mahavira. On les appelle tous des Seigneurs parce qu'ils sont les dirigeants de ces trois zones. Or, cette zone de l’Agnya est le domaine des "tapas", des austérités. Parce qu’ils ont fait pénitence pour nous, nous n'avons pas besoin à faire les pénitences qu'ils ont faites pour nous. Ils ont fait tout ce qu’il est possible de faire.

C'est pourquoi les Sahaja Yogis n'ont pas à faire d’austérités. Ils vivent dans de beaux endroits, ayant d’agréables vibrations. Ils n’ont pas à aller dans la jungle, fuir la société et se cacher dans un endroit où il pourrait y avoir des scorpions, des serpents, des tigres, des dangers pour leur vie. Ainsi, la période des pénitences est terminée et Bouddha aussi, de son vivant, n’a cessé de dire qu’il n'était pas nécessaire de faire des austérités. Il n'est pas du tout besoin de faire des austérités. Si vous lisez Bouddha, ses premiers enseignements, alors vous serez surpris de constater qu'il a dit qu'il devrait y avoir aucune austérité. Lui-même a traversé de nombreuses austérités, mais c’était l’époque, samayachar, c’était le moment où ils avaient besoin de gens qui iraient propager ses idées. Ainsi, la plupart d'entre eux ont appliqué un style de vie (austère), mais il n'a jamais cru en l’efficacité des austérités.
En outre, il n’était pas végétarien. Il est mort parce qu'une fois, il est allé dans un village et comme il avait faim, il a demandé à l'un des chasseurs, on les appelle des "giratas" : "Je voudrais manger maintenant puis je dois aller faire mon travail." Il lui a dit : "Ce matin, j'ai tué un sanglier, mais cela doit prendre un certain temps, sinon le sang très chaud." Il a dit: "Cela n'a pas d'importance."
C’est très significatif du côté droit que de prendre la viande rouge d'un sanglier, sans l'avoir laissé refroidir. Il l’a mangée et il en est mort. Tout ce qu'ils font a un sens de même que nous trouver un sens à la vie du Christ, nous trouvons aussi un sens dans celle du Bouddha. 
Voilà la raison pour laquelle les bouddhistes sont devenus végétariens, parce que le Bouddha est mort en mangeant cette viande chaude, ils sont devenus végétariens. Mais cela ne signifie pas que tout le monde doive devenir végétarien. Ceux qui ont de l’ego, il vaut mieux qu'ils soient végétariens. Les gens du canal droit se portent mieux avec de la nourriture végétarienne, en général, et les gens du canal gauche se portent mieux avec des protéines. Cela, nous le savons bien. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Bouddha Puja, Barcelone Espagne, 20/05/1989
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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