mardi 31 mars 2015

Shakespeare, Vous comparerai-je à un jour d'été ?

« Vous comparerai-je à un jour d'été ?
Vous êtes plus charmante et plus modérée :
Les vents violents font trembler les chers bourgeons de mai,
Et le bail de l'été est de bien trop courte durée;
Parfois, le soleil brille trop durement,
Et souvent les nuages cachent son rayonnement,
Et toutes les beautés un jour déclinent,
Par malchance ou suivant les caprices de la nature;
Mais ton éternel été ne s’éteindra pas,
Pas plus que ta beauté, que jamais tu ne perdras;
La mort ne se vantera pas de t’avoir égarée dans son obscurité,
Car dans mes vers, éternellement, tu vivras,
     Aussi longtemps que les hommes pourront respirer et les yeux regarder,
     Aussi longtemps que ces vers vivront, la vie te sera donnée. »
William Shakespeare, sonnet 18

Shall I compare thee to a summer's day?
Thou art more lovely and more temperate:
Rough winds do shake the darling buds of May,
And summer's lease hath all too short a date;
Sometime too hot the eye of heaven shines,
And often is his gold complexion dimmed;
And every fair from fair sometime declines,
By chance, or nature's changing course untrimmed:
But thy eternal summer shall not fade,
Nor lose possession of that fair thou ow'st;
Nor shall death brag thou wander'st in his shade,
When in eternal lines to time thou grow'st,
    So long as men can breathe, or eyes can see,
    So long lives this, and this gives life to thee.

Ce sonnet est le texte par lequel s'ouvre la pièce de théâtre "Shakespeare's women", dernière pièce que le TEV produit sur les salles, un peu partout dans le monde.
http://www.theatreofeternalvalues.com/

Le Sonnet 18, fréquemment intitulé « Shall I compare thee to a summer's day? » est un des plus célèbres parmi les 154 sonnets écrits par le dramaturge et poète William Shakespeare. Parmi les 126 premiers sonnets suivant l'édition de 1609, ce poème est le premier du cycle après l'introduction qu'on appelle les sonnets de la procréation. 
Dans ce sonnet, le poète compare son amour avec l'été, et soutient que son amour est le plus élevé. Le poète déclare également que l'être qu'il aime vivra toujours à travers ceci, qui est peut-être le poème inspiré par le regard qu'il pose sur lui. 

Le Sonnet 18 est typique du sonnet shakespearien : 14 vers rimés de 10 pieds, une conclusion en distique, très proche des poèmes d'Ovide, que sont Tristia et Amores. 
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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