samedi 17 janvier 2015

Le mental est comme un âne


« Je vous ai dit, à plusieurs reprises, que c’est comme un âne, que le mental est pareil à un âne. Si vous allez derrière lui, il vous donnera des coups de pied, il vous dira que vous êtes un mauvais homme, le pire des hommes. Vous vous apitoierez totalement sur vous-même.
Si vous allez de l'avant avec l'âne, alors il vous tendra ses oreilles que vous pourrez tenir comme on tient l'ego, vous voyez, vous pourrez aller où bon vous semble, faire ce qu’il vous plait : "quel mal y aurait-il ?" Il ne vous contrôlera pas.
Si vous montez cet âne, il se jouera encore de vous, pour voir comment vous vous débrouillez. Donc, si vous permettez à votre mental de vagabonder de ci, de là, au moyen du regard ou de l’attention, ou par n’importe quel moyen comme votre langue ou vos sens, il dira: "D’accord!" Il broutera sur le bas côté et n’avancera pas. Il ira par ici, mangera un peu d’herbe, ira par là. 
-Grégoire demande à traduire et Shri Mataji dit que ce n’est pas le moment. 

Donc cet âne, cet âne veut brouter de l’herbe. Il sait que cela ne vous dérange pas qu’il broute de l’herbe. Très bien, il vagabonde, broute toutes sortes de saletés, de choses souillées, ce qu’il trouve. Tout ce que vous lui autorisez, il le mange, toutes les choses sales, toutes les pensées souillées, toutes les pensées impures et autres, sans se poser de questions, vous voyez? Ce n’est que grâce à Sahaja Yoga, quand ils y viennent, que les gens s’interrogent. Mais quand ils doivent manger ce qui est sale, impur, et toutes sortes de choses impies et des choses pécheresses, ils ne se posent jamais de questions. Mais ils diront: "en quoi est-ce mal?" Or, lorsqu’il s’agit de Sahaja Yoga, ils s’interrogeront : qu’est-ce qui est le plus saint? Qu’est-ce qui est le plus grand des plus grands?... 

Donc, voilà ce qu’il en est, le mental avance comme un âne. Mais si l’âne connaît celui qui le chevauche, s’il connaît sa façon de faire, et si le cavalier sait comment maîtriser le mental, sait où il doit travailler, ce même âne, ces mêmes instruments, ces mêmes institutions, ces mêmes choses qui vous entourent, vous conduiront (vous, le cavalier) plus rapidement, plus confortablement là où vous voulez aller.
Alors dites aujourd’hui à votre mental que c’en est assez, que vous avez assez joué avec lui: "Maintenant, nous voulons être dans le Royaume de Dieu". Dites-le à votre mental, totalement, dites-le à votre mental, c’est important. C’est ce mental qui vous a entraîné vers toutes sortes de choses, qui vous a donné des impuretés, des souillures et le reste. Alors dites simplement cela à votre mental. 
Que Dieu vous bénisse. 
Ainsi, concernant le sujet d’aujourd’hui, nous devrions dire que nous devons atteindre l’innocence qui est en nous et ressentir l’innocence du Virata. La question de Ganesha et du Virata, ou plutôt, du Virata et de Ganesha, c’est de trouver, dans le Virata, où est l’innocence qu’il nous faut ressentir, afin de devenir innocents, afin que nos péchés soient lavés, que cette innocence nous nettoie, afin de perdre ce sentiment de “moi, je”, que ce péché originel soit emporté loin de nous, et que nous devenions cet être magnifique, le fier enfant de Dieu, et le trophée de la création. 
Que Dieu vous bénisse. » 
Shri Mataji Nirmala Devi, Durga Puja. Vienne, Autriche, 26/09/1982 

Voici un témoignage qui peut illustrer ce que sont les "oreilles d’âne" pour une Sahaja Yogini :
«Voici un souvenir des années début 1990, quand que toute ma famille et moi-même avons vécu durant deux ans dans la maison de Chelsham road, au Royaume-Uni, et que nous nous sommes occupés de son bon fonctionnement - ceci dit en passant, ce souvenir n’est pas extrait de mon journal intime car à ce moment-là, je n’écrivais plus, étant trop occupée avec trois bébés et une vie en collectivité ! Shri Mataji vivait à Londres, près de la gare Victoria.
Un jour, Shri Mataji m'a appelée pour venir la voir. Comme c’était totalement inattendu, j’ai recherché avec une certaine agitation comment assortir les couleurs de ma jupe avec celles de mes collants et du coup, je n’ai pas pensé à faire un bain de pieds, ni à me protéger d’un bandhan avant de sortir prendre le métro. Je suis arrivée chez Shri Mataji, un peu à bout de souffle et je me assise à ses pieds, comme d'habitude, car c’était ma place préférée depuis les années 70 où je l’avais rencontrée pour la première fois. Elle m’a regardée avec un sourire et m’a dit: "Tu n’a pas besoin d’assortir ta jupe avec tes collants, mieux vaut méditer avant de venir me voir. " J’ai tiré sur mes oreilles et mon cœur a fondu devant sa connaissance des moindres détails qui nous concernaient! Et comme j’attendais d’avoir son consentement pour boire le thé qu’on avait apporté, de nouveau, Elle savait bien que j’attendais en silence sa permission, même si j’avais très soif pour avoir couru dans le métro. Elle m’a simplement dit: "prends du thé."
Puis Elle s’est mise à me parler de certaines choses qui se passaient au sein du Collectif. Elle m’a dit une chose que je trouve vraiment pertinente pour le temps présent. Elle m’a dit: "Quand il y a une situation difficile, J’attends de voir, Je reste témoin de la situation, et Je laisse les choses grandir comme une vague qui se gonfle pour ensuite s’écraser sur le rivage. Et là, Je viens en force avec mes Vibrations."»
Antoinette
 
Cette technique sahaj qui consiste à se tirer les oreilles est une façon de baisser les canaux sympathiques gauche et droit, au niveau de leurs extrémités qui sont l'ego et le superego. Cela ressemble à la façon dont on se frotte les mains vigoureusement pour équilibrer les canaux sympathiques. Ce geste peut aussi exprimer un sentiment d'excuse, c'est donc une façon de faire d'une pierre deux coups.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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