dimanche 14 décembre 2014

Jésus-Christ a maîtrisé sa vie


« Le message du Christ c’est sa Résurrection, c’est que vous êtes l’Esprit et non le corps. Et il a montré, par sa résurrection, comment il est monté dans le royaume de l'Esprit – ce qu’il était, parce qu'il était Pranava, il était Brahma, il était Mahavishnou - comme ce dont Je vous ai parlé à propos de sa naissance. Et quand il est venu sur cette terre, dans un corps, en tant qu’être humain, il a voulu montrer une autre chose, que l'Esprit n'a rien à voir avec l'argent, n'a rien à voir avec le pouvoir. 

L’Esprit est tout-puissant, omniprésent. Mais Jésus est né dans une étable, pas dans un palais ou dans la famille d'un roi, mais il est né d’une personne très ordinaire, un charpentier. Parce que si vous êtes le roi, comme on dit en hindi, "Badshah", alors rien ne est plus grand que vous, n’est ce pas? C’est ce que cela signifie tout simplement. Rien n’est plus élevé que vous, rien ne peut non plus vous embellir, parce que, quoi que vous soyez, vous êtes au plus haut. Toutes les choses soi-disant temporelles, sont comme de la paille, "Trinavat". Donc, on a gardé le Christ dans de la paille. Pour beaucoup, cela les rend très malheureux et ils se sentent vraiment désolés que le Christ, celui qui est venu pour nous sauver, ait été maintenu dans de telles conditions et (ils se demandent) : "Pourquoi Dieu ne lui a-t-il pas donné quelque chose de mieux?" 
Mais pour ces personnes-là, cela n'a pas d'importance: être allongé dans de la paille, dans une étable ou dans un palais, c’est la même chose car cela ne les atteint pas. Ces gens sont tellement détachés et ressentent une joie totale. Ils sont les maîtres d'eux-mêmes - rien ne peut les asservir. Aucune matière ne peut les assujettir, aucun confort ne peut les asservir. Ils sont les maîtres d’un confort intérieur total, ils ont atteint tous conforts en eux-mêmes. Ce sont des gens satisfaits, c’est pourquoi ce sont des rois, on les appelle des rois - pas comme ces rois qui courent après les choses, ou ces rois qui recherchent le confort dans la vie. Je veux dire que si vous vivez dans le confort, c’est très bien. Si vous n’en avez pas, c’est très bien (aussi), cela ne fait aucune différence. 
Tant de gens, surtout en Amérique latine, quand Je m’y suis rendue, ils m’ont dit : "Mais nous ne pouvons pas comprendre pourquoi le Christ est né pauvre." C’est à nouveau le concept humain de Dieu, voyez-vous, qui veut commander Dieu, veut qu’il soit né dans le palais d'un roi. Vous ne pouvez pas lui donner des ordres. Nous avons nos propres concepts sur Dieu : "Pourquoi devrait-il être pauvre? Pourquoi serait-il sans défense? " Il n'a jamais montré de faiblesse. Il était beaucoup plus dynamique que tous vos rois et tous vos hommes politiques réunis. Il n’avait peur de personne. Tout ce qu'il avait à dire, il l'a dit. Il n’avait pas peur de la crucifixion ni de n’importe quelle soi-disant punition. 
C’est seulement les êtres humains, voyez-vous, qui ont ces idées fausses sur la vie et c’est pourquoi ils veulent plaquer ces idées sur Dieu aussi et faire, essayer de lui faire suivre leurs propres concepts. Dieu n’est pas votre concept. Il n’est pas un concept du tout. Dire également qu’un " concept est après tout, un concept" c’est aussi un concept ? C’est ce que J’ai découvert très récemment, c’est un autre mythe que les gens poursuivent. Ceux qui disent : "Oh, le concept est un concept! " D’accord, Mataji dit d’accord. Et alors? Mais même cela est un concept, parce qu’un concept est une pensée. 
Vous devez vous élever au-delà des pensées, à un niveau supérieur, en conscience sans pensée, où vous n'avez pas de pensées mais vous êtes au centre des pensées, dans le sens où une pensée s’élève et puis retombe, et qu’il y a un espace entre les deux, une autre pensée se lève et retombe. Vous êtes au centre de ces pensées. "Vilamba" (pause), comme nous l'appelons, le moment où vous faites une pause. Ainsi vous comprendrez le Christ. Il est venu ici, en partie, bien sûr, pour nous sauver, car il avait de nombreux aspects devrais-Je dire, il n’est pas seulement venu sur terre pour sauver les êtres humains. Il y avait de nombreux autres aspects (à sa venue). Ce sont aussi les êtres humains qui ont une demande, vous voyez, d’être sauvés. Pourquoi? Il ne faut pas - Je veux dire que si vous vous placez du point de vue de Dieu, pourquoi devraient-ils tous être sauvés? Qu'ont-ils fait pour Dieu? Comment pouvez-vous demander à Dieu de devoir vous sauver? Pouvez-vous le demander? Vous ne pouvez pas le demander. 
Donc, Il est venu pour créer le passage, comme vous le voyez ici, entre le Vishudhi et le Sahastrara, à l’Agnya. Dans l’Etre Primordial, le Virata, il y est né ici pour ouvrir cette porte. Dans l'évolution, chaque incarnation est venue sur terre pour ouvrir une porte particulière à l’intérieur de nous, et pour créer cette ouverture ou cette illumination dans notre conscience (awareness). Donc le Christ est venu précisément pour ouvrir cette toute petite porte, qui est étranglée par notre ego et notre surperego. L’ego et le surperego sont les deux sous-produits de notre processus de pensée. Les unes sont des pensées du passé et les autres, des pensées de l'avenir. Il est venu de créer cette fracture, pour franchir ce fossé, et c’est pourquoi il s’est sacrifié, il a sacrifié son corps. Pour vous, c’est une très grande cause de remords et de repentir, mais pour ces personnes, ce n’est pas le cas, c’est un jeu. Ils doivent jouer un certain rôle.» 
Shri Mataji Nirmala Devi, programme public, Caxton Hall, Londres, 10/12/1979 
Publié par dictionnaire sahaja yoga

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire