samedi 16 août 2014

Parlez de tout à vos enfants

Famille Salve
Sahaja Yogi : Je me demandais si vous pouviez nous parler de ce que nous pourrions faire pour ouvrir une école, pour nos enfants, ici en Amérique. Beaucoup d'entre nous ont de jeunes enfants.
Shri Mataji : Cela a été mon premier problème ici. Je sais, c'est terrible, Je sais. Bous voyez, cela va être très difficile pour vous d'envoyer vos enfants dans ces écoles parce que l'atmosphère y est si mauvaise. Pour l'instant, Je sens qu'il vous faut seulement développer vos enfants de façon à ce qu'ils deviennent forts, sûrs d'eux. Et aussi, pour commencer, qu'ils aient de bons exemples devant eux, des gens comme vous. Et vous verrez qu'il y a ici beaucoup de familles indiennes. Mais J'ai constaté qu'au moins 60% des enfants de familles indiennes n'apprennent pas de mauvaise choses, normalement, c'est mon expérience personnelle.
La raison, c'est que dans les familles indiennes, on parle tout le temps aux enfants. Ils ont de sympathiques rendez-vous familiaux, ils sortent leurs enfants, leur parlent de bonnes choses, de partage. Parce que les gens sont ici et qui viennent de l'Inde ont eu ce gendre d'éducation, alors ils essayent d'éduquer leurs enfants de la même façon.
Or, les familles qui sont, ici, soi-disant développées, peuvent aussi être le réceptacle de trop d'absurdités, car en ce qui concerne le développement, elles ne savent pas comment le relier à autre chose.
Mais ceux qui ne sont pas comme cela, ceux qui n'ont pas eu ce genre de mode de vie, conservent leurs propres idées et leurs comportements, leurs principes personnels. Ils sont absorbés par les enfants et ils pensent qu'ils sont une autre catégorie de personnes ; qu'ils n'ont pas le même style qu'eux, qu'ils sont différents. Ils ne changent pas (avec la mode). J'ai vu beaucoup de familles comme cela.
De même, avant tout, vous devez avoir l'attention sur vos enfants, leur parler, les élever de manière à ce qu'ils aient un autre système de valeur. Je veux dire, Je peux parler de mes propres filles ou de mes petits-enfants, où qu'ils soient, ils ne seront jamais comme les autres enfants, parce qu'ils ont des racines. Donc vous devez essayer de leur donner de très profondes racines ancrées dans de grands principes. Ensuite, ils ne seront pas trop en difficulté.
Par exemple, J'en discutais aujourd'hui, J'ai dit que la société indienne s'est construite par les traditions, pendant des siècles elle s'est construite sur ses traditions. Elle a sans doute fait des erreurs, des essais et des erreurs, et le reste. Mais elle a réellement atteint certains aspects très positifs. Une chose en ce qui concerne les enfants en Inde, on ne leur dit pas : "ne touche pas ça, ne prend pas ceci, n'ouvre pas cela." Jamais. On ne les laisse pas nos plus se comporter comme des éléphants dans un magasin de porcelaine.
Disons que je veuille un coca-cola light, d'accord? Donc, je vais dire à l'enfant : "Très bien, va me chercher une cannette de coca-cola light. Maintenant, amène-moi un verre, lentement, car c'est très froid. Magnifique. Tu dois faire très attention, met-le là. Ouvre la cannette, verse le coca dans le verre. Maintenant, tu dois l'apporter à un ami ou à quelqu'un d'autre."
Alors, l'enfant le porte très précautionneusement. Mais à supposer que le verre tombe, ce n'est pas grave! Il en prendra un autre. Ainsi, l'enfant développe la faculté de préhension, le respect de son acte et non pas une sorte de peur envers l'acte lui-même.
Pour le cuisine, c'est la même chose. Aujourd'hui, beaucoup de gens se sont plaint de la façon dont les gens d'ici cuisinent. Et avec cette discussion, J'en suis arrivée à la conclusion que la mère indienne cuisine d'une autre façon : l'enfant n'est pas assis au salon devant la télé si sa mère fait la cuisine, dans les foyers indiens. Est-il devant la télé? Non, il est avec sa mère. La mère lui dit : "Très bien, ce que tu vas faire, c'est couper les légumes. Moi je le fais, tu ferais mieux de faire pareil. Ce qui reste, qui ne sera pas cuisiné, on le met ici, et cela doit aller à la poubelle de papier (tri sélectif)".... Une mère et son enfant sont toujours ensemble, ou bien le père et son enfant. Toujours, partout. »
Shri Mataji Nirmala Devi, jour précédant le Vishnumaya Puja, New York, 08/08/1987
Publié par dictionnaire sahaja yoga

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire