jeudi 27 mars 2014

Lettre en marathi sur le puja


« A ma connaissance, le premier magazine de Sahaja yoga imprimé était "Anant Jeevan" en Juillet 1979, puis il est devenu "Maha Avatar" en Juillet 1980. "Nirmala Yoga" a été lancé de janvier 1981 à décembre 1982.
Cette lettre a été d’abord été imprimée dans"Anant Jeevan" en décembre 1979; celle-ci-dessus a été imprimée dans le "Nirmala Yoga" de novembre 1982 et a été écrite par Shri Mataji pour Nirmala Modi, la sœur de M. Modi - alors leader de Mumbai. Aucune date n’est mentionnée. »
Avdhut.
Voici la traduction de cette vieille lettre en marathi.

« Ma chère Nirmala (Modi),
Plein de bénédictions
J’ai reçu ta charmante lettre. J’ai aussi beaucoup apprécié le puja du Navaratri.
Mais le puja est aussi une offrande extérieure. Même ton cœur te le dit, et tu devrais comprendre comment on reçoit les récompenses ou les bénédictions du puja et de ses prasads (des offrandes).
Un Puja ou une prière se développe à partir du cœur. Les mantras sont les paroles de ta Kundalini. Mais si le puja n’est pas célébré du fond du cœur ou si la Kundalini n’est pas associée à la récitation des mantras, alors ce puja devient un rituel. 
Si tu deviens sans pensée durant le puja, sache que ton cœur s’y est aussi impliqué. Rassemble le matériel pour le puja et offre-le avec sincérité. Il ne devrait y avoir aucune formalité ni limitations dans l’offrande.
Il est  juste de se laver les mains, mais ton cœur est-il lavé ? Quand l’attention est posée sur le cœur, elle ne se pose pas sur les autres. Bien que tu demeures calme de l’extérieur, tu parles en toi-même, il ne faut donc pas rester silencieux trop longtemps. Si le cœur de l’homme n’est pas pur, alors le silence peut devenir très nuisible. De même, des propos médisants peuvent entraîner des catastrophes.

Vous devriez psalmodier les mantras pendant le puja, mais avec une grande foi (shraddha). Il n’y a pas d’alternative à la (foi éclairée) "shraddha". Vous devriez exécuter le puja quand la "shraddha" s’est approfondie, de manière à ce que le cœur lui-même fasse le puja en entier. A ce moment là, des vagues de bonheur commencent à s’écouler car c’est l’Esprit qui parle: comment une pensée pourrait-elle vous venir à ce moment là ?

On verse le nectar dans la coupe. Le puja est ainsi: le nectar, c’est votre foi et la coupe, c’est la récitation des mantras et la vénération. Lorsque vous buvez ce nectar, oubliant tout, comment une pensée peut-elle surgir ? Alors, il n’y a que l’immersion dans l’océan de bonheur suprême ! Comment cette joie pourrait-elle être exprimée par des pensées? Qui reversera le nectar dans la coupe, qui doit être bue, et ceci dans la coupe minimale que sont les pensés? Cependant, la joie que vous recevez après avoir bu ce nectar est éternelle et omniprésente. Elle devient votre propriété.
Beaucoup de ces pujas ont étés célébrés en ma présence. A chaque fois, une grande vague vient et vous emporte dans un nouveau territoire. Les expériences de ces nombreux territoires deviennent les vôtres. Elles donnent de l’amplitude à la personnalité et ouvrent de nouvelles portes sur la joie.
Le mieux, c'est la vénération du cœur. Si, en regardant la photo, on peut la mettre dans son cœur ou si après le puja, son image va dans le cœur, alors la joie que vous ne recevez qu’à ce moment-là, pourra devenir éternelle et omniprésente.
Montre cette lettre à tous les Sahaja Yogis et envoie leur des copies.
Ta Mère
Nirmala »
Shri Mataji Nirmala Devi, de Nirmal Yoga, novembre-décembre 1982, volume 12, deuxième année.

Le terme de "vin" a été traduit par "nectar", car c'est le sens utilisé ici. Cette image où le vin est cette ambroisie divine,ce nectar, que l'on connait aussi sous le nom d'amrut, se retrouve souvent dans les poèmes soufis
Publié par dictionnaire sahaja yoga


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