jeudi 23 janvier 2014

Le femmes sont déjà des saintes


Shri Mataji : Maintenant, si vous avez des questions, comme hier, vous pouvez me les poser un certain temps -et puis nous aurons la session de Réalisation- pendant environ 10 minutes. Mais poser des questions raisonnables.
Chercheur: question inaudible.
Shri Mataji : Vous voyez ce veuvage et tout cela (une femme veuve est mal vue par la société), nous n’y croyons pas. Aucun homme n’est veuf (en Inde), pourquoi une femme devrait-elle être une veuve ? Vous voyez, c'est l'erreur des femmes, qui acceptent toutes ces idées absurdes. Les Sahaja Yogis ne permettent pas une veuve de venir avec (les cheveux rasés). Ce sont des idées absurdes que l’on nous donne au sujet des femmes. Les femmes sont si sacrées, elles doivent être sacrées car en fait, elles sont "Shakti pithas" (le siège de la puissance). Mais nous, les femmes, nous nous sommes faites comme ça. Quel besoin avons-nous eu de nous effacer comme ça?
Nous avons perdu la faculté d'être une femme maintenant. Une femme est comme cette Terre Mère. Elle peut supporter beaucoup de choses, mais pas ces bêtises. Ce "vidhwa" (ce deuil) et toutes ces choses sont totalement absurdes et les Sahaja Yogis ne croient pas en tout cela. Sur les deux, il faut bien que quelqu'un meure en premier, les deux ne peuvent pas mourir ensemble. Je ne connais personne de marié, époux et épouse, qui soient morts ensemble au même moment, au même endroit. On deviendra veuf ou veuve. C’est seulement une oppression des femmes qui nous est venue de diverses sources (des Moghols) et que nous avons acceptée. Inde du Nord, vous ne me dites pas de l'Inde du Nord.

Dans le nord de l'Inde, même les femmes mariées ne mettent pas (de "bindi", point rouge sur le front indiquant qu’une femme est mariée), elles veulent aller et venir comme des veuves. Elles n'en mettent tout simplement pas. Je l’ai constaté. Je veux dire que ce n'est pas facile de faire la différence entre une femme mariée, une célibataire et à une veuve en Inde du Nord. Elles ne portent aucune marque, rien, elles ne comprennent pas la valeur de ces choses. Elles sont tous devenues comme des gens occidentalisés ou islamisés. Je ne sais pas quel genre de culture c’est. Shri Mataji parle en hindi…

Shri Mataji : Sahaja Yoga respecte toutes les religions. Ce dont Nanak Sahib a parlé, c’est : "sahaja samadhi". Or le "sahaja samadhi" c’est : " vous devez obtenir votre samadhi, vous devez devenir l’Esprit. " Le temps est venu pour cela. Il n'est pas nécessaire d'avoir autant de religions. Toutes les religions sont respectées au sein de vous-même car elles résident toutes en vous. Vous ne savez pas à quel point chaque religion est importante pour nous, est extrêmement importante.
On ne connait pas l'essence des religions, on reste à l'extérieur, voilà pourquoi. Ainsi, on devrait appeler l'enfant (chercheur) un Sahaja Yogi qui est "dharmatit " (au-delà du dharma) qui est "gunatit" (au-delà des gunas) qui est "kalatit" (au-delà du temps). Shri Mataji parle en hindi...


Chercheur: Malgré tous mes efforts durant ces derniers jours, je n'ai pas eu de sensation de la Kundalini. Puis-je avoir votre toucher pour nettoyer mes chakras ?
Shri Mataji : Très bien, pouvez-vous venir me voir? Je veillerai à le faire. Je travaillerai dur, ne vous inquiétez pas . Nous trouverons une solution.
Chercheur: Est-il extrêmement difficile de devenir une femme sainte telle que vous ?
Shri Mataji : Je veux dire, Je ne suis pas une sainte. Je suis une mère, c'est tout. Il est très facile pour moi d'être la mère. Si votre Kundalini est la Mère, Je suis aussi la Mère. Une mère, c’est la chose la plus facile à être. Je ne prétends pas être une sainte ou quelque chose comme ça, mais une femme est toujours une sainte, alors elle ne peut pas devenir sainte. La position de la femme est à ce point élevée. Une mère qui s'occupe de son enfant, donne toute son attention à l'enfant, a déjà en fait atteint le stade de saint, en réalité. Mais nous, les Indiens pensons que seuls les hommes peuvent devenir des saints. Naturellement, ceux qui ne sont pas des saints, doivent le devenir.
Chercheur: Les dames peuvent-elles psalmodier  le Gayatri mantra?
Shri Mataji : Personne ne devrait le psalmodier sans le comprendre. Or, le Gayatri mantra doit être chanté par des gens qui, dans la vie, se sentent déprimés, mal à l’aise, qui sont du côté gauche. Donc les femmes, certaines femmes  doivent le dire et les hommes qui sont comme ça (trop à gauche) doivent aussi le dire. Mais ceux qui vont déjà à l’allure d’un cheval de course devraient arrêter de psalmodier le Gayatri mantra. »
Shri Mataji, programme public. Delhi (Inde), 17/03/1984

Shri Mataji a expliqué dès 1983 que le Gayantri mantra est une façon d’invoquer la puissance du canal droit. Il met les personnes qui le lisent ou le psalmodient sur le côté droit.

En Inde, certaines communautés hindouistes considéraient encore, en 1980 , que la mort d’un homme marié était due aux mauvaises actions de sa femme. On dit qu’elle a le mauvais œil. Elle doit se raser la tête et ne peut plus se marier ensuite. Elle ne peut venir aux fêtes de familles et est comme un paria.
Lorsque le mari d'une femme hindoue meurt, un ensemble complexe de traditions religieuses et sociales dicte comment elle va passer les derniers jours de sa vie. Selon la tradition, la veuve commettrait l'acte de sati, c'est-à-dire, elle se jetterait dans ​​le bûcher funéraire de son mari pour mourir avec lui !
L’acte de Sati a beaucoup d'interprétations. Selon une théorie populaire, c’est une forme de punition juste pour avoir causé la mort de son mari par une mauvaise performance en tant que femme. A la base c'est la suggestion que si une femme n'est pas capable de vivre à l'état élevé de sati, alors elle mérite une existence misérable.
Jeunes ou vielles, les veuves deviennent souvent exclues, dépréciées par leur communauté, privées de leurs droits civils et économiques, et parfois jetées hors de leurs maisons par leurs propres familles.
L'acte de sati est interdit depuis 1820. Aujourd'hui, les chefs religieux sont invités à assouplir les restrictions strictes sur les jeunes veuves avec enfants, sur les femmes plus âgées, mais il faudrait des changements sociaux, culturels et politiques quasi révolutionnaires pour révoquer ces horreurs sur les veuves dans certains pays de l’Inde.
Donc, lorsque Shri Mataji a parlé comme cela en 1984, Elle ne s'est pas fait que des amis. Et en effet, seule une révolution des pensées, comme Sahaja Yoga peut amener, les gens à changer les mentalités en profondeur.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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