vendredi 6 décembre 2013

Notre plus grande peur, Monsieur Nelson Mandela, serait de ne pas vous avoir connu



Nelson Mandela nous a quitté hier, laissant l'Afrique en état de choc devant ce grand vide et le reste des peuples avec un sentiment de reconnaissance pour le courage et la force qu'il nous a montrés. Mais le plus étonnant, ce sont ses qualités d'âmes universelles qui continueront d'illuminer le monde bien après ce jour-là. Merci monsieur Nelson Mandela pour cette existence si dense.

En juillet 1991, lors de la remise du prix Nobel de la Paix au Président sud-africain Frederik de Klerk et à Nelson Mandela, pour avoir aboli l’abomination  de l’apartheid, Nelson Mandela salue un autre grand lauréat du Nobel de la Paix en 1964, Martin Luther King  :
« Qu'il ne soit jamais dit par les générations futures que l'indifférence, le cynisme et l'égoïsme nous ont empêché d’être à la hauteur des idéaux humanistes. Que chacune de nos aspirations prouve que Martin Luther King avait raison, quand il disait que l'humanité ne peut plus être tragiquement liée à la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre. Que les efforts de tous prouvent qu'il n'était pas un simple rêveur quand il parlait de la beauté de la véritable fraternité et de la paix, plus précieuse que les diamants en argent ou en or. »

Nelson Mandela a dit dans son discours de 2005 à Trafalgar Square, à Londres : « Comme l’esclavage et l’apartheid, la pauvreté n’est pas naturelle. Elle est créée par l’homme et peut être vaincue par l’action de l’homme…Parfois, il incombe à une génération de faire preuve de grandeur. Vous pouvez être cette grande génération. Laissez votre grandeur s’épanouir. »

Ces mots se rapprochent du célèbre passage du livre de Marianne Williamson, qui est souvent faussement attribué au discours de Nelson Mandela de 1994.  
En fait, ce passage reflète bien l'esprit de Mandela lors de son discours inaugural d’Investiture prononcé en 1994 pour la Présidence de l'Afrique du Sud, où il prône l'unité des divers peuples constituant l'Afrique du Sud, autour d'une citoyenneté commune et d'un but commun, celui de tourner la page de ce passé meurtri pour s'élever ensemble.
Le lire est aussi une belle façon de l'honorer:


«Notre plus grande peur

Notre plus grande peur n’est pas d’être incompétent.
Notre plus grande peur, c’est d’être puissants au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, non pas notre obscurité, qui nous effraie le plus.
Nous nous disons : "qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ?"
En fait, "qui êtes-vous pour ne pas l’être ?" Vous êtes l’enfant de Dieu.
Vous diminuer ne rend pas service au monde.
Il n’y a rien de lumineux à se diminuer, afin que les autres ne se sentent pas mal à l’aise en notre compagnie.
Nous sommes tous nés pour briller, comme le font les enfants, n
ous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous, pas seulement en certains de nous, mais en chacun.

Et, en permettant à notre lumière de briller,
Nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

Lorsque nous sommes libérés de nos peurs, notre présence libère automatiquement les autres. »


Marianne Williamson est auteure, conférencière et fondatrice de l'Alliance de la paix, une campagne qui soutient actuellement la législation devant le Congrès pour établir un ministère de la Paix États-Unis
À propos de cette attribution erronée, voilà ce que Marianne Williamson en a dit:
« Il y a plusieurs années, ce paragraphe tiré  "D'un retour à l'amour" a commencé à se répandre un peu partout, en étant attribué discours inaugural de Nelson Mandela de 1994. J’aurais été très honorée que le président Mandela eut cité mes paroles, mais en effet, il ne l'a pas fait. Je n'ai aucune idée d’où vient cette rumeur, mais je suis heureuse que ce paragraphe en soit arrivé à tant signifier pour tellement de gens. »
Ce passage vient du livre A Return to Love, Chapitre 7, édition 1992
Lire le discours de Mandela en 1994 sur: http://notreterre.wordpress.com/2013/12/06/au-revoir-monsieur-nelson-mandela/

Il reste le livre de Nelson Mandela, "Un long chemin vers la liberté" , démarré en 1974 au pénitencier de Robben Island, et achevé après sa libération, en 1990, après 27 années de détention.
Le film tiré du livre sort le 18 décembre 2013.



Un film de Justin Chadwick, avec Idris Elba et Naomie HarrisPublié par dictionnaire sahaja yoga

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