lundi 30 décembre 2013

Mahamaya agit par détours


 
« C'est ainsi que Mahamaya fonctionne : d'une façon gracieuse, d'une façon qui ne vous donne pas l'impression que c'est une manière brute et directe de faire les choses. On ne parle pas de ces choses, on en dit rien. Je veux dire que Je ne veux jamais dire combien d'argent J’aurais à dépenser ou combien J’ai dépensé d’argent, mais Mahamaya joue avec moi, et d'une manière ou d’une autre, m'expose aussi. Même si J'essaie de le cacher, cela finit par être dévoilé. C'est un bon jeu que joue parfois Mahamaya avec moi, la façon dont elle se joue de moi, parce que les Divinités, voyez-vous, essaient aussi de me jouer des tours, de temps en temps.

Par exemple, Je leur avais dit (aux Sahaja Yogis) que, puisqu'ils m’avaient acheté un châle pour le Gourou puja: "Maintenant, comme vous m’avez acheté ce châle, Je ne vais pas prendre un sari, à aucun prix, quoi que vous fassiez." Ils ont répondu: "Mère, nous avons déjà acheté le sari. Nous avons fait le jupon (pour le porter)." J'ai dit: "Quoi qu'il en soit, Je ne vais pas le prendre maintenant, à aucun prix, quoi qu'il arrive, Je ne le prendrai pas." Ils étaient vraiment désolés, vous savez. Parce que Je dois suivre les "maryadas". Je dois leur enseigner les "maryadas" ai-Je pensé. Les Divinités sont très astucieuses.

Alors, avant le puja, Je suis allée à la salle de bains, juste pour me laver les pieds. Vous voyez, c'est notre style en Inde, nous nous lavons les pieds. Alors, Je me suis rendue à la salle de bains me laver les pieds et les robinets en Inde sont à n'importe quel niveau, vous voyez. Ils peuvent être ici, ou ils peuvent être là, Rires. Peut être là. Il n'y a pas de restriction à ce sujet vous voyez ? Rires.

Or, ce robinet était assez élevé. J'ai donc essayé de l’ouvrir, vous voyez, et le robinet s’est ouvert en grand et le tout est sorti ! Rires.  
Et J’ai été complètement trempée. Entièrement, de haut en bas. Et Je suis sortie, puis J'ai dit : "Maintenant, je prendrais bien votre sari "
Rires. Comme ça ... Shri Mataji rit aussi.
Et ils souriaient tous malicieusement, vous savez, un si beau sentiment d'amour. Voyez donc cela, J’aurais du penser qu’après tout, "Qu'est-ce qu'un sari ? S'ils voulaient m’en donner un, J’aurais du le prendre." Et leur amour était si grand. Que coûte un sari ? Rien.
Vous voyez, c’est l'amour de ces personnes qui a agit sur moi. Et ce qui est surprenant, c’est que le sari avait la couleur (verte) qu’un gourou devrait porter. Et il était si remarquable. »
Shri Mataji Nirmala Devi, séminaire national sur Mahamaya, première partie, Birmingham, 20/04/1985

Quand Shri Mataji parle d’enseigner les "maryadas", Elle parle des limites qu’il faut avoir dans la vie quotidienne pour conserver une attitude équilibrée. C’est le coté "professeur" "gourou" qui enseigne ce genre de choses. Par exemple, Shri Mataji voulait sans doute enseigner la justesse dans les dépenses : si un châle avait été acheté, alors il n’était pas nécessaire d’acheter un autre vêtement. Le refus de ce deuxième cadeau montre aussi qu’il ne faut pas dépenser trop d’argent vis-à-vis de Shri Mataji, car ce que Shri Mataji désire avant tout, c’est nous voir évoluer dans notre yoga. Mais comme le désir des Sahaja Yogis était sincère et juste, la "chance", les "coïncidences", qui sont les traces que laissent pour nous les divinités en ce monde, ont tourné en leur faveur et ont créé une situation où Shri Mataji a été obligée de se changer et donc d’accepter le sari.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

1 commentaire:

Michael D a dit…

fascinating read, thank you

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