jeudi 28 novembre 2013

L'amitié, c'est apprendre les uns des autres



« Il y a une jolie histoire que mon père nous a racontée au sujet de l’amitié, parce que mon frère était- il avait beaucoup d'amis, il traînait avec eux un peu partout, se baladait ici, là.  Et puis,  ils était toujours critique: "Quoi papa ? Tes amis viennent à la maison ? Parfois, ils ne s’occupent que de la pelouse, car l’un d’eux aime la pelouse, puis un autre fait autre chose. Et vous, vous ne discutez pas, vous n’argumentez sur rien- c’est juste que je ne sais pas comment  vous vous amusez entre vous."
Mon père lui a répondu : "Non, on discute. Non, non, on apprécie beaucoup être ensemble." Puis mon père lui a dit : "Très bien, je vais te raconter une histoire ":

Il y avait un père qui avait un ami, et son fils aussi – c’est une histoire actuelle, Je veux dire, de notre époque moderne mais aussi  de l'ancien temps, devrais-Je dire (car l’histoire est intemporelle) Donc, le père dit à son fils
-Tu vois, l'amitié, c'est quand  tu peux toujours compter sur ton ami, et que ton ami peut compter sur toi.
-Vraiment? Dit le garçon.
- Oui
- Oh, mes amis, je peux compter sur eux, dit le garçon.
- Vraiment?
- Oui
Alors, le père lui dit: "D’accord, testons tes amis et les miens."
Puis ils s’en allèrent les questionner. Le père partit avec son fils pour aller voir les amis du fils.  Et le fils pensa- le père dit à son fils: "Tu dois dire que tu as tué quelqu’un et qu’il faut qu’il t’aide." "D'accord." répondit-il.
Donc ils se rendirent chez l’un d’eux. Cet ami dit: "Tu as tué quelqu'un ? Mon cher, va-t-en." Il referma la porte.
Ils allèrent en voir un deuxième, qui lui ferma sa porte. Un troisième lui répondit : "Non, non, ne dis pas que tu es venu chez moi, je n'ai rien à faire avec toi.". Tous ses vingt amis lui dirent non.
"D’accord, dit le père, allons maintenant voir un de mes amis."
Ainsi, ils frappèrent et frappèrent à la porte, la porte ne s'ouvrait pas. Alors il cria : "C'est moi qui suit là."
Le fils commença donc à dire ; "Regarde, ton ami ne vient même pas t'ouvrir." "Non, non, attends, et tu vas voir." Répondit le père.
Au bout de 10 minutes environ, l'ami  vint ouvrit la porte et les fit entrer:
-Que se passe-t-il?"
-Tu sais, j'ai tué quelqu'un, dit le père, alors nous sommes venus te demander de l'aide".
-Je savais bien qu’il devait s’être passé quelque chose, autrement, pourquoi serais-tu venu me voir à cette heure-ci ? Alors j'ai rassemblé tous les bijoux de mon épouse, je veux dire, au cas où tu aurais besoin d'argent. (J’ai pensé) que je ferais mieux de te donner les bijoux. C’est pourquoi cela m’a pris du temps pour t’ouvrir. Mais, continua-t-il, si tu as tué quelqu'un, ça ne fait rien. Maintenant, comme tu as des enfants et moi non, tu ferais mieux de leur dire que c'est moi le meurtrier. Dis-moi comment cela s’est passé et je prendrai le meurtre à mon compte.
Et le fils était surpris. L'ami repris: "Non, accepte."
Alors, le père lui dit :"Tu vois, mon ami est comme ça. Tu avais vingt amis et je n’en ai qu’un seul. C’est cela l'amitié. "

Et, nous les Sahaja Yogis, c’est ce type d'amitié que nous devrions avoir. Je veux dire qu’avec un ami, on ne peut pas se sentir stressé, ce n'est pas possible. C'est le premier signe. Et parmi vos amis, vous n'allez pas sommeiller et vous n’allez pas dormir, mais vous amuser.

Un jour que Je  prenais le train, il y avait deux compartiments, Je me trouvais dans l'un des deux, aux côtés d’une vieille dame - Je veux dire que J’étais plus vielle qu’elle, mais elle se croyait la plus âgée- et elle essayait de s’endormir. Dans le compartiment d'à côté, deux amis s’étaient retrouvés. Ah ! Comme ils étaient contents ! Ils se donnaient l’un l’autre des tapes. L’un disait : "Tiens, c'est pour toi!" et cela continuait ainsi. Alors, cette dame m’a dit: "Regardez ces gens, ils ne nous laissent pas dormir". Alors elle est sortie puis leur a crié : "Allez-vous arrêter ces bêtises ? Que se passe-t-il?" Ils ont dit : "Cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas vus, voyez-vous, alors on s’amuse! " Elle a répondu : "Ce n'est pas comme ça qu’on s’amuse, pourquoi vous frappez vous si vous êtes contents? Et parlez moins fort. " Elle s’en est retournée dans notre compartiment.
Alors, Je me suis levée pour aller dans leur compartiment et Je leur ai dit :
-Maintenant, vous pouvez crier. Je reste ici, Je ne dirai rien. Je vais fermer la porte avec le verrou. Cette dame ne viendra plus.
Cela les a surpris. Je leur ai dit :
- J’apprécie la façon dont vous prenez du plaisir à être ensemble.
- Et vous ne voulez pas dormir ?
- Non, non, Je veux entendre ce que vous vous dites.

Ils ont été très surpris de voir combien J’appréciais la façon ils se tapaient l’un l’autre et dont ils s’amusaient.
Donc, Je dois vous le dire, c’est ainsi que nous devons être des amis. Nous devons partager, apprécier le plaisir de partager, sans prendre les choses au sérieux.
Comment peut-on être sérieux avec ses amis ? Pourquoi ? Soyez détendus et appréciez la compagnie de chacun. Même si vous devez vous disputer, disputez-vous, cela n’a pas d’importance. Même si vous avez un point de vue différent, c'est bien. Mais vous ne devriez pas tenter de vous imposer à votre ami, et votre ami ne devrait tenter de s'imposer à vous. Mais essayer de vous comprendre l’un l’autre, c'est de cette façon que nous allons beaucoup apprendre. Vous avez tant à apprendre les uns des autres.
Par exemple, J'ai appris beaucoup des Français, vous en seriez surpris. J’ai appris beaucoup de choses des Français, de leur art, et de leurs idées sur l'art, de leur musique, de leur culture. Il y a beaucoup de choses à apprendre (des autres). »

Shri Mataji Nirmala Devi, l’importance de l’amitié, Melun, France, 09/07/1989
Publié par dictionnaire sahaja yoga

 
 

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