mercredi 11 septembre 2013

Le dharma n'est pas rationnel





« Or, la chose principale concernant le Vide dont il faut se rappeler, c’est qu’il n'y a pas de rationalité. La faim est dans l'estomac et la faim n'a pas de rationalité : si on a faim, on mange.  On doit manger, aucune rationalité ne peut nous satisfaire: si vous avez faim, vous avez faim. Et pour une faim spirituelle, la même faim devient plus en plus subtile et finalement, elle devient spirituelle.
D'abord la faim commence, disons, envers la nourriture, les choses primitives. Puis vient la faim pour la vie sexuelle, envers les femmes, envers les hommes, puis pour le pouvoir, puis pour l'argent. Ensuite débute la soif de spiritualité.
Lorsque que cette faim est concentrée et commence à s’élever, sans aucune rationalité à ce sujet, vous ne savez pas pourquoi vous cherchez. C’est comme pour Bouddha, il avait tout, il avait une femme et son père l'avait fourni en tout. Pourtant, son cœur était à la recherche de quelque chose. Pourquoi cherchait-il ? C'est à cause de cette faim qui n'est pas rationnelle, qui ne s'explique pas.
Et puis, cette soif pour la spiritualité commence et la façon dont nous désaltérons cette soif, c’est le dharma. La façon dont nous la conservons intacte, c’est le dharma. Supposons que vous ayez faim : vous allez et mangez du poison, alors c’est de l’a-dharma (cela va contre le dharma). Je sais que vous avez faim, mais vous devez manger une nourriture correcte. La connaissance de cela, c’est le dharma : quels aliments vous devez manger, quel livre vous devez lire, quels gens vous devez rencontrer, comment vous devriez vivre, quelle devrait être votre attitude envers les autres, envers les affaires des autres, leurs épouses, leurs enfants, leurs filles, tout ce qui touche à autrui, toute cette connaissance constitue le dharma. Mais ce n’est pas rationnel.
Par exemple, vous voyez, un homme s'est enfuit - disons - avec la fille de quelqu'un, il dira : "Quel est le problème ?" Je ne peux pas y répondre. Je ne peux pas répondre. Si un homme a de mauvaises relations, disons, avec sa propre mère et dit : "Qu'y a-t-il de mal à cela?" Vous ne pouvez pas lui répondre, il n'y a pas de rationalité là-dedans, c’est mal, c'est un fait.
"Vous ne commettrez pas  l'adultère". Le Christ a même dit qu’avoir des yeux adultère était mauvais. Mais à cette époque, c'était celle du Christ, à l’époque de Moïse, les gens ne connaissaient pas ce (jeu avec) les yeux, mais le Christ pouvait le voir et il a dit que même ceux dont les yeux sont adultères commettent un péché.
Alors, comment se comporter avec les autres? Disons, parlons maintenant du matérialisme. Vous êtes tellement attachés à la matière, c’est également un problème de Nabhi. Le matérialisme est une fausse identification avec la matière : toutes fausses (idées) avec la matière, avec les êtres humains, avec des livres, avec tout ce qui est créé, est un problème de Nabhi, donc vous pouvez comprendre maintenant à quel point il est important. Et celui qui impose, c’est le dharma, c’est le gourou.
Ils ne sont pas venus, en tant que Gourous, pour vous convaincre ni argumenter avec vous. Ils ont dit : "Tu ne feras pas-". C'est un commandement. Un commandement signifie qu’il n'y a pas lieu de raisonner. C'est un commandement. Il n'y a pas de rationalité dans le dharma. Or, celui qui est "dharmique" (qui suit le dharma) ne pense pas du tout au péché…

Par exemple, les animaux ne peuvent pas sentir la saleté ou la souillure, nous le pouvons. Nous sentons une horrible odeur quand elle vient, mais ceux qui travaillent, par exemple, dans les immondices, ne sentent aucune odeur. Si vous allez près d'une usine qui produit du sucre, vous vous sentirez très mal, vous aurez l'odeur de cette mélasse et vous ne pourrez pas la supporter, mais, ceux qui y travaillent sont tellement habitués, qu'ils ne peuvent pas la sentir.  
Ceux qui vivent dans le péché ne peuvent pas ressentir le péché après un certain temps, ils deviennent insensibles. Mais le péché est un péché. Donc, lorsque nous développons en nous-mêmes cette insensibilité, nous devenons "adharmiques". Quand nous sommes sensibles à ce sujet, nous sommes "dharmiques". »
Shri Mataji Nirmala Devi, le dharma et le Vide, London. 05/10/1978
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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