jeudi 4 juillet 2013

L'austérité des premiers bouddhistes

« Je me demande combien d'entre vous ont lu le traité de Bouddha, quand il voyageait accompagné de milliers de ses disciples, sans donner la Réalisation. Ce n’étaient pas des âmes Réalisées, ils ne ressentaient pas de joie autour d’eux, ayant deux vêtements, vivant dans la jungle avec seulement deux vêtements. Et la région dans laquelle Bouddha a séjourné, que J'ai vue moi-même, est terriblement froide, frisquette, vraiment fraîche. Et ces vêtements n'étaient pas des vêtements, en fait, c'était une étoffe qui recouvrait le corps. Ils dormaient en plein air à même le sol, que ce soit lors d'un hiver rude ou en plein été. On leur demandait de marcher pieds nus sur des kilomètres, des kilomètres.

Si vous vous rendez là où Bouddha a marché et sur les chemins qu’il a fréquenté, vous en serez surpris. Bouddha était jeune aussi, il avait également l'habitude de marcher, mais ses disciples marchaient encore plus, parce qu'il s'installait à un endroit d’où il envoyait ses disciples - pas le temps de faire connaître ou d’annoncer quoi que ce soit- alors il restait habituellement à un endroit et ses disciples allaient atour du village pour demander le "bhisha", c'est-à-dire faire l'aumône; ils réunissaient de la nourriture de ces villages, prenaient le temps de la cuire, en donnaient une partie à Bouddha puis mangeaient ce qui restait. Ils allaient travailler à réunir des gens de tous les villages, toutes les personnes possibles, et les amenaient à Bouddha pour (qu’ils écoutent) son sermon. Tant de sacrifices ! Ils vivaient dans des huttes, des caves, et ils méditaient dans une obscurité terrible. Mais ils n'ont jamais reçu la Réalisation, très peu d'entre eux l'ont reçue.
Il y avait des gens qui étaient fils de grands princes et des princes, des ducs comme vous dites, des duchesses comme vous dites, tous très, très riches, des femmes venant auparavant de très riches familles. Et ils marchaient pendant des kilomètres avec Bouddha sur des racines épineuses, car ils pensaient que le travail de Bouddha avait une importance tellement universelle, ils étaient partie intégrante de cette tâche si immense, qu'ils devaient participer à ce travail si important pour l'humanité.
Ce n'est pas seulement en Inde, mais aussi avec "Gitama" (?)  qui a démarré le Zen au Japon. En Chine, J'ai été surprise de la somme de sacrifices que les Saints ont accomplie, de la manière dont ils ont vécu- Je veux dire, si vous voyiez comment ils vivaient, leurs conditions de vie, vous ne pouvez imaginer. Et leur vie se terminait ainsi, ils y arrivaient,  sans conseils avisés, car Bouddha était mort. Il n'y avait aucune issue : ils devaient trouver leur propre voie. Puis ils ont découvert Mahayan et Chatayan et toutes sortes d’autres choses. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Mahalakshmi puja, Sangli, Inde, 03/02/1985
(transcription non encore vérifiée)

Le bouddhisme Mahayana, littéralement le « grand véhicule », est apparu au premier siècle. Le but du bouddhisme Mahayana est de parvenir à l'illumination. Le nirvana est aussi un moyen d’enseigner aux autres pour les amener à atteindre le même état de félicité. Il est possible d'atteindre l'illumination en une vie, même pour un profane.
Le Mahayana a apparu au premier siècle et s’est divisé au cours des siècles suivants en différentes écoles : le Zen, le Nichiren et le Dhyana.
Mahakaśyapa -ou Kaçyapa- était l'un des principaux disciples du Bouddha Sakyamuni et a organisé et dirigé le premier concile bouddhiste. Il est à l'origine du Zen et venait du royaume de Magadha.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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