mercredi 3 juillet 2013

La rigueur de Gandhi


« …Nous avons sacrifié le maximum et nous en étions très heureux, très fiers. Nous avions seulement deux habits, on lavait nos vêtements, on vivait comme des pauvres, on dormait sur ce genre de chose (tapis). De ma vie, Je me souviens n’avoir jamais utilisé d’oreiller. Pendant des lustres, Je n'ai jamais utilisé de sandales (chappals). Je n’avais qu’un pull fait avec cette sorte de matériel. Jusqu'à mon diplôme (baccalauréat), avant d’aller à l'Université de Médecine, J'ai toujours porté ce pull. Je n'ai eu qu'un seul manteau durant mes études, pourtant Je vivais à Lahori où il fait très froid, parfois aussi froid qu'à Londres. Il a été porté jusqu’à l’usure, mais nous (les enfants de ma famille) ne nous sommes jamais plaints, jamais apitoyés, ni dit que notre père aurait dû s'occuper de nous et faire quelque chose contre cela : "Pourquoi a-t-il tout sacrifié pour le pays ?" Jamais, jamais, jamais, (nous ne nous sommes dit cela) Et même aujourd'hui, quand on nous voit, où que ce soit, les gens savent que nous sommes les enfants d’un très grand homme. Ils ont un immense respect pour nous.

Cette qualité a été créée, devrais-Je dire, par le Mahatma Gandhi, qui a permis à chacun de se transformer en une nouvelle personnalité au sacrifice fantastique, immense. Vous ne pouvez imaginer comment les gens vivaient. Tout l'argent que nous avions, tout ce que nous possédions, le confort, les véhicules, le logement, nous avons tout abandonné. Non seulement mon père, mais beaucoup d'autres personnes (parmi les membres du Congrès). Sinon, nous n'aurions pas pu nous libérer. Pour obtenir la liberté, ce pays s'est tant sacrifié.

Maintenant, après cela, nous sommes ici pour obtenir notre liberté, la liberté de l’Esprit, pour libérer notre Esprit de l’envie, la luxure, de la colère, de nos conditionnements, de notre terrible ego, de notre corps asservi par le confort.
Je dois dire que Gandhiji avait un charme particulier. Je ne sais pas comment il faisait, il était comme (le rois grec) Midas et son toucher magique. Qu’il touche quiconque et il en était transformé, vous voyez. Et c'était un homme extrêmement strict, très gentil envers moi, envers les enfants. Mais c'était un homme extrêmement strict qui ne tolérait aucune incongruité.
Si vous analysez la façon dont tous ces gens ont été formés, non seulement par rapport au combat pour la liberté ou pour l'indépendance, mais même avant cela, dans leur vie spirituelle, partout, vous constaterez un point en commun : c’est le sacrifice et la conscience de faire quelque chose de formidable, la conscience de faire partie du tout. Une chose si importante, un travail si formidable, une cause si noble !

Et puis il y avait une chose qu’ils avaient en commun, très courante parmi eux, c’est que cette noble cause, l’élévation de cette noble cause, les faisait se sacrifier d'une manière si sahaj (naturelle), bien plus (naturelle) que les Sahaja Yogis parfois, qui ont tant reçu de Sahaja Yoga. Ils ont reçu la joie, l’Esprit. J’ai vu de mes propres yeux, dans ce pays, de telles personnes que vous pourriez appeler légendaires, mais Je les ai vues. Des milliers de gens ont été tués et massacrés, des enfants sont morts et personne n’a versé de larmes, personne.
Et d’ailleurs, d’après ce que Je sais de Mahatma Gandhi et des autres personnes, de ce que J'ai vu de la façon dont ils étaient, tout le monde n'était pas autorisé à se rendre là-bas. Et si quelqu’un faisait la moindre chose – qu'il soit le fils d'un roi ou la fille de quelqu'un, ou autre – s’il abîmait n’importe quelle petite chose, n'importe quoi, il était mis dehors.  »
Shri Mataji Nirmala Devi, Mahalakshmi puja, Sangli, Inde, 03/02/1985
(transcription non encore vérifiée)
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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