vendredi 12 juillet 2013

Etendez votre conscience sans pensée


« Nous parlons de paix mondiale, de transformation globale et que faisons-nous pour cela? Tout d'abord, améliorer vos qualités et  cette amélioration ne peut se faire que par une introspection sincère, honnête, et aussi en étant, à chaque instant, témoin de la façon dont vous vous comportez.
Je dois vous parler de moi-même, vous dire que depuis mon enfance, Je me suis comportée comme une grand-mère. Je n’ai toléré aucune bêtise, aucune blague stupide, rien, à la façon d’une grand-mère. Et maintenant, Je suis une grand-mère aussi et cette maturité doit se manifester en vous ...
Donc, nous devons mûrir. Or, comment mûrir? Beaucoup me posent cette question. Nous mûrissons par la méditation, par l’état de "nirvicharita" (ou "nirvichara", la conscience sans pensée). Vous devez être en conscience sans pensée pour grandir, sinon vous ne pouvez pas évoluer. Or, vous devriez mettre en pratique cette conscience sans pensée, sinon aussi- disons que vous marchiez le long d’une route, et que tout à coup vous voyiez un bel arbre : vous devriez devenir sans pensée, observer la création du Divin, combien elle est belle, vous devriez vous retrouver sans pensée.
C’est en conscience sans pensée que (la spontanéité) "sahaj" fonctionne, sinon ça ne fonctionne pas. Si vous planifiez tout, vous faites tout (ainsi), cela ne marchera pas. Si vous vous en remettez à "sahaj" (à votre spontanéité)  cela réussira. Mais cela ne signifie pas que vous soyez paresseux à ce sujet, ou encore désorganisé. Non, il faut être vigilant, extrêmement vigilant parce que si vous n'êtes pas alerte, vous ne verrez pas comment cette (spontanéité) "sahaj" vous aide.
Je vais vous donner un exemple.
Supposons que vous vouliez rencontrer quelqu'un et qu’il vous dise qu’il va vous rencontrer, disons, à onze heures, par exemple. Vous devez être vigilant. Il a dit qu'il vous rencontrerait à onze heures. Supposons que par hasard, vous soyez en retard. Alors vous devriez être attentif au fait d’être en retard pour ce monsieur. A ce moment-là, vous devriez faire un "bandhan" ou lever votre Kundalini, faire quelque chose pour rencontrer la personne quoi qu’il arrive, que vous soyez en retard ou pas. Mais normalement, vous ne devriez pas être en retard. Si vous faites simplement un "bandhan" et vous dites: Je dois y être à onze heures, vous y serez. Sahaj (la synchronicité) va vous aider. Mais vous oubliez même de faire des "bandhans". Vous oubliez même de lever votre Kundalini. Vous oubliez même de donner des vibrations.
Donc, pour mûrir, vous devez tout d'abord savoir que vous êtes maintenant des Sahaja Yogis et que vous pouvez contrôler la situation dans son ensemble, si vous ne faites qu’un avec ce Pouvoir Omniprésent. C'est très simple ...
Donc, ce que vous appelez mûrir, se fait par la méditation en "nirvicharita", en conscience sans pensée. A moins d’étendre cet état de conscience sans pensée, vous ne pouvez pas mûrir, car ce n’est qu’au présent qu’on peut mûrir et le présent c’est la conscience sans pensée. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Gourou puja, Cabella, 24/07/1994

Si l’on veut faire les choses avec une conscience ordinaire, c'est-à-dire en pensant que c’est ce « moi » qui agit, alors les choses sont telles qu’on les a toujours connues. Mais si l’on prête l’oreille à la voix de cet Univers qui nous parle en permanence, et que l’on pose notre attention sur le monde sans y réfléchir, en étant observateur des choses, c'est-à-dire sans pensée, alors on laisse une place aux vibrations, à cette spontanéité intérieure, à notre moi intérieur qui est relié au Tout. Les vibrations ont leur place dans notre conscience et elles peuvent agir sur les événements. Ce serait comme de suivre un chemin de circonstances favorables, ou de suivre le courant d’une rivière plutôt que de lutter contre. Beaucoup de personnes qui ne sont pas des Sahaja Yogis sont conscients qu’on peut mobiliser cette énergie qui nous entoure dès que l’on  pose l’attention sur les petits détails qui apparaissent comme par chance sur notre chemin, des petits miracles du quotidien. Karl C.G. Yung a conceptualisé cette apparition de circonstances favorables par le terme de synchronicité, ce mouvement par lequel l’Univers nous parle. Il ne tient qu’à nous de solliciter cette énergie, d’autant que notre lien est très fort grâce à notre Réalisation. Plus l’on fait de bandhans, plus on utilise nos vibrations, plus on met au centre de notre vie cette Energie Omniprésente, moins on utilise notre ego et plus on est en conscience sans pensée.
La conscience sans pensée se pratique donc : au début, il faut faire un effort conscient pour avoir l’attention au Sahasrara, au-dessus de l’Agnya, siège des pensées, pour ressentir les choses sans les juger. Puis, petit à petit, on y arrive plus naturellement et alors les qualités intérieures de notre personnalité se révèlent à nous.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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