dimanche 14 avril 2013

Gandhiji, né pour régler l'urgence


Journaliste: Aviez-vous essayé de faire passer votre message à travers le travail accompli avec le Mahatma Gandhi?
Shri Mataji: Non, à cette époque, c’était très différent. Il s'agissait d'une urgence. Ma contribution a été très humble. Il m'aimait beaucoup. Il m'appelait Népali. C’est à cause de notre visage, vous voyez, parce que J'ai un visage large. Il m’appelait toujours Népali.
Mais, c’était un homme né pour (régler) une urgence, à l’époque où l'Inde voulut être politiquement indépendante. Mais il y avait (ce problème) et un dirigeant politique n’a pas besoin de s'inquiéter de l'Esprit et de la religion, mais il considérait notre pays comme une terre de Yoga (d’union avec Dieu). Il a toujours basé ses théories, sa philosophie, ses activités sur la fibre du peuple : nous sommes des gens très religieux et (il voulait) créer une atmosphère de satisfaction dans le peuple. Il avait cela en lui.

Mais il n’a pas parlé de la Réalisation du Soi et comme lorsque J'étais une petite fille de 7 ans, Je jouais souvent avec lui, il était très attaché à moi. Souvent, Je lui faisais du jus d’orange pressée, et il discutait avec moi de petites choses. Je me souviens lui avoir demandé une fois:
- Pourquoi demandez-vous aux gens de se lever si tôt? Si vous voulez vous lever tôt, vous pouvez le faire, mais pourquoi obligez-vous tout le monde à se lever si tôt? Moi, Je suis d’accord, mais pourquoi tout le monde?
- On doit réveiller tout le monde car nous traversons une crise. Nous devons combattre les Britanniques et obtenir notre indépendance. Si les gens sont léthargiques, comment allons-nous y arriver ? Donc, nous devons être disciplinés et nous devons avoir de la discipline et cela ira bien.
Alors Je lui ai dit que nous avons besoin d’avoir une discipline intérieure, et ainsi il a su que J'étais une personne sage.

Il m'aimait et me respectait d’une façon très paternelle. Il discutait avec moi de certaines choses. Il m'a impressionnée de différentes façons. Il avait en lui, le sens de l'intégrité, il était totalement honnête vis-à-vis de lui-même. C’était quelque chose que J’appréciais.
Il n’a jamais triché avec lui-même, c’est l’aspect le plus élevé chez lui. En matière d'argent, ou en tout, il était tellement intégré (en accord avec lui-même) : il faisait ce qu’il disait, il était critique envers lui-même.
Mais pour lui, la Réalisation du Soi n'était pas le problème du moment. C’est après l'indépendance que nous allions devoir recevoir la Réalisation. L’indépendance était le problème majeur, mais ensuite, nous avons connus des difficultés, disons, liées à la partition. Et toute l'attention était détournée sur de mauvaises choses. Nous devions résoudre ce problème (lié à la partition) et personne ne pensait à la Réalisation du Soi à l'époque, et c’est ainsi que cela devrait être.

Journaliste: A quel point pensez-vous que le Mahatma Gandhi a influencé la façon dont votre Sahaja Yoga s’est développé, votre façon de penser actuelle, vos techniques peut-être?
Shri Mataji: Vous voyez, cela n’était pas une question d'influence, parce que, voyez-vous, c’est d’un autre domaine dont Je parle. Sahaja Yoga vous emmène dans un autre royaume où ces problèmes n'existent pas. Ces problèmes se règlent avec des pouvoirs Divins, non pas des pouvoirs humains. La puissance Divine est là, et en définitive, elle règle les problèmes d’une manière si douce qu'il n'y a pas besoin d'utiliser ces pouvoirs humains.
Mais la principale contribution du Mahatma Gandhi, fut, Je crois, d'établir l'équilibre chez les gens. Obtenir l’équilibre chez les gens était la chose principale, ainsi que les rendre plus « indiens », et supprimer la mentalité d'esclave qui nous avait graduellement imprégné, nous faire sentir notre propre négligence, il s’agissait de toutes ces choses. Mais le domaine dans lequel J'interviens était différent du sien. Ainsi, la question de l'influence ne se pose pas.
Mais Je dirais que J’ai influencé certaines choses, dans mon choix, disons, de prières, en rapport avec les différents centres (chakras) en nous. Je lui ai dit de faire cette prière, puis celle-ci, et il a dit : d’accord, c’est une bonne idée. Et il e changé ses prières. C’était fait si délicatement et silencieusement que personne ne voyait que nous avions cette relation à ce sujet ; il ne me questionnait pas non plus au sujet de l’Esprit et il ne méditait pas. Il ne méditait pas car il n’était pas Réalisé, à cette époque il n’était pas une âme Réalisée.
Son souci principal concernait cela (la libération de l’Inde)…. C'était une grande âme, sans aucun doute. C’était un être humain extrêmement élevé. Mais la Réalisation est quelque chose de très différent, c'est un autre domaine dans lequel les êtres humains pénètrent. Sa méditation consistait à réfléchir sur les choses et à se guider lui-même, mais ce n'est pas le genre de méditation où l'on entre en conscience sans pensée. C’est une dimension différente de la conscience.

Shri Mataji Nirmala Devi, interview radio, Hong Kong, 06/03/1992
Photo du père de Shri Mataji debout à gauche, de sa mère, assise à gauche avec le Mahatma Gandhi et sa femme sur la droite.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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