mardi 19 mars 2013

Le jardin zen devait amener la conscience sans pensée

« Vous ne pouvez pas blâmer Bouddha pour ceci, vous ne pouvez pas le reprocher à Bodhidharma, l’homme qui a créé le Zen, était une âme Réalisée, il n’y a aucun doute à ce sujet. Les Japonais ne comprennent rien au Zen, ils ne le comprennent pas. Ils ont dit que tout cela était très difficile pour eux. Ils ont certaines choses comme le "non jeu". Je suis allée (voir un temple) par moi-même et J'ai vraiment apprécié. Ils ne pouvaient pas comprendre pourquoi J'avais apprécié, pourquoi J'avais beaucoup apprécié leurs temples, ce que leur temple devait transmettre, voyez-vous.
Ils ont des temples qui créent quelque chose comme – disons qu’un temple populaire se trouve au sommet d'une colline, vous voyez, vous devez traverser un bâtiment, au sommet d'une colline. Quand vous en ressortez, il y a un petit endroit comme ça (un petit jardin zen) et il y a un petit mont ayant la forme d’une une goutte, vous voyez? Une petite goutte ici, là comme un point d'interrogation, on peut dire… et il y a un petit mont recouvert de plantes comme de la mousse. Vous pouvez le voir à travers …une loupe, qu’il y a de belles et différentes mousses.
Or, n’importe qui dira : "quel est l’intérêt d’avoir fait tout ce chemin pour arriver ici ? Qu’est-ce que c’est, est-ce un temple? Quelle sorte de temple?" Or, c’est le style Zen, quand vous le voyez, vous ne pouvez pas expliquer pourquoi ni comment. Vous vous arrêtez là simplement, en conscience sans pensée. C’était pour éveiller votre conscience sans pensée.

Alors les (bouddhistes) Zen m’ont dit, "maintenant, dites-nous ce que c'est." Je leur ai demandé : "est-ce que c'est ce que le Zen vous a dit? " Cela ne devrait pas vous faire parler ni penser. Vous (posez une question): "qu'est ce que c'est? " Ne posez pas de questions, ne faites qu'un avec (ce jardin zen). C'est ce que les (bouddhistes) Zen ont essayé de faire. Ils ont pensé qu’en faisant cela, en disant aux gens de "regarder sans y penser, regarder sans une pensée" cela marchera.
Mais ils n’avaient pas réalisé que ces gens n'étaient même pas éveillés. (Être en conscience sans pensée) n’est possible que pour les personnes qui sont éveillées. Ils étaient si évolués, ils ne se rendaient pas compte que ces gens n'étaient même pas éveillés : comment auraient-ils pu faire des choses sans réflexion ? Et tous ces temples sont inutiles pour ces gens.

Il y a un autre endroit où il y a beaucoup de sable, il est étalé et un beau motif est dessiné dessus ; et on a mis là des pierres de différentes formes et vous devez aller vous s'asseoir autour d'elle pour les regarder...

Puis ils commencent à comparer. Comme d'habitude, nos idées sont que: "c'est comme un océan et dans l'océan, il y a des bateaux". Je dois dire que cela n’a rien à voir avec un bateau ! D'autres ont une certaine idée, "c'est ceci, c'est cela". Mais c'est justement la chose à ne pas faire : vous ne devez pas comparer avec autre chose, vous devez seulement regarder, sans pensée. C'est ce que les (bouddhistes) Zen voulaient faire, regarder une fleur sans y réfléchir, juste la regarder telle qu'elle est. Mais comment pouvez-vous le faire si vous n’êtes pas en conscience sans pensée? Et ils ne savaient pas que les gens ne connaissent pas la conscience sans pensée. Ce n'est possible que si la Kundalini est passée au-dessus du chakra de l’Agnya.
Ils pensaient qu’au minimum, les êtres humains devaient pouvoir être en conscience sans pensée, voyez-vous, qu’ils devaient pouvoir devenir conscients sans pensée. Ils ne savaient pas que cela aussi leur manquait, parce que c’étaient des gens d’une très grande qualité. Ils étaient tous nés Réalisés en fait.»
Shri Mataji Nirmala Devi, premier séminaire occidental, East Hampstead Park, Londres, 15/10/1978

Le Sutra Lankavatara raconte la légende de la lignée de ses maîtres zen qui remonte à 2500 ans. Lors d’un sermon que le Bouddha fit ses disciples, alors qu’ils étaient tous réunis sur le pic des vautours, il essaya d'expliquer un aspect de son enseignement sans mot, simplement en cueillant silencieusement une fleur d'Udumbara. Aucun des disciples n'aurait compris le sens de son message à part Mahakasyapa, qui aurait souri au Bouddha. Bouddha aurait alors proclamée devant tous que Mahakasyapa avait reçu le trésor spirituel le plus précieux. Bodhidharma dira plus tard : "pas d’écrit, un enseignement différent (de tous les autres), qui touche directement l’esprit pour révéler la vraie nature de bouddha."
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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