mardi 22 janvier 2013

La liberté est nécessaire à l'éducation

« Ce n’est pas que les Occidentaux soient plus intelligents ou plus alertes, mais c’est la façon dont ils sont libres, dans leur progression, dans leur personnalité. Quelquefois, Je pense qu’ils sont comme des vagabonds, quelquefois juste comme des garçons manqués. Ils sont pour moi quelquefois très vulgaires, mais une fois qu’ils atteignent la réalité, grâce à leur grande liberté, ils resplendissent. Je voudrais donc demander aussi aux Indiens, de ne pas trop réprimer leurs enfants. Nous aimons beaucoup les enfants en Inde, c’est sûr, mais nous les réprimons également beaucoup. "Pourquoi restes-tu debout? Pourquoi ne t’assoies-tu pas?" Et cela ne dérange pas les enfants parce que c’est accepté, ce modèle est accepté en Inde.

Donc, donner trop de restrictions aux enfants freine aussi leur personnalité ; c'est ce que J'ai découvert. Mais les Occidentaux passent par de tels enfers tout d'abord, ils développent tant de problèmes pour commencer, que finalement ce qui se passe, c'est qu'ils ne peuvent être rejetés comme de mauvaises, mauvaises personnes. Mais s'ils arrivent à être bons, ils sont merveilleux. Toute la liberté dont ils ont bénéficié avant, montre ses résultats, sinon comment ce miracle arriverait-il à des Occidentaux ? Il n'y a aucune justification.
Or, le problème est de donner ou pas de la liberté. Après la Réalisation, nous avons le bon sens maintenant (de savoir) que l'enfant est né Réalisé. Au début, il ne comprendra pas, il ne comprendra pas. Mais peu à peu, un tel enfant montrera des résultats, fera preuve d’une capacité maximale à absorber et à s'exprimer.
Donc, aujourd'hui, Je vous parle de cette liberté, qui est la liberté de l'Esprit. Nous devrions comprendre ces enfants qui possèdent en eux cette spiritualité. Ils ont en eux le dharma. Et nous ne devrions pas essayer de les serrer ou de les embêter : laissez-les faire ce qu'ils veulent, ils ne feront jamais rien de mal parce qu'ils sont nés Réalisés.

Donc, Je parle des futurs Indiens. J’ai vu certains d'entre eux, des enfants de huit ans, de six ans, ce sont des génies, Je vous le dis. Ils chantent comme s’ils étaient de vieux musiciens réincarnés, c’est ce dont on a l’impression. Il est très surprenant de voir comment ils montrent leur talent. J’ai vu, à un programme à la télévision, des enfants de moins de huit ans et une petite fille de trois ans qui chantaient comme Hirabai Badodekar (une star de la chanson indienne). J'ai été abasourdie. Ces enfants sont nés réalisés, mais ils ont aussi le talent de leurs vies passées, ils ont ce talent de leur vie précédente.
Donc, nous ne devrions pas essayer de contrôler ni de freiner trop nos enfants, cela fait partie de la culture Sahaj. Je dois dire que cela ne correspond pas à la culture indienne (ni française), mais elle doit être adaptée à la culture Sahaj, afin de comprendre la valeur de nos enfants qui sont des âmes Réalisées. J’aime leur compagnie, ils parlent avec tant de douceur de tout, de chacun, et ils décrivent les gens avec tant de douceur. Donnez-leur seulement la liberté de parler et ils vous diront toutes sortes de choses...
Vous avez donc la liberté, mais maintenant, utilisez cette liberté d'expression, ou ce que vous avez atteint avec Sahaja Yoga, parce que vous avez déjà grandi avec votre liberté et si vous n'utilisez pas cette personnalité pleine de liberté pour exprimer Sahaja Yoga dans votre propre langue, vous n’aiderez pas vos concitoyens. Vous devez les aider parce que le pourcentage (d’âmes Réalisées) est très faible. Votre qualité est élevée, mais dans votre propre pays, votre pourcentage est faible. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Puja du nouvel an, Kalwe, Inde, 31/12/1998
Photo: l'artiste et interprète Hirabai Badodekar
publié par dictionnaire sahaja yoga





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