mardi 11 décembre 2012

La tradition spirituelle en Inde ou la politique du dharma

« A ce grand fils de l'Inde qu’est Monsieur Seshan, à tous les amis et les invités respectés, à tous mes enfants Sahaja Yogis, il est vrai que la Chaitanya organise beaucoup de choses qui sont les plus inattendues. J'ai été une grande admiratrice de Monsieur Seshan. J'ai vu un nouveau lever de soleil, un espoir pour moi. Comme vous connaissez mon passé, vous savez que mon père, ma mère, ont tout sacrifié pour obtenir la liberté de ce pays. Comme vous connaissez aussi ma vie, vous savez que J'y ai travaillé très dur en tant que jeune fille.
Mais quand nous avons obtenu notre liberté, Je ne sais pas ce qui nous est arrivé, nous avons oublié beaucoup de choses. L'un d'elles était Gandhi, avec qui petite fille J'ai vécu, qui m'aimait beaucoup. Et il a dit: "Que notre pays soit libre. D'abord, que notre pays soit libre. Les gens qui sont esclaves ne peuvent pas parler d'émancipation (spirituelle)." Nous sommes devenus tout à fait libres, mais ensuite - Je ne comprends pas comment - les gens n'ont pas pris conscience de leur responsabilité. Certains d'entre eux qui étaient très sincères, ont pensé qu'il était impossible de travailler sur quoi que ce soit dans ce pays.
Puis, à ma grande surprise, J'ai découvert Shri Lal Bahadur Shastri qui était une âme Réalisée. Il me connaissait très bien, et J'espérais qu'il allait travailler sur l'aspect spirituel de notre pays et qu’il tenterait d’apporter la renommée à cette grande terre de Yoga, Yoga Bhumi, l'Inde, qui comme vous le savez très bien, est vraiment un pays où sont nés beaucoup de saints, d’incarnations, de poètes d’une compréhension élevée et aux sentiments profonds.

Mais il est mort, et J’ai senti que désormais toute notre grandeur, toutes nos traditions, notre culture, tout ce qui nous est venu des saints- car la culture indienne ne nous est pas venue de (gens comme) Freud, mais nous est parvenue par les saints- peu à peu se détériorait. Quand Je l'ai vu, J'ai été vraiment étonnée de la façon dont les gens s’adonnent à des choses qui sont destructrices pour notre pays, qui ne sont en aucune manière constructives.
Alors, quand je lis quelque chose sur Monsieur Seshan, encore une fois, un espoir formidable s’allume dans mon cœur...

Je n'ai rien fait. L’éveil de la Kundalini existe dans ce pays depuis des milliers d'années, et nous avons aussi eu des gens comme Adi Shankaracharya qui en a parlé, Dyaneshwar, au XIIe siècle, en a parlé, mais les personnes en charge de la religion… ont toujours pensé que "ce n'est pas bien, ce n'est pas bon." Et c'est ainsi que nous avons oublié. Même les gens du Nord ne savent ce qu’est la Kundalini. Ils pensent que la Kundalini, c’est le thème astral (kundali).

Donc, tout cela (l’éveil de la Kundalini) était tenu dans un très grand secret - Je devrais dire était gardé secret. Seuls les Nath Panthi ont continué à donner l'éveil, mais la tradition voulait qu'une seule personne ne donnât la Réalisation qu’à une seule autre. Un gourou n'avait qu'un seul disciple, telle était la tradition.
A l’époque de Dyaneshwara, au Maharashtra, au XIIe siècle, il a demandé à son gourou, qui était son propre frère: "Permets-moi au moins d'en parler". Et il l’a écrit au sixième chapitre de son Dyaneshwari. Mais encore une fois, (les gardiens du dogme) ont dit non.
Comment ils ont torturé Adi Shankaracharya, comment ils ont torturé Dyaneshwar, Gourou Nanak, chacun d'entre eux! Tous ces saints n'ont jamais été reconnus par ces gardiens du dogme et ils étaient responsables – les hommes ordinaires les avaient compris - mais ils étaient responsables de la religion. Ainsi, tous ces grands héritages que nous avons, ont été perdus dans les sables.

Ce que Gandhiji m’avait dit : "après la Réalisation, tu commenceras ton Sahaja Yoga." Ce que Shastriji m'avait dit: " laisse-moi résoudre le problème du Pakistan et du Cachemire et puis tu pourras commencer ton Sahaja Yoga." Il ne me parlait que de Sahaja Yoga (de choses spirituelles) de rien d'autre. Mais le problème, c'est que si vous continuez à reporter, ça continue comme ça. Maintenant, de mon humble façon, J'ai- Shastri est une personne formidable, il a travaillé comme un formidable bureaucrate et tout ça. J'ai vu de nombreux bureaucrates. Je veux dire qu’il en était un d'exceptionnel, Je dois dire, qui pensait à la spiritualité, c’est très rare. »

Shri Mataji Nirmala Devi, jour des félicitations au lendemain du Birthday Puja, partie en anglais, Dehli, Inde, 21/03/1995

Photo: T.N. Seshan
Monsieur T.N. Seshan est un ancien haut fonctionnaire indien des services administratifs, qui a occupé plusieurs postes publics dans le gouvernement de l'Inde. Il a été le dixième commissaire en chef électoral de l'Inde de décembre 1990 à décembre 1996. En tant que commissaire général des élections de l'Inde, il a introduit des réformes électorales innovantes et de fait de la Commission électorale un corps puissant. Son nom est devenu synonyme de transparence, d'efficacité et de visibilité. Il est connu pour avoir largement réussi à mettre fin aux irrégularités électorales en Inde. Le 17 octobre 2012, la Haute Cour de Madras l’a nommé administrateur provisoire à Chennai.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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