lundi 10 décembre 2012

C'est l'intention qui compte


« Je dois vous dire en particulier que vous devez prêter attention à vous-même, et avoir aussi de l’amour envers les autres. Vous devez être en mesure d'exprimer votre amour envers les autres tout en concentrant votre attention sur vous-même. Vous devez essayer de vous voir en regardant vers l'intérieur et en recherchant à savoir : "Allons-nous bien? Nos chakras sont-ils corrects? Avons-nous encore des défauts ?" Au cas où vous pensez que quelqu'un d'autre peut comprendre mieux que vous, alors vous devriez aller lui demander : "dis-moi si un chakra particulier est bloqué, car je ne suis pas en mesure de juger ou comprendre". Cela n'a pas d'importance comment vous pouvez être, car Je vous ai acceptés. Maintenant vous avez aussi à m’accepter, à imbiber (les qualités) avec toute la compréhension, le sens de la pureté et de la bienveillance. C'est ce qui peut apporter joie et bonheur à votre Mère ...  
Je suis submergée par votre amour et par votre affection, et (en voyant) ces décorations, vraiment. Vous avez tellement dépensé, vous avez tant décoré cet endroit. Je n’ai qu’une chose à dire, il n'est pas nécessaire de dépenser autant. Votre Mère est si simple qu'elle n'a besoin de rien. Vous tous, quoi qu’il y ait ici, quoi que vous me donniez, c'est suffisant. Je ne veux rien. Tout ce que vous avez à prendre de moi, prenez-le tous. Mais, pour votre satisfaction, Je vous dis d’accord, donnez-moi un sari. Puis vous me le donnez, qu’y faire ?
Mais, là aussi, vous pensez que les saris que vous m’avez donnés il y a 4 ans sont toujours enfermés à clé, que Je ne comprends pas. Plus tard, lorsqu’un musée sera construit, vous pourrez les y mettre. Donc, toutes ces choses, pour votre intérêt, quoi que vous en dites, Je les conserve comme un dépôt, et elles ne sont pas nécessaires. Mais votre amour est tel que, devant lui, Je ne peux parler de rien, Je ne peux rien dire. Tout ce que vous donnez avec amour, tous les fruits de Shabari ou les coûteux saris venant de vous, tout m'importe (de la même manière). »
Shri Mataji Nirmala Devi, Mahahakali Puja, traduit de l’Hindi, Calcutta, Inde, 01/04/1986
Shabri ou Shabari était une femme ascète et âgée, du niveau social le plus bas, qui, selon le Ramayana, était très dévouée à Shri Rama. Elle lui offrit en guise de cadeau quelques fruits simples qu’elle venait de cueillir dans la forêt avec amour. Elle les avait goûtés un à un pour être sûre de leur qualité. Ce geste si innocent, qui en lui-même exprimait tout son amour, toucha profondément Shri Rama. Il fit abstraction du fait qu’elle les avait portés avant à la bouche, alors que ce tabou était extrêmement fort et doublement choquant pour l’époque en Inde. Ce passage est l’exemple par excellence de l’humble cadeau venant du cœur qui est un trésor aux yeux du dieu Rama.

Publié par dictionnaire sahaja yoga

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