vendredi 22 avril 2011

Sahaja Yoga ne s'organise pas





« Le séminaire de l’année 1986 fut encore organisé à Ganapatipule au mois de décembre. Il fut précédé d’un tour du Maharastra, où Shri Mataji emmena les Sahaja Yogis étrangers dans les villages les plus petits et vécu avec eux dans des conditions spartiates et inconfortables. Au moment où nous étions prêts à partir pour Ganapatipule, ma poésie semblait s’être épanouie car j’avais écrit de huit à dix chansons, quelques-unes en ourdou, d’autres en Hindi ou en Marathi, et deux en Anglais. J’avais aussi décidé de participer activement à l’organisation du séminaire de Ganapatipule.

D'abord, je ne comprenais pas ce qu’était un Puja, et croyais que c’était un rituel de plus. Mais, étonnamment, en assistant au Puja, je sentis que ma Kundalini s ‘élevait et qu’elle purifiait mes pensées. Je percevais la conscience sans pensée. Après chaque Puja, je sentais que j’approfondissais la connaissance de la vérité absolue, car ma sensibilité aux vibrations se clarifiait.

Je demandai au leader de Sahaja Yoga de proposer une réunion rassemblant tous les volontaires car je voulais leur parler. Un rendez-vous fut pris donc à Bombay, auquel je me rendis pour m’adresser à eux. Sur mon ordre, on forma plusieurs comités pour s’occuper de la réception, des programmes, de la nourriture et du ravitaillement, etc. Chaque comité avait un responsable et à Ganapatipule, avant que le séminaire ne commence, je les rassemblai tous pour leur expliquer leur devoir et leur rôle. Mais ce qui en réalité se produisit fut en totale opposition avec mes instructions. Un membre s’occupant du transport se mêlait du comité de la nourriture, un autre de la réception était vu avec le comité de la régie. En d’autres termes, c’était un méli-mélo général !


Cela me mit hors de moi, et sans observer le protocole que l’on doit suivre en entrant dans la chambre de Shri Mataji, j’entrai dans la pièce en colère et contrarié. Je Lui dis, car je me sentais vraiment déçu, que les Sahaja Yogis étaient tous inéfficaces et que nous ne pourrions jamais les organiser !

A cela Elle me répondit que les Sahaja Yogis n’étaient pas prêts de tomber du ciel, et que nous devions travailler avec cet ensemble désorganisé. Elle ajouta que Sahaja Yoga n’était pas fait pour l’organisation, qu’Elle n’avait aucun personnel rémunéré ni aucune assistante personnelle. Ce que les gens faisaient émanait de leur dévotion, et la dévotion doit venir du cœur qui ne peut être organisé. Encore aujourd’hui, bien qu’il y ait des millions de Sahaja Yogis, il n’existe pas un seul membre qui soit payé pour s’occuper des diverses activités que conduit Shri Mataji. Même maintenant, je ne dirais pas que Sahaja Yoga est une organisation, mais plutôt un processus en pleine croissance, une progression de l’être humain dans son évolution et vers son salut. Une telle collectivité de Sahaja Yogis aussi éclairés transformera l’humanité toute entière. »

Babamama, Mes mémoires, chapitre 9
Life Eternal Trust,
Edition française 2010
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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