samedi 22 janvier 2011

La Réalité, c'est le présent selon Sahaja Yoga



« Quand la Kundalini s'élève, les pensées s'allongent. Il y a ainsi un espace entre les pensées, “vilamba”, d’abord très petit, puis qui s'élargit pour créer un état de silence total. Alors, nous sommes au présent, mais sans aucune pensée, aucun souci, aucune colère.
Et nous nous trouvons au présent qui est la Réalité. En fait, la Réalité existe au présent, car le passé n'existe plus et le futur n'existe pas encore. Lorsque nous sommes dans cet état, au présent, nous devenons absolument calmes et en paix. C'est de cette manière que nous gagnons la paix intérieure. Cette paix peut être réalisée collectivement lorsque des milliers de personnes reçoivent l'éveil de leur Kundalini.

Par exemple, quand nous sommes entrés dans l'eau, les vagues nous effraient. Mais si nous pouvons monter sur un bateau, nous allons voir le ressac des vagues et nous devenons le témoin de ces vagues effrayantes....De même, lorsque nous atteignons le stade du présent, nous voyons tous les problèmes qui nous entourent et nous les observons. Nous en devenons témoin et sommes une fois pour toutes hors de ces problèmes. Nous voyons également les solutions et résolvons ces problèmes.

A ce stade, nous ne nous préoccupons pas du passé ni du futur, nous profitons des bénédictions du présent, qui est la Réalité, et nous sommes en conscience sans pensée. Nous sommes tout à fait conscients, mais nous n'avons pas de pensée, "nirvichara samadhi". Tout ce que nous regardons s'imprime dans notre mémoire comme une photographie. Ce silence intérieur ouvre notre cœur. L'ego et les conditionnements commencent à se dissoudre dans l'océan d'un silence sans vague.

Par exemple, si je possède un très beau tapis... je vais en prendre soin et m'en soucier. Mais si je pouvais le percevoir sans pensée, je pourrai le regarder sans m'inquiéter. Alors, la joie que l'artiste a placé dans la création de ce tapis commencerait à s'écouler en moi depuis la fontanelle,(comme) des vagues de joie apaisantes et relaxantes qui me transporteraient.

A ce stade, toutes les pensées qui nous viennent sont des pensées divines, comme des inspirations. Si nous voulons penser, nous le pouvons, si nous ne le voulons pas, ce n'est pas obligatoire. C'est l'état que nous appelons, en sanscrit, la quatrième dimension de conscience “turya”. Cet état de “turya” commence parfois à s’établir aussitôt après la Réalisation, pour à peine quelques secondes, puis il augmente régulièrement et une personne peut atteindre une paix totale du mental.»
Shri Mataji Nirmala Devi, Meta Modern Era, chapitre 11, 1995
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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