jeudi 9 mars 2017

Qu'emporte-t-on avec soi quand on meurt?

« Une personne éclairée ne se fixe à rien et tout ce qui tente de s’approcher de trop près se brûle. Donc, une telle personne n'est attachée à rien du tout. Mais ce n'est pas quelque chose de mental que vous pouvez faire: "Oh je ne suis pas attaché à toi", vous voyez.
Il est très commun, dans ce pays en particulier, d’entendre dire: "Je vous déteste". Mais vous ne pouvez pas haïr quiconque, comment pourriez-vous? Et vous ne pouvez pas aimer quiconque non plus car l'attachement ne peut pas vous donner ces deux caractéristiques. Vous voyez, comme vous êtes attaché à quelqu'un, vous dites que vous le détestez et simultanément, vous l’aimez. Parce que ce sont les qualités duelles de l'attachement, voyez-vous? Donc, une fois que vous éprouvez de l'attachement, vous éprouvez les deux choses: à un moment vous détestez, à un autre vous aimez, puis vous détestez, puis vous aimez et vous ne savez pas ce qui vous arrive! Mais, la caractéristique du mental fait que l’on est mentalement soit attaché, soit détaché.
Mais en fait, quelqu’un dit aimer quelqu'un d’autre, or, vous ne mourrez même pas ensemble, quoi que vous puissiez essayer. Vous ne pouvez pas mourir ensemble. Une personne doit mourir plus tôt, une autre plus tard. Donc la réponse à la question posée à Bouddha qui était: "Pourquoi toutes ces choses arrivent-elles?" Bouddha a dit, c'est à cause du désir. C’est à cause du désir humain que tous les problèmes sont causés, comme la mort, comme la vieillesse ou la maladie qui sont causées par le désir.
Voyez maintenant comment nous devrions comprendre Bouddha en termes sahaj. Le désir, comme vous le savez, c'est le côté gauche. Le côté gauche vous donne la mort. Lorsque le côté gauche est très usé, vous obtenez finalement la mort, quand il est épuisé. Quand le côté gauche est épuisé par (trop de) désirs, vous avez également des maladies. Et quand le côté gauche est surexploité, vous vieillissez. Bien sûr, c’est par le côté droit que cela se fait, mais le côté gauche en est l'origine. Si vous n'avez aucun désir, vous ne tomberez pas dans le côté droit.
D'abord il y a le désir, le point de départ, c’est le désir. Il a compris ce point, c’est bien, mais Bouddha n'a pas clairement dit ce que signifie le désir: le désir signifie le côté gauche. Quand nous éprouvons ce pur désir qui est la Kundalini, alors toutes ces autres choses sont neutralisées. Quand la Kundalini s’élève, le désir pur, le désir réel, le seul désir, vous donne l'absolu grâce auquel vous ne vieillissez pas, vous ne mourez pas et vous ne tombez pas malade. Parce que vous réalisez ce qui est éternel, qui ne meurt pas : vous devenez l'Esprit.
Si vous voulez mourir, vous mourez, si vous voulez renaître, vous renaissez, et vous conservez en vous ce tempérament d’être Réalisé qui ne meurt pas. C'est ce que vous emportez avec vous (dans l’autre monde). Car vous emportez votre Réalisation avec vous quand vous mourrez.

Donc ce que Bouddha a essayé de dire, c’est qu’on ne devrait pas avoir de désirs, parce que, voyez-vous, son chemin (personnel) s’est fait comme cela. Il est allé de l'un à l'autre, abandonnant ce désir-ci, ce désir-là, celui-là - finalement il est arrivé à la Kundalini.
Il y a un adage qui dit: "Ya neti neti wachane nigamor avochus". Si vous dites : "Pas ceci, pas cela, pas ceci, pas cela" alors vous arrivez à un point où vous vous dites : "Ce qu’il reste en fin de compte, c’est le désir, qui est le pur désir", c’est à dire la Kundalini. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Bouddha puja, Brighton, Angleterre, 26/05/1983

Ce qu'on emporte avec soi après la mort, c'est sa Réalisation qui donne une place privilégiée à notre âme.
Le védanta est une doctrine attribuée au sage Vyasa, développée dans les leçons appelées "Upaniṣad" par Adi Shankaracharya; il traite de la métaphysique de non-dualité "advaita". Le postulat, c'est l'identité de Paramātman, l'Âme universelle, avec Jivatman, l'âme individuelle. On y parvenait par la méthode "neti neti"
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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