jeudi 1 décembre 2016

Faire face à soi-même, ce n'est pas se confesser

« Maintenant, au sujet de l'Amérique du Sud, Je vous ai déjà dit que ce sont des gens extrêmement simples et innocents. Ils sont très pauvres, simples, innocents, mais ce qui a pénétré leur être c‘est cette magie noire, et maintenant, heureusement, ils prennent conscience que c'est la magie noire qui leur fait du tord. Mais d'une façon ou d'une autre, ils ont beaucoup dépendu de cette magie noire, sur le côté gauche. Ils ressentent beaucoup de culpabilité à ce sujet, ils se sentent très mal. Vous voyez qu’ils se sentent tout le temps totalement coupables. Leur comportement tout entier est comme s'ils avaient fait quelque chose de mal mais qu’ils ne savaient pas comment se corriger.

Donc, pour nous, il est important de ne pas ressentir de culpabilité envers quoi que ce soit. Nous sommes tous des Sahaja Yogis. Comment pouvons-nous avoir de la culpabilité, après tout, quand nous sommes l'Esprit? L'Esprit ne peut pas avoir de culpabilité. Cette culpabilité doit donc s’en aller. Mais en nous sentant coupables, que faisons-nous? Ce que nous perdons, c'est le pouvoir d’être témoin des choses, parce que quand il y a de la culpabilité, nous la repoussons ici, la culpabilité se retrouve là (au Vishudhi gauche). Mais nous ne pouvons pas observer, nous ne pouvons pas être témoins de ce qui ne va pas et nous ne voulons pas faire face aux difficultés, à nos erreurs ou au problème que nous avons. On repousse là (au Vishudhi gauche) ce sentiment de culpabilité, c’est tout. Elle est joliment stockée là cette culpabilité. Mais nous ne voulons pas y faire face.
Par exemple, disons qu’un homme, ou une femme soit de nature très cruelle. Puis soudain, elle se rend compte qu'elle a été cruelle ou autre. Alors elle repousse ça là-dedans: "Oh, j'ai été très mauvaise. J'ai été très cruelle, ceci, cela." Mais elle n’y fait pas face! Faire face à soi-même signifie qu’elle devrait savoir: "Pourquoi ai-je été cruelle? Quel en était le besoin pour moi? Je n'aurais pas dû être cruelle et maintenant je ne serai plus cruelle." Cela clôt le problème. Mais se dire : "Je suis vraiment coupable à ce sujet, je suis vraiment coupable à ce sujet," n'aide pas. Au contraire, vous connaissez ce que sont les problèmes dus à la culpabilité, et aujourd’hui, ce sont ces mêmes problèmes auxquels est confrontée l'Amérique du Sud.
Quand J’y suis allée, J'ai été surprise que, au Brésil, l'homme qui était le plus haut placé m'ait parlé de cette manière: "Oh, nous savons que nous avons beaucoup de défauts. Nous savons que nous ne sommes pas bons" ceci, cela. Pourquoi, Je me suis juste demandée, pourquoi ne se corrige-t-il pas? S'il sait que c'est une erreur, que c’est cela, pourquoi ne se corrige-t-il pas? Puis il m'a dit: "Écrivez-moi tout ce que vous avez trouvé de mauvais chez nous." Et c'était vraiment charmant de sa part. Alors un journaliste est venu et nous lui en avons parlé. Et maintenant, Je pense qu'ils font quelque chose. Ils essaient d'améliorer les choses et elles s'amélioreront certainement.

Mais au contraire, J'ai trouvé que la Russie était très différente. En Russie, ils n'ont jamais dit: "Nous sommes coupables" ni rien de tel. Ils ne l'ont jamais dit. Ils ont dit: "Cette époque est terminée maintenant. Nous sommes dans le royaume de Dieu. C’en est fini, c'est terminé. Nous sommes maintenant dans le royaume de Dieu. Point barre, fini. Nous sommes maintenant dans le Royaume de Dieu et nous devons profiter de la vie." Tout est positif. Ils n’ont jamais parlé de leur passé, de leurs gouvernements ou de ce qui s'est passé, ni de Staline, ni de Lénine, ni de personne. Ils ne se sentaient pas concernés. Ils étaient au-dessus de cela: "Alors pourquoi devrions-nous nous inquiéter?" Ils ont dit: "Pourquoi devrions-nous nous inquiéter? Qu’ils se battent, qu'ils fassent ce qu'ils veulent."
Ils ne veulent rien savoir de leur politique, de leurs problèmes ou de quoi que ce soit. Ils pensent: "Nos problèmes sont résolus. Nous sommes maintenant des âmes Réalisées. Nous avons la joie, profitons-en." C’est une manière très directe de comprendre Sahaja Yoga.

Mais J'ai vu des gens qui m'écrivent dix pages de confessions comme si J'étais un prêtre, un prêtre catholique, voyez-vous, sur tout ce qu'ils ont fait, qu’ils ont fait ceci, et Je ne veux pas les lire. Je les jette tout simplement ou Je les brûle. Alors ils essaient de se confesser. Il n'y a rien à confesser. Il n'y a rien à dire et il ne faut pas s’attarder sur ce qu’on a fait, mais il faut profiter maintenant de ce qu’on a obtenu. C'est pareil que ceci: supposons qu'un mendiant soit fait roi, d'accord? Alors il devrait jouir de son royaume, se comporter comme un roi. Mais il est toujours hanté par son passé, alors à chaque personne qui passe, il dit: "Donnez-moi cinq roupies ou cinq livres." Rires.
C'est comme ça. Une fois que vous êtes au Royaume de Dieu, sachez que vous êtes au Royaume de Dieu. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Krishna Puja, Cabella Ligure, 15/08/1993

Jeter une lettre ou la brûler c’est une façon de remettre les problèmes à la terre Mère ou au feu. C’est une façon de remettre les problèmes aux éléments.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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