dimanche 10 janvier 2016

La collectivité se construit en mettant la main à la pâte

« Nous devons savoir que Sahaja Yoga, tel qu'il est à notre époque, est un événement collectif. Je vois, surtout chez les hommes indiens, qu’ils ne travaillent jamais de leurs mains, ce qui est une mauvaise chose. Parce qu'ils ne se servent pas du tout de leurs mains, leur collectivité est faible, très faible. Les Indiens ont la pire collectivité. Si vous avez un ashram -Je ne sais pas pourquoi nous devrions construire un ashram, personne n’y restera. Ils veulent avoir leurs propres maisons, leurs propres familles avec leurs propres enfants, ils sont les pires de tous en ce qui concerne la collectivité. La raison en est que les hommes indiens ne font jamais aucun travail manuel. Ils ne savent pas planter un clou - il y en a beaucoup comme ça – laissant tomber toute réparation. Ils se tiendront, les mains sur les hanches, et se contenteront de dire aux autres ce qu’ils doivent faire, vous voyez. Il y a un dicton marathi, un très intéressant dicton: "Untta varun shelya hakne" – c'est-à-dire : "Monter un chameau pour conduire les chèvres." C’est typique des hommes indiens. Ils ne peuvent rien réparer, ils ne savent rien faire. Or, supposons que quelqu'un renverse quelque chose, ils resteront simplement debout comme cela, à regarder, et ne mettront jamais la main à la pâte.
Ainsi, pour chaque Sahaja Yogi, ce que nous appelons "Shramadaan" est important. Ils doivent faire quelque "shramadaan". "Shramadaan" signifie faire quelques travaux (manuels), et c’est ce qui nous manque. Même si on en vient à cela, vous feriez mieux de nettoyer votre maison, vous feriez mieux de nettoyez l’extérieur de votre maison, essayez de faire un petit jardin autour de votre maison, essayez de peindre votre maison, essayez de faire une sorte de travail manuel. Même si vous ne possédez rien, vous pouvez même vous brosser les cheveux ou faire quelque chose comme ça. Faire n'importe quel travail manuel qui selon vous serait le plus facile pour commencer, parce que Je crois que les gens ne font même pas cela. Ils ne se rasent même pas tout seuls, ils trouvent quelqu’un pour les raser - Je veux dire, ce sont vraiment des paresseux. Shri Mataji sourit.
Or, au contraire, on peut voir qu’en Occident, les gens sont manuels. Grâce à cela, voyez-vous, comme ils savent utiliser leurs mains, ils sont très collectifs. Alors ils marquent un point avec leur collectivité, tandis que les Indiens marquent un point parce qu'étant Indiens et ils ont un patrimoine et ils savent ce qu’est la Kundalini, ils connaissent Ganesha, ils savent tout. Donc, ils marquent un point pour cet aspect.
Donc, le côté gauche est le désir, le côté droit est l'action, nous en revenons encore à la même position où il y a un déséquilibre : l'action se produit à l'Ouest, et ici, il n’y a que la pensée : " d’accord, on le fera." C’est de la planification, tout est un sujet de planification, rien ne se concrétise. Vous continuez à planifier, planifier, planifier. Maintenant, nous sommes en train de construire un unique ashram à Delhi, depuis, Je pense, une dizaine d’années. Shri Mataji sourit. C’est comme le Taj Mahal, Je vous le dis ! Grands rires. 
 Shri Mataji rit. Ah ! Il est si difficile, voyez-vous, de comprendre pourquoi ils ont pris autant de temps, et ce n’est pas un endroit très grand, rien. Mais ce n’est pas seulement le fait des Sahaja Yogis, il y a aussi d'autres facteurs, car tout le monde (en Inde) est comme ça, tout est reporté, tout est remis au lendemain. "Nous le ferons demain." Alors, quelqu’un va venir, une autre personne ne viendra pas. Par exemple, on avait à l’école, on devait calculer une somme comme ça, ou résoudre un problème (de mathématique) du type : "une maison a été construite, trois personnes sont venues pour y travailler et une s’est enfuie. Puis, deux personnes sont venues pour travailler, une est restée et deux se sont enfuies; puis cinq personnes sont venues travailler et deux personnes se sont enfuies. Alors, quand la maison sera-t-elle terminée? " Jamais! Avec de tels fugueurs, elle ne pourra jamais être terminé. C'est comme ça.
C’est là que nous manquons de sens collectif. J'ai dit que tous les Indiens devraient trouver un endroit où ils pourraient aller planter quelque chose, trouver une sorte d’endroit où ils pourraient aller planter de beaux arbres banians, les arroser ensemble, arriver à y travailler ensemble. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Makar Sankranti, Shri Surya Puja. India Tour, Bombay (Mumbai), 10/01/1988
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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