dimanche 15 juin 2014

Mettre en action la compassion


« Si vous éprouvez de la compassion, alors cette compassion vous poussera à faire un travail qui apportera le réconfort à des gens qui ne sont même pas des chercheurs. Je suis déjà en train de former une ONG, vous voyez, qui va vraiment créer de très belles institutions pour les gens qui n'ont rien, qui sont affamés, qui sont en difficulté, qui vivent de lourdes épreuves. Vous seuls pouvez le faire, parce que, ayant pratiqué Sahaja Yoga, vous avez abandonné votre cupidité, vous avez abandonné votre convoitise, c'est fini, maintenant vous êtes très libres et indépendants. Avec cela, la compassion, ne peut pas prendre d’autre forme, parce que J’ai vu beaucoup de gens commencer ce genre de travail et se mettre à devenir des leaders ou à s'enrichir ou à piller les autres. Cela, vous ne le ferez pas. Vous êtes vraiment - comme le Christ l'a dit - le sel, le sel qui est complètement dissous dans la Divinité et ce sel va en dissoudre beaucoup d'autres.

Une fois que nous commençons à nous développer de cette façon - Je ne dis pas que nous devrions être comme des missionnaires ou autres personnes comme cela, convertissant les gens de force à Sahaja Yoga - non. Nous devons prendre soin de ce qu'il nous manque tout d'abord. En fait, il y a très peu de gens dans ce monde qui sont honnêtes, qui n'ont pas de cupidité. J'ai connu des gens qui n'ont jamais eu aucune avidité, mais, dès qu'ils ont obtenu un quelconque pouvoir, ils ont commencé à montrer une terrible avidité : c’est surprenant, quand on connaît la personne, qui n'a jamais fait une telle chose, et que tout à coup on découvre qu'elle est devenue aussi avide, on ne peut pas le croire. Mais pas les Sahaja Yogis. Les Sahaja Yogis ne feront pas comme cela. Ils jouissent de leur compassion, pas d’autre chose, pas de la convoitise, pas de la cupidité et pas non plus des soi-disant déviances comme la drogue, et l’alcool et autres absurdités. Parce qu'ils savent ce qui les rend heureux, où se trouve leur bonheur. Une fois que vous savez où se trouve le bonheur, vous allez essayer d'avoir plus et plus encore, il est si facile maintenant pour vous de le faire.
Je dirais que les hommes y arrivent bien, les femmes devraient réussir à le faire, car les femmes ont plus le sens de la compassion, plus  le sens de la compassion et du pardon
- les femmes normales, Je ne parle pas des anormales - vous savez, Je veux dire des femmes normales. Cela devrait être le cas, parce ce sont des mères, elles ont des enfants, elles ont ressenti ce qu’est l'amour pour les enfants. Une mère n'attend rien, elle veut juste que son enfant soit bien et heureux et elle apprécie son enfant, c'est tout. Si vous êtes une femme, en vous, cette compassion est intégrée. Voyez-vous, J'ai vu des petites filles, qui, elles aussi, voyant un petit bébé, courent vers lui, aimeraient prendre le petit bébé (dans leurs bras). Elles ont des poupées et s'en occupent, comme si elles étaient leurs propres enfants. Ainsi, pour les femmes, il devrait être beaucoup plus facile de faire preuve de compassion, de l'exprimer et de la manifester - cela devrait être le cas. Et comme vous êtes toutes mariées aussi, vos maris se sentent tellement renforcés par votre propre nature divine.
Qu'est-ce que vous sacrifiez? Certains disent que "je sacrifie ceci pour Dieu, je sacrifie cela pour Dieu". Qu’y a-t-il à sacrifier pour Dieu? De quoi Dieu a-t-il besoin? Il n'a besoin de rien, qu’est-ce qui est à sacrifier? Vous avez sacrifié votre cerveau - c'est tout ce que Je peux dire, il n’y a aucune sagesse là- dedans.
Il n’y a rien à sacrifier. Et si quelque chose doit être fait, cela doit être fait. J'ai vu aussi des dames qui viennent à moi me dire : "Mère, nous devons cuisiner, puis nous devons nous occuper de nos enfants, faire le ménage, et ceci et cela". Qu'est-ce donc, sinon que feriez-vous? Toute la journée que feriez-vous? ...Je ne sais pas ce que vous allez sacrifier. En fait, ce que vous sacrifiez, c’est votre joie, votre bonheur. Si vous atteignez cet état où vous jouissez de vous-même, alors vous ne serez jamais fatiguées, vous n’éprouverez jamais de rancune, vous direz toujours  "Mère, tout nous plaît". C'est un aspect très important que nous devons réaliser, que si quelqu'un est une femme ou un homme, chacun possède la même chose que nous appelons la Kundalini. Mais une femme, comme vous le savez, est le plus souvent du côté gauche, elle a plus de pouvoir de compassion. De même, un homme a plus de pouvoir d'action. Ainsi, la compassion doit devenir active. Avec cette combinaison, tout va s'arranger d’une très belle manière, mais s’il n’y a pas cet équilibre, cela va être difficile ...

Ici, il vous faudrait comprendre la relation entre Dieu Tout-Puissant et l’Adi Shakti. C'est une parfaite unisson, une compréhension totale. Dieu Tout-Puissant est le spectateur, il observe le travail de l'Adi Shakti. Elle est la compassion, bien sûr, elle ne dit pas qu’il faudrait détruire ou tuer quelque, d'accord, elle est la compassion. Mais c'est Dieu qui prend en charge la situaiton si quelqu'un essaie de faire quelque chose contre l'Adi Shakti, c'est lui qui s’en occuper et modifie toute la scène, de telle manière que vous ne comprenez pas comment cela s'est passé, comment cela a fonctionné. Ce que vous devez faire, c’est prendre plaisir au jeu.

De même, les Sahaja Yogis devraient avoir une unité, avoir de la compréhension (les uns pour les autres), éprouvez du plaisir entre eux. Si un Sahaja Yogi ne peut pas jouir de la vie, qui va le faire? Je ne peux pas comprendre que celui qui a sa Kundalini éveillée, qui a ressenti le pouvoir omniprésent de l'amour, qui sait ce qu’est la vérité, qui est unis au Divin, comment une telle personne pourrait avoir un quelconque problème? Il faut prendre conscience que vous avez pris place au royaume de Dieu Tout-Puissant. Vous avez pénétré son Royaume et vous êtes sous l'attention, la compassion de l’Adi Shakti. Mais les choses sont ainsi que si vous prenez un mendiant, qui a mendié toute sa vie, et que vous l’asseyez sur un trône, il continuera de mendier sur son trône. C'est parfois la situation avec des Sahaja Yogis. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Adi Shakti puja, Cabella, 09/05/1996

L’ONG dont Shri Mataji parle est un institut qui acceuille les femmes destituées et leurs enfants, souvent des femmes musulmanes répudiées par leurs maris qui veulent recevoir une nouvelle dote, et aussi des orphelins. La directrice s’appelle Gisela Matzer,  et la maison d’acceuil : "VISHWA NIRMALA PREM ASHRAM" - "Prem" signifiant “amour”.
http://www.nirmalprem.org/index.asp?pageid=101

Si les valeurs du Nabhi, du dharma sont bien installées collectivement et individuellement chez les Sahaja Yogis, il faut encore travailler sur celles du coeur, comme la compassion. Les femmes en cela devraient être avantagées car elles connaissent en elles ce sentiment maternel qu'est la compassion. Mais il semblerait qu'elles n'aient pas encore totalement trouvé leur place en tant que Sahaja Yogini.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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