mardi 18 février 2014

La patience



« Sahaja Yoga doit être pratiqué, cela ne signifie pas que vous vous asseyez devant ma photographie tout le temps, non ce n’est pas cela. Cela signifie que vous pratiquez la compassion. Vous la mettez en pratique. Ensuite, vous devez mettre l'amour en pratique. Or, comment mettre l'amour en pratique ? Si vous aimez quelqu'un, que faites-vous ? Vous essayez de plaire à cette personne. De simples choses peuvent rendre les gens très heureux. Je sais que vous essayez tous de me faire plaisir, vous me donnerez des cadeaux, vous trouverez des choses qui sont bonnes pour moi, vous irez  acheter des délicieuses fleurs pour moi. Vous  faites de belles choses pour me faire plaisir. J’en suis plus qu’heureuse, Je dois vous le dire.
Mais Je suis plus heureuse encore, bien plus heureuse si vous comprenez ce qu’est la collectivité et essayez vous faire plaisir mutuellement. Une personne qui fait plus attention à être agréable envers autrui, est celle qui me réjouit le plus. Dès que vous décidez d’être agréable envers autrui, votre discours deviendra différent, il sera beaucoup plus doux. Les paroles qui étaient aussi tranchantes que des ciseaux dont douces comme le miel. Quand vous parlez peu, votre parole verse du miel sur l’autre et l’autre personne l’apprécie vraiment.
Alors maintenant, où mettre cet amour en pratique ? Posez cette question : "Où puis-je mettre cet amour en pratique ? Qu'est-ce que j'aime? " Nous aimons notre maison, nous aimons nos photos, nos décorations, tout, mais est-ce que je met en pratique cet amour avec ma femme ou mon mari ou avec d'autres Sahaja Yogis ?

Dans notre culture Sahaj, nous devons pratiquer la compassion, l’amour, et troisièmement, nous devons nous exercer à faire preuve de patience. Je sais que certains enfants sont peut-être un peu plus espiègles que d’autres, qui le sont moins. Certaines personnes sont peut-être très bavardes. Quelque fois, elles me donnent, à moi aussi, le bourdon. Elles continuent de parler, parler, tellement parler. Parfois Je me dis que c’est bien car cela me repose la langue – c’est une façon de voir les choses.
Une autre façon d’aborder cela, c’est de simplement déconnecter votre mental, de laisser l’autre parler, de ne pas vous impliquer, quoi qu’il veuille faire. Une fois qu’il en aura  terminé, ou qu’il sera fatigué, alors il ne vous ennuiera plus beaucoup et il se sentira satisfait que quelqu’un l’ait écouté.
Donc on a besoin de patience et on a besoin que les autres constatent votre patience. Hier, par exemple, Je suis restée assise à peu près trois heures, Je pense, à serrer les mains de toutes sortes de personnes, ayant toutes sortes de problèmes, et la personne qui est venue en dernier m’a dit : "à voir votre patience, cela a développé la mienne."

L’amour vous donne de la patience, cet amour vous nourrit. Je vous le dis, c’est une méthode très pragmatique. Je n’ai pas dit ici d’avoir confiance en Dieu. Je vous dis simplement d’avoir confiance en vous-même. C’est une méthode vraiment simple ...De même, nous disons qu’il faut pardonner à tous, mais nous ne le mettons pas en pratique. Nous nous souvenons de toutes petites choses, comme des insensés. J’ai seulement entendu dire que le serpent a cette capacité de se souvenir de celui qui lui a fait du mal. Mais là, Je découvre que les êtres humains n'en sont pas moins capables. Nous nous souvenons tous de chaque chose qui s’est produite il y a treize ou quinze ans en arrière, de ce qui nous a fait du mal, mais la façon dont nous avons blessé les autres, nous l’avons oublié. La façon dont nous nous sommes mal comportés envers autrui, on ne s’en souvient pas, car l’esprit humain a de l'ego. L’ego peut continuer de blesser les autres, il ne ressent rien. Et ce surperego, qui va se tromper sur les (véritables) blessures et va toujours s'en plaindre. »
Shri Mataji Nirmal Devi, Virata Puja, Melbourne, Australie, 10/04/1991
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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