lundi 16 décembre 2013

Juan Mascaro était Réalisé


« Vous avez lu la Gita, traduite par des gens qui ne sont pas des âmes Réalisées. Celui que j'ai rencontré récemment, c’était Mascaro, qui est une âme Réalisée. Il est très différent. Il a écrit de nombreux livres. Il a traduit la Gita et le Dharmapadha et tout cela et il a dit: "Mère, celui qui sait, sait." Il m'a reconnue en un rien de temps car c’est une âme Réalisée. (Shri Mataji dit une phrase en sanscrit tirée de la Gita): "Celui qui peut voir, voit".
La première chose qu'il m’ait dite, c’est : "Comment allez-vous leur faire voir les choses ?" J'ai dit: "Très bien, je vais les leur faire voir."
Krishna n'a pas fait cela. Cela remonte à  6000 ans. Telle était la situation. Mais aujourd'hui, les temps sont différents : ce sont ceux du pouvoir omniprésent de l'amour divin. »
Shri Mataji Nirmala Devi, programme public. Brighton, Brighton, 18/07/1980

Témoignage de Yogi:
 « Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été un chercheur. Lors d’un voyage en Inde, j'ai découvert quelques livres traduits en anglais par un professeur de l'Université de Cambridge nommé Juan Mascaro. Ces livres non seulement m’ont beaucoup parlé mais ils m’ont en plus donné une telle joie que je ne pouvais pas m’arrêter de les lire ; ce sont les livres sur le Dhammapada, la Bhagavad Gita et les Upanishads.
A peu près un an après avoir reçu la Réalisation du Soi de Shri Mataji au Caxton Hall de Londres, en Octobre 1979, ma femme et moi habitions à Cambridge et nous avons assisté à une conférence donnée par Juan Mascaro. Dès qu'il est entré dans la pièce et que nous avons commencé à réciter des passages de la Gita et des Upanishads, en sanscrit, toute la salle s’est comme illuminée autour de lui.
Alors, quand Shri Mataji est venue à Cambridge quelque temps plus tard en Juin 1980, pour donner un programme public, j’ai voulu, bien naturellement, lui faire rencontrer monsieur Mascaro. J’ai arrangé une réunion qui devait avoir lieu chez lui, le lendemain du programme. Mais il s'est trouvé que ce jour là, Shri Mataji a donné une interview dans la matinée avec une dame d'un studio de la BBC locale et que cette interview a duré bien plus longtemps que prévu. Ensuite, en chemin, nous avons été pris dans un embouteillage, et Shri Mataji a désiré faire une sieste avant de partir pour Norwich, une ville située à une centaine de kilomètres au nord-est de Cambridge, où un autre programme public était prévu ce soir-là. Shri Mataji s’est endormie très profondément et nous savions qu’il n'était pas bien de la réveiller.
"J'ai dormi si profondément, il doit être assez tard" a dit Shri Mataji quand elle s’est réveillée. Je lui ai répondu qu’il était tard, et que nous n'avions pas le temps d'aller voir monsieur Mascaro. "Mieux vaut lui téléphoner" dit-elle.
Je l’ai appelé et j’ai ressenti sa tristesse et sa déception à l’autre bout du fil. Nous avons convenu de nous voir une autre fois.
Lorsque je me suis présenté de nouveau devant Shri Mataji, elle a dit : " Bon, c’est un vieil homme, il vaut mieux le rappeler pour lui dire que je viendrai." A ce moment-là, je suis passée par tous les types d’émotions et j’ai rappelé Juan Mascaro. Je ne peux pas dire lequel était le plus joyeux et le plus soulagé des deux!
Quand, en fin d’après-midi, nous sommes tous arrivés à son humble chalet au toit de chaume, dans un petit village à environ une petite vingtaine de kilomètres de Cambridge, il se tenait à la porte avec une seule et belle rose blanche qu'il avait cueillie dans son jardin. A notre plus grand étonnement et à notre grand plaisir, il a commencé à chanter un ancien shloka que nous, Sahaja Yogis, connaissions très bien, car on le chantait à Shri Mataji la suite de l'aarti aux pujas. Je peux vous assurer que tous les yeux, observant la scène, étaient humides. Après avoir donné sa rose à Shri Mataji, il l'a invitée à entrer, puis il nous a demandé de venir à l'intérieur et ce qui s’est passé ensuite est encore plus étonnant.

Les vibrations dans la chambre étaient très fortes…C'était comme si un fils perdu depuis longtemps avait finalement retrouvé sa mère.
A ce stade, tout espoir d’arriver à rejoindre ensuite le programme public à Norwich à une heure plus ou moins en rapport avec l'heure prévue initialement a semblé tellement hors de propos, que j’ai pensé appeler le hall pour dire au gardien de mettre un panneau indiquant que la réunion était annulée. Je me suis résigné à l’idée que nous allions être très, très en retard et que si des personnes s'étaient montrées, elles seraient sûrement parties depuis longtemps.
La route venant à Norwich était très belle, et prenait normalement entre une heure et demie et deux heures. Dans la voiture, sur le chemin du programme, Shri Mataji a fait cette déclaration: "Il est très rare qu'un grand érudit soit également une grande âme Réalisée."

En fait, je ne sais pas combien de temps il nous a fallu pour arriver à Norwich ce jour-là, mais je sais deux choses: le programme public devait commencer à 19 heures et quand j'ai ouvert la porte pour laisser sortir Shri Mataji de la voiture devant l’entrée principale de la salle, les cloches de l'église, de l’autre côté de la rue, se sont mises à sonner sept coups pour 19 heures!
" Combien de fois dois-je vous dire que nous ne sommes pas asservis par le temps ? " a plaisanté Shri Mataji. »
D’après le témoignage de Jim Thomas
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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