mardi 26 novembre 2013

L'amour, base de la collectivité



 
« Je suis vraiment très heureuse qu'en France nous ayons beaucoup de visiteurs ainsi que des Sahaja Yogis français pour ce puja - cela montre la collectivité, la collectivité qui vous attire tous de partout- et que vous essayiez de profiter de cette collectivité. Mais la base de la collectivité, ses fondations, sont très profondes. Seule une compréhension subtile peut vous faire voir que la base de la collectivité, c’est un amour détaché. L'amour est la seule façon, il ne peut y avoir de collectivité à moins d’avoir un amour détaché.
Les Français se sont montrés être bons dans les différents types d'amours dont  ils ont parlé. Et ils ont écrit livres après livres, romans après romans. Ils ont créé toutes sortes d’atmosphères romantiques, non romantiques, pour parler d'amour.

Mais l'amour pur, tel que nous le comprenons dans Sahaja Yoga, doit maintenant se manifester entre les Sahaja Yogis. Après tout, nous sommes tous des êtres humains créés par le même Dieu…Donc il ne devrait y avoir aucun malentendu d’aucune sorte entre nous. Mais nous devons savoir ce qui parfois nous différencie les uns des autres.
Si nous pouvons comprendre les problèmes que nous affrontons, alors il nous serait beaucoup plus facile de voir pourquoi notre amour devient tellement attaché au lieu de devenir détaché, pourquoi il devient de plus en plus faible, jusqu'à ce qu’on n’aime plus que soi-même. Une des raisons principales de ce problème vient essentiellement de nos conditionnements. Nous sommes conditionnés d’une façon qui fait que nous ne savons pas comment aimer.

Quand Je vois les publicités en Occident, Je ne sais pas où commence l'Ouest et où il finit et à partir d’où se finit l'Orient. On parle d'Ouest et d'Est, mais Je ne sais pas où se situe la ligne de démarcation. Quelqu'un peut-il me le dire? Où commencent l’Est et l'Ouest, car ce monde est rond, vous voyez ? Rires. Mais d’une façon ou d'une autre il y a une ligne, une ligne inconnue, une ligne sous-jacente qui crée parfois cet Orient et cet Occident - deux types de conditionnements. Donc, lorsque Je vois des publicités qui passent - récemment, J'en ai vue une sur James Bond : "il est libre de tuer et Vengeance, c’est le meilleur film", voilà ce que dit la publicité. Si la vengeance est le meilleur moyen d'être satisfait, alors comment pouvons-nous aimer autrui? Donc, ce genre de conditionnement, que nous ne devrions pardonner à personne, que nous devrions nous venger, nous vient de l'extérieur.  
Et si vous ne vous vengez pas, alors vous n'êtes pas digne de votre nom. Donc, si vous ne pouvez pas vous venger, comme dans un duel, il y avait beaucoup de duels entre deux personnes en France. Ils prenaient deux pistolets et se tuaient l’un l'autre. Je veux dire, quelle idée stupide c’était! Pensez simplement à un duel à notre époque. Mais c’était comme cela.
Donc, si on ne se vengeait pas, cela passait alors pour quelque chose de très furtif, d’un  niveau très bas. Ainsi, une personne doit se venger. L'histoire nous montre également les mêmes choses : on devait se venger d'une autre personne qui vous avait fait du tort d’une quelconque façon, qui vous avait ennuyé. Je pense que c'est la qualité d'un serpent.

On dit que si vous marchez sur un serpent, il vous suivra toute sa vie pour se venger. La seule chose qu'il fait toute sa vie, c’est de courir après la personne qui a par erreur mis le pied sur son corps. C’est la même chose pour le comportement humain. J’ai constaté que dans beaucoup de romans, on suggère la façon dont un homme poursuit un autre qui lui a nuit d’une façon ou d'une autre. Si nous continuons comme ça, il n'y a pas de fin. Tout d’abord, c’est absolument absurde. Je vais vous en donner un exemple avec Bouddha. J’ai été très impressionnée par la façon dont il a parlé à quelqu'un qui l'avait insulté et maltraité, qui lui avait dit toutes sortes de mots horribles. Ensuite, Bouddha est allé dans un autre village. Or, cet homme a été pris de remords et il a rebroussé chemin, s’en est retourné, et a dit:
-Monsieur, je suis désolé. Je vous ai dit ces choses à vous. Je suis vraiment désolé.
-Quoi ? Quand? A demandé Bouddha.
-Hier.
-Hier est maintenant fini. Vous êtes maintenant avec moi, aujourd'hui. Alors, pourquoi parlez-vous d’hier ? C'est fini.
Ainsi, avec ce genre d'idée que quelqu'un nous a fait du mal, que quelqu'un est horrible avec nous, nous nous attardons sur le passé. »
Shri Mataji Nirmala Devi, l’importance de l’amitié, Melun, France, 09/07/1989
Publié par dictionnaire sahaja yoga

 

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Jai Shri Mataji! Merci mère.

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