lundi 21 octobre 2013

L'alcool et l'ascétisme: deux extrêmes opposés aux valeurs humaines


« Pourquoi tous les prophètes étaient-ils opposés à l'alcool, c’est parce qu’une fois que vous prenez de l'alcool, un cercle vicieux débute, vous commencez à perdre vos valeurs humaines. Puis, vous commencez à faire des compromis dans la vie en disant: "qui y a-t-il de mal à prendre un peu d'alcool". Si le dharma ou notre subsistance est perturbé par ces poisons qui intoxiquent notre santé, alors la base sur laquelle nous nous tenons commence à se briser. Donc, à ce moment-là, dans ce conflit, on commence à penser à Dieu et à la religion, mais cela aussi est biaisé par l’intoxication du foie. Par exemple, les gens se sont mis à l’ascétisme. Le catholicisme, dans ce pays, est devenu très commun, mais ils n'ont mis aucune restriction sur le fait de boire. Au début, ils l’ont fait, mais peu à peu, ils ont été plus laxistes à ce sujet. Quand votre conscience (perception) est troublée, même vos idées sur le sexe sont altérées. Vous commencez à faire des compromis avec votre comportement sexuel. Donc, les êtres humains ont rencontré une sorte de conflit (intérieur) bizarre, ils doivent être ascétiques et ils consomment de l'alcool. En consommant de l'alcool, ils perdent toutes leurs valeurs sur le sexe et ils ne savent pas quoi faire avec eux-mêmes. Ainsi, toutes les religieuses et tous les gens ascétiques, étaient très perturbés à l'intérieur, mais à l'extérieur, ils devaient montrer une vie artificielle ascétique.

Un jour, J'ai demandé à un ami de mon mari, très clairement "que vous arrivait-il quand vous aviez bu ? " Il a dit : " J'ai développé un nouveau type d'attachement pour les femmes et leur corps. Je ne les respectais plus comme des sœurs ou des mères, mais elles me plaisaient en tant que femmes". Comme un être humain devient un animal, il voit l'autre sexe comme quelque chose d’un autre animal. Ainsi, toute la beauté que les êtres humains ont développée dans la vie conjugale, dans la virginité et dans respect aux femmes, est perdue. L'autre chose que J'ai apprise de lui, c’est que d'autres de ses amis, certains d'entre eux,  ont commencé à regarder leurs propres sœurs comme des femmes. Les pères ont commencé à regarder leurs filles comme des femmes et les mères ont commencé à regarder leur fils comme des hommes. Ainsi, ces relations sublimes qui existent chez les êtres humains, que l'évolution leur a données, est une aptitude particulière à développer cette société d'êtres humains où les relations sont de différents degrés, qui a été perdue.

Lorsque cela se produit, chez n’importe quel être humain,  en comparaison avec d'autres, la personne ressent en son for intérieur, qu’elle est comme inférieure ou qu'elle a fait une erreur ou commis un péché ou (elle ressent) quelque chose comme de la culpabilité en son for intérieur, elle se sent comme cela.  
Elle commence à lutter contre son propre être, contre la subsistance de l'être humain tel qu'il est: pur. Elle commence à combattre sa propre pureté, le sens de la fonction de la pureté. Et puis elle commence à se reconstruire sur de nouvelles bases, en disant : "Oh! Je n'ai rien fait de mal, tout cela est absurde, nous n'aurions pas du croire en cela", comme un voleur qui devient un cambrioleur après avoir commis trois ou quatre vols. Et c’est de cette façon que la personne conclut ou sort de ce conflit, parce qu'elle ne veut pas vivre chaque instant avec ce conflit intérieur.
Le problème, c'est que quand le foie est touché, la confiance en soi devient aussi très, très faible. »
Shri Mataji Nirmala Devi, discours aux Yogis. Paris, 20/06/1981
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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