vendredi 3 mai 2013

L'ouverture du Sahasrara


 
« Mais quand Je suis arrivée à Nargol, tout est arrivé comme par hasard pour une raison très intéressante. Il y avait un rakshasa diabolique qui faisait du camping ici et qui m’avait envoyé une invitation par l’intermédiaire de mon mari, lui disant qu'il devait m'amener ici avec lui. Quoi qu’il en soit, Je n'aimais pas cette personne, mais d’une façon ou d’une autre, Je devais y aller à la demande de mon mari. J'ai sûrement séjourné dans la même chambre- en fait, c'était cette chambre dans laquelle Je suis restée et dans laquelle Je me trouve maintenant.
 
C'était le jour précédent ; assise sous un arbre, J’étais surprise d’être le témoin d’activités bizarres. J'étais étonnée de constater que ce monsieur hypnotisait tout le monde avec des mantras : certaines personnes hurlaient, d'autres criaient, certains aboyaient comme des chiens alors que certains rugissaient comme des lions. J’ai tout de suite compris qu'il les plongeait dans leurs vies passées et que, quelle que fut leur attention, ce que nous appelons le subconscient était éveillé.

Cela m’a choquée. Je connaissais ce genre de personnes frauduleuses et savais ce qu'ils faisaient réellement. Au moins, on devait savoir ce qu'ils faisaient, comment ils pratiquaient leur commerce. J'ai remarqué une chose chez (ce faux gourou), c’est qu'il avait toujours peur de quelque chose et avaient des fusils et des gardes autour de lui pour sa protection. Je pensais que si quelqu'un faisait le travail de Dieu, alors il ne devait pas avoir besoin de toutes ces choses. Et il faisait de l’argent, encore de l’argent, sans vergogne. Il avait volé les gens en termes de milliers de roupies en leur disant des mensonges. J'ai pris conscience de ces deux choses.

Je pensais que cela devait être la manifestation de Kali Yuga et que c'était la raison pour laquelle ces horribles personnes prospéraient. Mais le remède ne pouvait être que l'éveil de la conscience des êtres humains, qui devaient développer leur pouvoir de discernement pour reconnaître toute fausseté de réaliser qu'on ne pouvait en tirer aucun avantage.

La troisième chose que J’ai comprise, c’est que les gens dans la société dans laquelle nous vivons, commettent à chaque minute des actes qui conduisent à leur destruction personnelle. Par exemple, en consommant de l'alcool, en courant après des femmes et en faisant toutes sortes de choses insensées. Et les gens avaient aussi développé un grand penchant pour l'argent. Même en conversant naturellement avec les autres, les gens dramatisaient tout dans un style particulier avec une gestuelle artificielle. J'avais l'habitude de penser: «Pourquoi les personnes font-ils un tel cinéma? Qu'est-ce qui leur est arrivé? Pourquoi font-ils toutes ces bêtises? Mais à qui pouvais-Je parler de toutes ces choses? J'étais toute seule alors.

A ce moment-là, quand J’en étais arrivé là, la seule incertitude concernait ce qui devait être fait. Après être venue ici, après avoir vu ce rakshasa hypnotiser les gens, J'ai compris alors que tant que le Sahasrara n'était pas ouvert, alors Dieu seul savait où ces personnes finiraient par être conduites. Par ailleurs, l’influence (de cet homme) ne pouvait pas être ignorée ni le sort de ses disciples, ceux qui avaient essayé de rechercher Dieu et la vérité.

J'avais décidé alors de passer la nuit au bord de la mer. J'étais toute seule et Je me sentais très bien. Il n'y avait personne alentour. Et en méditation, Je sentis que le moment était venu d’ouvrir le Sahasrara. Dès l’instant où J’eus le désir d’ouvrir le Sahasrara, J'ai remarqué que la Kundalini s’élevait comme un télescope à l'intérieur de moi, ouvrant l'un après l'autre (les chakras), voyageant vers le haut. Sa couleur était comme le mélange de toutes les couleurs de ces lampes colorées (diya) mises ensemble, avec lesquelles vous avez décoré cet endroit. C'était comme la couleur rouge du fer qui est en fusion. Puis J'ai vu la structure externe de la Kundalini qui continuait de monter, produisant un son à chaque (ouverture de) chakra. La Kundalini s’éleva jusqu’à percer le Brahmarandhra (l’os de la fontanelle). Percer le mien ne fut pas difficile. Puis J’ai pensé qu’alors, cela deviendrait plus facile dans le monde.
J’ai senti, à ce moment-là, que quelque fut l'énergie qui était au-dessus, elle entrait soudain en moi comme une brise fraîche, de toutes les directions. C'est alors que J'ai réalisé qu’il n'y avait aucun mal à commencer le travail. La confusion était partout dans le monde, pourtant, n’étant pas tout à fait certaine de ma décision, Je me suis dit, en étant très calme, que le temps était venu maintenant : "Tout au plus, que va-t-il arriver? Les gens vont protester ou me battre. Au plus, ils vont rire ou se moquer de moi, ou pire, ils vont me tuer." Mais alors, il n'y avait rien à craindre. Ce (stade) ultime devait être accompli. J'étais venue sur Terre pour cette seule fin : éveiller la Conscience Collective des êtres humains. Je pensais que tant que les gens n’avaient pas reçu leur Réalisation du Soi, ou compris leur propre Soi, cette tâche (rendre le monde plus facile) serait impossible. Quoi qu’on eut essayé de faire dans ce monde, n’aurait été d'aucune utilité. »

Shri Mataji Nirmala Devi, Diwali puja, Nargol, Inde, traduit de l'Hindi, 29/10/1995
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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