dimanche 20 janvier 2013

Les grands saints en Inde

« D’abord, Je vais m’exprimer en anglais car nous avons beaucoup de Sahaja Yogis étrangers. Ils m’ont demandé de parler aujourd’hui de la culture indienne, car selon eux, c’est à Bombay que la culture indienne est en train de disparaître. Mais Je ne le pense pas car les racines sont si profondes que les Indiens ne peuvent pas abandonner leur culture si facilement.

Maintenant, ceci concerne les gens qui viennent d’autre pays : ils doivent comprendre que ce pays n’a jamais eu de religion en tant que telle, car il n’y a pas eu qu’un seul livre révélé, les Indiens (hindouistes) n’ont pas suivi de personne en particulier, ils n’ont fondé aucune organisation comme c’est le cas dans d’autres religions. Nous n’avons jamais eu de clergé supérieur ni d’autres nominations, tout a été fait très spontanément. Le tout a fonctionné d’une façon très spontanée.

Mais derrière tout cela, comme Je vous l’ai déjà dit, l’attitude des Indiens ou leur style de vie n’a jamais consisté à défier ni à mettre en doute ce que les grands saints nous ont apporté. Car nous avons accepté leur statut de saints, de personnalité supérieure, dans le sens où nous avons accepté qu’ils nous soient supérieurs. Donc nous n’avons pas voulu les défier, et avons accepté tout ce qu’ils ont enseigné. En conséquence, c’est devenu une manière, dirait-on, de se comporter, une façon de vivre.
Mais en tant que religion, nous n'avions rien (créé), si ce n'est que plus tard, le système des castes s’est développé. Avant cela, il n'y avait pas de système de castes parce que ce ne sont pas des Brahmanes qui ont écrit à propos de Shri Rama ou de Shri Krishna. Il est très surprenant de voir à quel point nous avons accepté tout cela, à quel point nous n’avons jamais remis en cause le fait que ce n’était peut-être pas un Brahmane qui avait écrit cela.
Un Brahmane, c'était celui qui connaissait le principe de Brahma, le principe de l'Amour Divin omniprésent. N’était pas Brahmane qui veut, mais plus tard, ils l'ont fait comme ça : quiconque naissant dans une famille Brahmane devenait un Brahmane, celui qui était né dans une autre caste appartenait à celle-là. Donc, selon l'héritage du père, on peut parler d’héritage, ils avaient également la profession que leur père suivait. Ainsi, les religions, ou vous pouvez plutôt dire les castes, les castes ont été mises en place selon les professions, (il ne s’agit) pas de religion, mais de caste.

Et c'est ainsi que nous avons eu différents systèmes de castes en Inde selon les professions. C’est très intéressant. Récemment, J'ai découvert qu’il existait une caste appelée Ghadani, parmi les Mahrattes, que vous ne connaissez sans doute pas. Ils ne croient qu’en l'art. Ils font de la musique, ou de la peinture, ils font des statues, des temples; c'est une caste, c'est un métier. Et ils se marient entre eux, car il est plus facile de se marier au sein de la même profession et d'avoir les mêmes idées, le même style de vie et surtout de profession. Or, plus tard, en plus d'être une profession, cela a commencé à devenir une absurdité très solide. Et puis les Britanniques ont utilisé ce système, Je veux dire que Je pense que ce sont les Britanniques qui ont beaucoup utilisé le système de castes afin de nous séparer les uns des autres.
Or, la caste des Intouchables ("schedule caste") et autres (exclus comme les Dalits) n’était pas comme une chose religieuse. Nous avons eu des saints comme Chokhamela et d’autres qui ont également été très respectés et considérés (venant de ces castes). Pareil pour Ekanath, Namdev, ils ont tous essayé de ne faire qu'un avec toutes les castes, et en particulier avec celle des Intouchables. Donc, on pourrait dire que cette sainteté était considérée comme une autre caste, qui ne croyait en aucune caste que ce soit. Ils n'avaient pas de caste, c’était des gens sans caste, sans religion, sans aucune caste. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Puja du nouvel an, Kalwe, Inde, 31/12/1998

Publié par dictionnaire sahaja yoga

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