samedi 9 juillet 2011

Un état de grâce selon Sahaja Yoga





« Quand je vivais dans les jardins de l’Hôtel Bramham et que je travaillais à Brompton Place, j'avais l'habitude de m'arrêter à la boutique de fleurs sur le chemin. Quand j’arrivais à la maison de Shri Mataji, elle m’indiquait sur ses doigts lesquels des mes chakras n’allaient pas et alors…j’appliquais une technique vibratoire pour les nettoyer; après un certain temps, elle levait de moins en moins de doigts….

Un jour, Shri Mataji me demanda de plâtrer le plafond de sa salle de bains à Brompton Square. Elle insista pour laisser la porte ouverte afin de pouvoir s'asseoir et me regarder travailler. J'essayais vraiment de ne laisser aucun plâtre ni éclaboussures d'eau tomber sur elle alors que je travaillais sur le plafond. A un moment, elle m'offrit du thé et commença à m'expliquer l'une des façons traditionnelles de boire le thé : nous ne devrions pas utiliser la même cuillère pour remuer le thé que celle qui servira à verser le sucre dans les tasses. Quelque temps plus tard, elle distribua des cadeaux, et quand mon tour vint, elle n’en avait plus. Je fus un peu déçu, mais elle me dit qu'elle me donnerait un cadeau pour moi plus tard.
Une semaine plus tard, mon ego me titilla et me poussa à demander ce qu’il était advenu de mon cadeau ! Shri Mataji me répondit : "Pourquoi ne te sers-tu pas de tes vibrations pour savoir ?" J’ai demandé pardon.

Elle sourit. Je pouvais sentir les vibrations de l'Angleterre, de Londres, des Yogis autour de moi, les miennes…sans confusion. Je pouvais sentir…si le système subtil de quelqu’un avait besoin d’être équilibré sur la gauche ou la droite, mais je ne pouvais jamais sentir sur quel chakra la kundalini se trouvait, contrairement à d’autres personnes.

Une nuit, juste avant d'aller me coucher, dans la maison de Chelsham Road, je décidai de lire Saundarya Lahari (ou Soundarya Lahiri) d’Adi Shankaracharya que j'avais lu de nombreuses fois, mais cette fois-ci je me suis dit : pourquoi ne pas le lire comme il l'a écrit, comme une louange à la déesse ? Après quelques versets, je sentis ma Kundalini grimper et ressortir comme une fontaine, plus large que ma tête, plus vaste que mon dos. Je me tenais là… et dans cet état, je n'eus plus envie de rien faire, ni marcher, ni parler, rien, juste être dans cet état de joie.
Mais cet état n'était pas pratique pour moi car je ne voulais rien faire pour autrui, juste être bien avec moi-même, comme un ermite ! C’est bien seulement si vous n'avez pas à aller travailler le lendemain !»
D’après le souvenir de Fergi.

Publié par dictionnaire sahaja yoga

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