jeudi 23 juin 2011

Se sentir coupable


« L'effort que vous faites est très important au début de Sahaja Yoga.
Une autre chose très commune en Occident, c’est parler avec sarcasme, et blesser les autres. C’est une expression très subtile de la violence. Ou se ils sont vraiment émoussé, ils peuvent se mettre à s’exprimer avec ego en utilisant moi je, moi je, moi je. Ces personnes devraient cesser de parler complètement, faire l’effort de s’arrêter, de ne pas parler. Observez votre mental, est-il en train de dire quelque chose de sarcastique, de stupide? Donc, cette observation nécessite aussi de l’effort.
Ainsi, planter une graine est facile, mais ensuite, il faut faire l’effort de s'occuper de la jeune pousse. Et lorsqu’elle a mûri, elle peut alors être laissée à elle-même. Alors, au début, il faut faire des efforts pour se protéger de son mental, forgé par son ego et son super ego, et qui va dans la mauvaise direction.

Parfois, soyez très attentifs et faites preuve de discernement. Et le meilleur moyen d'avoir du discernement, c'est de rester au centre, de ne jamais aller aux extrêmes. Par exemple, certaines personnes sont très friandes de musique, de sorte qu'elles veulent écouter de la musique tout le temps. Certaines personnes aiment bien la poésie, elles rechercheront toujours la poésie. Il n'y a rien de mal à faire ces choses, mais ce que l’on réalise, dans tous ces domaines, doit être amené au collectif et apprécié de tout le monde. Et vous devriez également profiter de ce que les autres ont découvert.  
Par exemple, si quelqu'un est très instruit et très sec, il doit faire un effort pour devenir doux. Essayez de neutraliser votre nature extrême en allant au centre, et la meilleure manière de le faire est de se dire : "J'aime tout…Je suis satisfait de mon état." Ou bien de vous suggérer que : "Je suis la paix" Suggérez-vous le, utilisez le pouvoir de l'auto-suggestion et dites-vous : "Je suis la satisfaction. Je suis la dignité". Essayez de vous imposer artificiellement ces vertus et cette droiture, puis demandez-vous : "Si je suis une personne digne, comment puis-je agir ainsi ?" Posez-vous la question et jugez par vous-mêmes. Par exemple, si une personne qui est avare vous dit : "Il faut être généreux", vous pouvez dire que c'est une hypocrite. Mais supposons que cet avare se remette en question, ce n'est plus un hypocrite.

Donc, si vous vous imposez ces artifices, ces soi-disant artifices, ces valeurs, comme un objectif que vous essayez d’atteindre par votre propre effort, alors vous deviendrez cela. Automatiquement, vous vous critiquerez vous-mêmes et non les autres, et vous saurez ce qui ne va pas chez vous. Car, à quoi cela sert-il de savoir ce qui ne va pas chez les autres ?
C'est comme l'A
ngleterre essayant d'améliorer les conditions de l'Inde, et l'Inde essayant d'améliorer les conditions en Angleterre.
Mais pour l'auto-critique aussi, le cerveau humain trouve une échappatoire : quand ils veulent faire leur auto critique, ils trouvent une poche appelée Vishudhi gauche et s’y installent. Plus vous êtes rusé, intelligent, pire est votre Vishudhi gauche.
Ensuite, vous y mettez tout, toutes sortes de pollutions qui y stagnent, afin de vous arranger bien gentiment avec vous-même.
C’est comme une affreuse maîtresse de maison qui rassemble toute la saleté de la maison et l’accumule dans une pièce qu’elle ferme à clé, pensant avoir été très efficace. Vous devez faire face (à ce qui vous fait vous sentir coupable), vous devez le corriger, et vous en occuper. Et c'est ainsi que vous devenez puissant.
Parce que si votre mécanisme n’est pas opérationnel, à quoi cela sert-il d’améliorer celui de quelqu'un d'autre? Et quand le mécanisme n’est pas opérationnel, vous le mettez sous clé, l’enfermez et dites qu’il va bien ? Ou vous blâmer quelqu'un pour telle raison, pour une autre, pour une plutôt que vous-même. Dieu merci, avec Sahaja Yoga aujourd'hui, vous avez tous obtenu la Réalisation…et vous pouvez faire votre nettoyage par vous-même. Donc en bref, devenez votre propre gourou pour commencer. Essayez de vous dire, de vous séparer de vous-même et vous dire: "Bonjour Monsieur (ego), comment allez-vous maintenant? Venez donc."
Avec Sahaja Yoga, voyez-vous, tout à coup les gens adoptent un gros ego absurde et se prennent pour de grands gourous, voyez-vous, de grands hommes, des "Avadhutas". Et si on les interroge, ils disent "Mère, je vous aime beaucoup". Donc ils pensent que s’ils m’aiment, il sera de mon devoir de les garder purs. Ce n'est pas là l'attitude d'un gourou : le propre d'un gourou, c'est de se purifier soi-même et de purifier les autres, et d'en offrir le résultat à la Déité. Jusqu'à ce que vous deveniez tous vous-mêmes des gourous, Je serai votre gourou. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Leysin, Suisse, 14/07/1984

Comme souvent lorsqu’on essaye de rationaliser la spiritualité, on est obligé de concevoir une chose et son contraire. Si l’état de conscience sans pensée est un état que l’on obtient de manière spontanée, car le mécanisme de la Kundalini est inné, une fois qu’on est Réalisé, on doit faire des efforts pour maintenir l’état de méditation que l’on a découvert. En fait, il faut faire des efforts pour trouver le point où il n’y a plus d’effort à faire, ce qui est paradoxal quand les choses sont mises bout à bout.
Par l’introspection, on peut arriver à réguler son comportement, à réguler ses pensées, à diminuer les pensées critiques, ce qui calme le mental et permet de se retrouver plus facilement sans pensée. C’est pour cela que Shri Mataji parle d’artifice, car ces moyens ne sont pas un but en soi, et surtout, il faut les appliquer avec mesure, sans en faire une discipline obligatoire, sinon cela ne sert à rien.  

Le sentiment de culpabilité affecte le chakra du Visshudi à gauche et va à l'encontre de l'introspection. Ce sentiment ne va pas nous aider à changer : au contraire, on se sent mal et on a vite envie d’oublier ce malaise ou alors on est comme prostré. Pour changer, il faut une certaine dynamique et une confiance en soi, que le sentiment de culpabilité paralyse. Le courage de faire face à soi-même, sans se juger, est le moyen de changer. Pour y arriver il faut d'abord apprendre à se pardonner.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

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