jeudi 8 avril 2010

III Le Mooladhara dans les textes anciens

Le Shiva Samhita, est un traité appartenant aux trois textes classiques du Hatha Yoga de Patanjali. Il a été composé en Sanskrit au XVIIe siècle, et comporte 645 "slokas" ou strophes, réparties en cinq chapitres ou "upadesas". C’est sans doute une compilation de plusieurs textes avec plusieurs influences, où le Seigneur Shiva s’adresse à Shri Parvati, son épouse. Voici un extrait du quatrième chapitre, qui détaille onze "mudras" ou techniques, et qui est supposé conduire à la maîtrise de pouvoirs yogiques, dont l’éveil de la Kundalini.


«Le Seigneur (Shiva) dit:« Maintenant, Je vais enseigner le yoga sublime des "mudras". Simplement en pratiquant les "mudras", le Yogi est libéré de toutes les maladies.

Premièrement, fixe le mental sur l’Adhara (le chakra du Moolahara) sur l’inspire. Il y a un "yoni" (plexus) entre l'anus et le pénis. Contracte-le et le rend le actif.


Médite sur le Dieu de l'Amour qui réside dans le "yoni" de Bhrama sous la forme d'une boule, ressemblant à dix millions de soleils et aussi rafraîchissant que dix millions de Lune. (Ganesha?)

Au dessus, se trouve l’ultime doigt, une petite flamme dont la forme est la conscience (la Kundalini).

Le yogi doit s'imaginer devenir un avec elle (la Kundalini). Il parcoure le chemin de Bhrama (la Sushumna ou canal central), progressant à travers les trois lingas (les trois chakras les plus importants pour le Yoga ancien), jusqu’au nectar d'immortalité qui est aux cieux (au Sahasrara), caractérisé par le bonheur ultime, rose, riche en énergie vitale, et déversant une pluie de vigueur (les vibrations).

Après avoir bu le nectar divin de la Kula (la Kundalini), le Yogi devrait pénétrer la Kula une nouvelle fois. Il devrait retourner dans la Kula par le biais des exercices de respiration "pranayama", pas autrement.

Dans ce tantra, je l'ai appelée "prana". Ce qui commence par le feu du temps (Adi Shakti, Big Bang) et se termine en Shiva (l'Esprit) est absorbé en elle une fois de plus (la Kundalini). »
Shiva Samhita traduit du Sanscrit par James Mallison: Chapitre 4, "Mudras."

Le traducteur rajoute : «Dans le Shiva Samhita, Kula signifie le lotus Adhara, voir le verset 5, 88». Cette note signifie que malgré la description du Shiva Samhita, le traducteur ne comprend pas la différence entre le chakra du Mooladhara (adhara) situé au plexus pelvien (le "yoni "entre l’anus et le pénis) et la Kundalini ici nommée (Kula) qui se trouve au sacrum (au dessus se trouve l’ultime nombre).
Cette connaissance, que Sahaja Yoga nous permet maintenant de comprendre si aisément, n’a jamais été facilement accessible aux Yogis, et cette confusion se rencontre souvent que ce soit par le passé ou de nos jours.
Ici, la Kundalini est appelée "Kula". Mais dans le dernier vers, elle est décrite comme étant le Pouvoir Primordial de la Création qui est l'Adi Shakti, et dont la Kundalini est le reflet en nous. Elle est aussi appelée "prana" car c'est un souffle vital. Tout provient de Dieu et retourne à Lui car le Yoga est l'union de l'Esprit humain avec l'Esprit Primordial, Sada Shiva.

Publié par dictionnaire sahaja yoga

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire